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Le destin de Cassandre – Chapitre XI – Par Nuage

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Chapitre XI

Jusqu’à la porte nous avançons à quatre pattes, une fois sorties Naïma me fait signe de me relever et c’est à grandes enjambées que nous suivons les deux soldats vers un avenir un peu plus doux que le passé, du moins je l’espère. Cette grande et belle noire ne semble pas maltraitée même si elle craint le Vizir.

« Ton nom est Cassandre, n’est ce pas ? »

J’acquiesce d’un sourire.

« Je dois te prévenir, attends toi à la jalousie des autres, tu es belle, blanche de surcroit, les autres femmes vont vouloir te faire plier pour que tu n’approches pas le Sultan. J’ai entendu le Vizir, te dire que tu allais devenir concubine, c’est une place très recherchée et celle de favorite encore plus ! Apprends autant que tu peux et même plus ! Il te faudra user de la ruse pour percer dans ce monde de femmes et tu dois avant tout plaire à la Bas Kadin Efendi, c’est elle qui présente les filles au Sultan. »

« La Bas Kadin Efendi ? »

« C’est la première femme du Sultan et c’est elle qui juge les filles qui sont digne d’intéresser son fils. Tout de suite après elle, vient le chef des eunuques, il n’est pas facile à convaincre lui non plus car il voit défiler un grand nombre de prétendantes au rôle de concubine ou d’odalisque. Tu sais, beaucoup de familles désirent qu’une de leurs filles entre au service du Sultan car elles peuvent ainsi avoir plus d’influence»

La porte devant laquelle nous arrivons est gardée par un mastodonte, cet homme doit au moins faire deux mètres et ses bras ont la circonférence de mes cuisses, pas de doute, je suis devant ma nouvelle prison ! Il frappe deux coups contre le panneau central, elle s’ouvre pour nous laisser entrer et je découvre un autre monde. Naïma me fait signe d’avancer.

« Viens, tu dois voir la Bas Kadin Efendi, elle t’indiquera le lieu où dormir et les tâches qui t’incomberont à l’avenir. Tu la salueras en courbant la tête et attendras qu’elle t’adresse la parole. »

Je regarde éberluée par les pièces que nous traversons, tout est magnifique, la plus petite parcelle de mur et de sol est recouverte de mosaïque, une profusion de couleur qui explose à ma vue, je n’ai jamais rien admiré de semblable, certes c’est une prison mais une prison dorée, rien de comparable avec ce que j’ai pu apercevoir des sérails lors de mes incursions dans Constantinople avec Salma. Nous avançons au milieu d’une foule de femmes qui me dévisagent – je ne suis pas la bienvenue, Naïma m’a prévenue – et qui chuchotent sur mon passage, je dois même éviter quelques crachats projetés vers moi. Il va falloir que je m’accroche mais je suis forte depuis mon séjour à la caserne, elles n’auront pas le dernier mot !

« Ainsi, c’est toi la française ! »

La femme qui vient de parler est sans âge, allongée sur une banquette que ses formes rondes dissimulent presque entièrement, elle me fait signe d’approcher d’un petit geste sec, je salue comme Naïma me l’a conseillé et me dirige vers elle. Elle a du être très belle par le passé, les traits de son visages sont très fins mais l’accumulation de douceurs sucrés et l’oisiveté ont eu raison de sa silhouette, d’ailleurs, elle picore sans discontinuer dans un plat rempli de fruits et de petits gâteaux au miel.

« Le Vizir t’a recommandée, mais sache qu’ici c’est moi qui décide ! Pour l’instant tu seras à mon service, j’aurais ainsi l’occasion de juger tes capacités à plaire au Sultan, si ce n’est pas le cas, tu seras reléguée aux cuisines. Autre chose, oublie ton prénom d’infidèle, ici, tu seras Myna. Viens donc ici, mes pieds ont besoin d’un massage, Naïma va chercher les huiles ! »

Décidément ils aiment qu’on s’occupe de leurs pieds dans ces contrées !

Je me positionne au bout de la banquette pour prendre en main l’un de ses petits pieds potelés, je vais m’appliquer, ne pas la décevoir dès le premier jour est me semble-t-il très important. Naïma revient porteuse d’un plateau rempli de petites fioles mais je ne peux lire les inscriptions, elles sont en arabes, je le parle, je le comprends mais n’ai pas encore appris à le lire, il va pourtant falloir que je me débrouille. Je décide d’humer chaque fiole et choisit la senteur de rose, une goutte au creux de la main et je commence mon massage en partant du talon pour finir par les orteils replets que j’étire un à un, je prends mon temps et elle à l’air d’apprécier si j’en crois les petits soupirs d’aise qu’elle émet allongée sur ses coussins de soie. Tout est magnifique autour de moi, chaque meuble est sculpté, ciselé de manière remarquable, le sol de mosaïque est recouvert de somptueux tapis si épais que les pieds s’enfoncent dedans, même dans ma position à genoux je ne ressens pas la dureté du sol. Pendant tout ce temps, une jeune asiatique lui fait la lecture et une autre agite doucement au-dessus de sa tête une feuille de palme pour l’éventer, manifestement la Bas Kadin Efendi aime se faire servir.

« Tu te débrouilles assez bien pour une infidèle, nous verrons tout à l’heure ce qu’il en est pour le reste du corps. Cela suffit maintenant, Naïma, tu lui feras une couche dans le quartier près du mien, je veux l’avoir à disposition ! »

J’ai le droit d’avoir un endroit pour moi, une couche pour moi seule ! Le quartier dans lequel m’emmène Naïma est séparé de celui de la Bas Kadin Efendi par une ruelle, en passant elle m’indique le hammam où les hasekis et concubines prennent soin de leur corps puis vient celui des remarquées et diplômées de l’école du harem. Le sérail est une ville à lui tout seul, c’est immense. Naïma m’indique aussi les dortoirs des eunuques, ils sont très importants ici.

« Il est primordial pour toi de ne pas te mettre à dos un eunuque, fait en sorte qu’ils t’apprécient car ils sont nos yeux et nos oreilles avec l’extérieur mais rapportent aussi tous nos faits et gestes au Vizir et pour l’eunuque principal directement au Sultan. Ce sont les seuls hommes que tu verras ici, sauf si tu as besoin d’être soignée par le médecin, il est logé dans la tour à l’autre bout du sérail. Voilà, nous arrivons dans ton quartier, c’est celui des élèves. Chaque élève a le droit à une cellule, voici la tienne. »

La pièce est petite mais claire, je m’avance sur le sol carrelé de pierres blanches et découvre la grille ouvragée de la fenêtre qui laisse entrer la lumière inondant la cour intérieure, sur le coté droit se trouve ma couche : une sorte d’estrade surmontée d’une natte, d’un tapis moelleux et de nombreux coussins, à gauche un petit écritoire en bois foncé, je ne saurais en définir l’essence mais il est de toute beauté. Le plateau est orné sur le pourtour d’une dentelle de bois plus claire, oui, on dirait vraiment de la dentelle tellement s’est ouvragé avec précision. Je m’étonne qu’un aussi bel objet soit ici.

«  Les cellules sont toutes comme la mienne ? »

« Oh, non ! Si tu es diplômée de l’école tu auras 2 pièces pour toi et si tu deviens concubine tu auras tes propres appartements avec des servantes.  »

« Je veux dire, avec de si beaux meubles. »

« Mais tu n’as encore rien vu ! Les appartements sont autrement mieux décorés. »

« Il y a donc une grande différence ? »

« Comme tu le sais déjà, il y a une hiérarchie bien établie et la différence est énorme tant en confort qu’en petits avantages. Moi, je resterai toujours ici car je n’ai pas su plaire au Sultan, je dois rester nue et servir les autres femmes du harem. Je ne me plains pas car il y a pire, les femmes en disgrâce sont reléguées aux cuisines et au ménage. Toi, dès demain, tu iras à l’école et tu auras la chance de porter une robe blanche et un voile, c’est le signe que tu étudies. Lorsque tu auras ton diplôme, tu pourras mettre une robe brodée de couleur. Cependant, n’oublie jamais que tu dois rester disponible pour les jeux amoureux avec les concubines qui le désirent, tout en gardant ta virginité. »

« Je n’oublie pas Naïma ! »

« Reposes toi, tu en auras besoin pour contenter la Bas Kadin Efendi. Un eunuque viendra te chercher quand elle en aura décidé, il faut que tu sois prête à le suive immédiatement même au milieu de la nuit. »

Naïma est partie, je vais pouvoir me reposer un peu. Je m’allonge sur le tapis, c’est doux et moelleux, quelques coussins sous ma nuque et ce sera parfait. J’ose enfin toucher mon sexe libéré de ses coutures, sous mes doigts je sens les trous laissés dans mes grandes lèvres, je ne pense pas qu’ils se refermeront avant longtemps, s’ils se referment un jour ! Lorsque je serais sortie d’ici, il ne sera pas aisé de l’expliquer à mon Chevalier, s’il veut encore de moi ! Pour l’heure, je ne peux résister au plaisir de faire jouer mes doigts sur mon clitoris privé de caresses. Je ne peux réprimer un soupir de contentement, c’est si bon !

Aurélie et le pont – Chapitre II – par François-Aurélie

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Chapitre II : La Connaissance de l’Autre

Elle était restée Aurélie. Peu à peu, elle prenait ses marques dans sa toute nouvelle vie. Elle s’était trouvée de quoi lire, notamment « Les sortilèges du Bondage Japonais » par Midori… Je lui avais proposé de la lecture plus « soft », sans grand succès. De toute façon, dans la journée, je ne pouvais pas voir ce qu’elle faisait ou lisait. La seule pièce équipée de caméras était celle qui contenait mon aménagement disons « spécial ». Elle l’intriguait beaucoup cette pièce. Et le rail équipé d’un treuil électrique commandable à distance qui courait au plafond aussi. Mais elle ne posait pas de questions, du moins pas encore, ça allait venir. Plusieurs fois je l’avais entendue discuter avec son Teddy

- « Il est gentil avec nous hein ? On est bien ici… Il ne faut pas qu’on fasse de bêtises »

J’ai passé les premiers jours à la rassurer et à l’interroger davantage : l’école, ses envies, etc.… Elle ne voulait rien de spécial Aurélie, juste pouvoir rester là. Elle se faisait toute petite – pas besoin de se forcer vu sa taille – et passait beaucoup de temps à ranger et s’occuper de mon appartement : il n’avait jamais été aussi propre. J’avais beau lui dire que je n’avais pas besoin de femme de ménage, il n’y avait rien à faire. Bon, il fallait lui changer un peu les idées et la faire sortir d’ici.

- « Si tu as des vêtements auxquels tu tiens, tu les mets de côté. Le reste, je vais le donner. Et on ira en acheter d’autres. »

Je commençais à comprendre comment elle fonctionnait. Comme je l’avais prévu, elle n’a gardé que le blouson que je lui avais offert quelques jours plus tôt. Je rigolais.

- « Si je donne tous tes vêtements avant qu’on en rachète, tu vas te retrouver toute nue ! »

Elle est devenue toute rouge « Je n’y avais pas pensé Monsieur » avant d’ajouter « Ce n’est pas grave, ici je suis bien avec vous». Merci. Mais on verra un peu plus tard pour te laisser en tenue d’Eve toute la journée. On a du chemin à faire avant d’en arriver là. A commencer par renouveler la garde robe. Avec son caractère et sa « position d’esprit » à mon égard, et bien, elle a juste fait les essayages de taille. Parce qu’elle était toujours d’accord avec ce que je lui choisissais. Pas évident d’ailleurs, ce n’était pas trop mon rayon les gammes de vêtements taille adolescente. La lingerie sexy, ce n’était pas pour tout de suite !

Elle était contente Aurélie. Peu à peu, la peur que je la ramène à Genève s’estompait. Son Teddy a eu droit à une revue de détail des achats. Elle a essayé toutes les tenues devant lui. Et donc devant moi par la même occasion. Ce n’était pas difficile de comprendre à qui s’adressait ce petit « spectacle ». Elle me faisait un numéro de charme Aurélie. Mettre toutes les chances de son côté pour pouvoir rester le plus longtemps possible avec moi. Surtout ne pas avoir à revenir en arrière.

- « Tu as l’intention de nous montrer tes fesses toute la soirée Aurélie ? »

Je lui souriais en même temps. Elle est quand même devenue toute rouge.

- « Maintenant que Teddy et moi avons vu tous tes nouveaux vêtements – tu es très jolie d’ailleurs avec tout ça, ça te va très bien – va te préparer, te baigner et mettre ton pyjama, on va souper. »

Mon (petit) compliment était arrivé droit dans le cœur. Elle est devenue toute rose et a filé dans la salle de bains toute guillerette. Le pyjama – c’est elle qui l’avait choisi – c’est un « Hello Kitty », je ne savais même pas que ça existait ces trucs là… J’allais devoir me mettre à son niveau, parce qu’elle n’était pas capable de se mettre au mien. Et je ne pouvais pas exiger d’elle qu’elle se comporte du jour au lendemain en femme adulte.

Notre première semaine ensemble a été une parfaite réussite. Enfin, elle rigolait. Il était temps. Elle me disait « Oui Monsieur » tout le temps, mais je la poussais à prendre elle-même des décisions. Pas facile, elle avait du mal : la peur de décevoir, de mal faire.

- « N’aie pas peur Aurélie, si tu te trompes ou si tu fais une bêtise, je ne t’abandonnerais pas. Je te montrerai ce que tu aurais dû faire et tu seras punie, c’est tout… Tu comprends ? »

- « Oui Monsieur. »

Un silence. Un temps.

- « C’est comme dans le livre les punitions Monsieur ? »

Dans le livre, c’est du bondage. C’est différent. Je savais que cela allait être la « galère » pour lui expliquer tous les concepts. Au moins, elle n’avait pas l’air d’en avoir (trop) peur, c’était déjà ça.

- « Pour commencer, ce sera la fessée… »

La fessée, visiblement, ça lui allait. C’était un mot connu.

Elle n’a pas attendu longtemps pour venir, ladite fessée. Le dimanche soir qui suivait, après le bain quotidien et le repas, un verre est allé faire malencontreusement connaissance avec le sol de la cuisine.

- « J’ai cassé un verre ! »

A voir son air quand elle est venue m’annoncer ça, j’étais prêt à parier qu’elle l’avait fait exprès.

- « Tu sais Aurélie, si c’est une fessée que tu veux, tu n’es pas obligée de casser un verre pour l’avoir… »

Elle ne savait plus où se mettre la petite Aurélie. Elle était devenue toute rouge d’un coup. Je lui souriais, et oui, je suis un petit peu plus vieux que toi… Et j’en ai connu d’autres avant toi. Je lui ai fait signe de s’approcher de moi et sans quitter mon fauteuil de bureau, je lui ai mis sa fessée. Pas fort, juste pour la forme. Quand elle a eu fini de nettoyer ses bêtises dans la cuisine et qu’elle s’est posée sur le sofa pour lire, je la voyais me regarder par en-dessous. Elle était en train de cogiter, pas de lire.

- « Je peux vous poser une question Monsieur ? »
- « Oui bien sûr. »
- « C’est pour quoi faire les trucs là-bas ? »

Petite curieuse ! Les « trucs là-bas », c’était mes installations. Mon petit « donjon ».

- « Tu veux que je te montre ? »

Elle a dit « oui », mais elle n’était pas très rassurée. Je lui ai pris la main pour faire les quelques mètres qui nous séparaient de la pièce. Et je suis resté ultra soft. Je me suis contenté de lui passer des bracelets aux poignets et de les lui attacher au plafond – bras en l’air au-dessus de sa tête. Puis même opération avec les chevilles reliées au sol, mais avec les pieds écartés l’un de l’autre. Elle n’avait pas bougé, elle s’était laissé faire. Mais je la sentais un peu tremblante. Un peu de peur certes, mais surtout de curiosité. Je reculais pour la regarder.

- « Voilà Aurélie. Maintenant, je peux tout te faire et toi, tu ne peux pas te défendre. »
- « Vous allez me donner une autre fessée ? »

Je lui souriais. Franchement, ce n’était pas banal d’avoir une fille attachée comme ça, avec un pyjama rose « Hello Kitty »… J’étais en train de m’embarquer dans une histoire pas possible moi. Bon François, celle là tu la mets au lit et tu cherches dans ton carnet d’adresse une soumise, tu l’attaches et tu lui fais sa fête, ça te remettra les idées en place !

- « Elle ne t’a pas suffit la fessée de tout à l’heure ? »
- « Euh… Non… Enfin si, je veux dire Monsieur. »
- « Sinon, j’ai des martinets ou des fouets même, si tu préfères… Mais ça serait dommage, ça va abîmer ton joli pyjama… »

Là, elle est devenue plutôt muette. Il faut dire que pour donner plus de « poids » à ma phrase, j’avais sorti un fouet d’une armoire.

- « Alors Aurélie ? C’était suffisant la fessée ou je passe au fouet ? »
- « C’était bien la fessée Monsieur. »
- « Bien ou suffisant… Ou les deux ? »

Elle était de nouveau rose. Petite hésitation avant de me lâcher un « Les deux ». Je l’ai détaché. Elle a dû se retenir à mon bras, elle n’était plus très assurée sur ses jambes. Même si le fouet avait disparu de son champ de vision. Je me suis penché vers elle pour la soulever contre moi. Elle a passé d’instinct ses bras autour de mon cou et je l’ai amené comme ça jusque dans son lit, en prenant le Teddy sur le sofa au passage.

- « On va arrêter là les émotions fortes. Maintenant, tu lis ce que tu veux et tu n’éteins pas trop tard… Bonne nuit »
- « Bonne nuit Monsieur »

Avec le devenu rituel « bisou dans le lit ».

Il fallait vraiment que je me renseigne pour savoir jusqu’à quel âge on pouvait signer à la Légion Étrangère. Cela pouvait peut-être servir. J’ai 39 ans, elle a 16 ans. Et moi, mon « truc », c’est le BDSM et autres délices du même genre. Cherchez l’erreur. Le premier qui trouve gagne un diner en tête-à-tête avec le Divin Marquis. Et moi, si je continu avec Aurélie, c’est un aller simple pour l’enfer que j’allais gagner. Et je fais quoi maintenant ? Je vais la réveiller et je lui dis : « Habille toi, je te ramène à Genève ». Attendre demain matin ? Pas mieux. Et ça risquait de ne pas lui plaire comme idée à la petite. Sans compter que son Teddy allait me faire la gueule. Conclusion : tu t’es mis tout seul comme un grand dans la mouise, et donc, tu te débrouilles pour en sortir. Ou pas. Bon, je vais me dégommer deux ou trois vodkas bien tassées, et je vais me coucher.

Je n’ai même pas eu le temps de profiter de la première. J’ai cru que le ciel me tombait sur la tête comme disait l’autre. Une toute petite voix a interrompu mes pensées

- « J’ai mal au ventre, je n’arrive pas à dormir… »

Il m’a quand même fallu plusieurs minutes pour comprendre. Finalement, la Légion Étrangère, j’allais signer dès le lendemain à l’aube. Et direction n’importe où, pourvu qu’il y ait de l’animation. Cela ne pouvait de toute façon pas être pire qu’ici.

A part du Paracétamol, je n’ai rien moi pour toi ici ma petite. Je cherchais sur Internet la pharmacie de garde la plus proche.

- « Mets toi sur le sofa avec une couverture, je reviens »
- « Merci. »

Et bien, ils avaient des médicaments spéciaux pour « règles douloureuses ». Première nouvelle, mais bon à savoir. Par contre, il m’énervait le pharmacien avec ses questions du genre « C’est la première fois que ça arrive ? » … Je n’en sais rien moi mon gars, comment t’expliquer le truc ?

- « Non. C’est assez fréquent. »
- « Elle a quel âge ? »
- « 16 ans »
- « Elle prend la pilule ? »
- « Euh… Non. Enfin, je ne sais pas… »
- « Vous devriez lui prendre un RDV avec un médecin ou un gynécologue quand même… »

J’ai apprécié le « quand même » à sa juste valeur. Là François, tu viens de passer pour un « père indigne » et pour un gars complètement paumé. J’ai pris deux boites de son remède miracle. Oui, j’ai compris, il faut lire la notice avant. Merci quand même.

Rien de spécial sur la notice en dehors d’une liste de deux cent cinquante contre indications et effets indésirables possibles. Au moins. Elle avait la larme à l’œil la petite.

- « Tiens Aurélie. Prends ça. »
- « Merci… »
- « Tu as très mal ? »
- « Oui. »
- « Tu veux que je te porte dans ton lit ? »
- « Oui. Mais tu restes un peu avec moi s’il te plait… »

Je ne savais pas qu’on se tutoyait maintenant. Je n’ai pas relevé. Une fois couchée, elle a prit ma main pour la poser sur son ventre à travers l’édredon. Cela avait l’air au moins aussi efficace que les médocs du donneur de leçon de morale, elle s’est vite endormie, tout sourire. Par contre moi, impossible de partir, elle avait une poigne de fer la petite. Tant pis, je me suis couché à côté d’elle, et je me suis aussi endormi peu de temps après.

Au réveil, c’était clair dans ma tête. Ce ne serait pas la Légion, ce serait Aurélie. Cela fait plus de vingt ans que tu t’amuses François, maintenant c’est ton tour. J’ai appelé mon patron

- « J’ai quelqu’un de malade chez moi, je ne peux pas venir aujourd’hui. »

J’ai apporté le médicament et le petit déjeuner dans sa chambre. Je me faisais du souci. J’ai été soulagé de l’entendre me dire que ça allait « un peu mieux ». C’est sûr, ça me changeait de mes habitudes. Elle allait me rendre cinglé cette fille.

Et ce n’était que le premier « souci ». Il y a eu tout plein de petits bobos à soigner et tout plein de petits chagrins à consoler. Elle en profitait un peu, c’était certain. Mais finalement, ce n’était pas désagréable de s’occuper d’elle comme ça en permanence. Elle avait repris tout naturellement le vouvoiement dès le lendemain. J’avais compris qu’elle ne me tutoyait que quand ça allait vraiment mal. Et elle avait à peu près compris qu’elle pouvait compter sur moi. Quoiqu’il (lui) arrive, j’étais là pour elle. C’est certain que ça devait la changer. Elle passait d’une atmosphère quasi haineuse où personne ne faisait attention à elle, à une écoute permanente et quelqu’un qui (enfin) s’occupait d’elle. Sept jours sur sept, vingt quatre heures sur vingt quatre. Et qui la protégeait de l’extérieur. Je ne l’enfermais pas, au contraire, mais je la protégeais. On apprenait à se connaitre. Dans ces conditions, ça allait bien sûr nettement plus vite que lorsque je recevais une soumise pour une séance – aussi longue soit-elle – on ne pouvait pas comparer. Et quand on apprend à se connaitre, et bien il faut savoir faire face à toutes les questions

- « Vous avez une copine Monsieur ? »

J’avais remarqué que ce sujet la taraudait un peu. Vu le temps que je passais avec elle, en dehors de me « taper » une fille au bureau – ce qui n’était pas le cas — je ne voyais pas trop comment « caser » une copine dans mon emploi du temps…

- « Non. »
- « Pourquoi ? »

Bonne question. Et bien sans doute parce que tu as pris toute la place de disponible dans ma vie.

- « Parce que je préfère m’occuper de toi Aurélie. »

Le Teddy en est tombé à la renverse. Et elle pas loin. Je lisais sur son visage au fur et à mesure qu’elle analysait l’information que je venais de lui donner. Et elle en rosissait petit à petit. Bien sûr, elle avait déjà essayé de m’allumer deux ou trois fois, mais sans succès. Elle avait laissé tomber. Elle était de toute façon nettement plus à l’aise en fille paumée à qui il manquait un « bras protecteur », plutôt qu’en allumeuse. Mais là, le « pas de copine parce que je préfère m’occuper de toi Aurélie » n’était pas tombé dans l’oreille d’une sourde.

- « Moi je suis amoureuse de vous. »

Ça, je le sais ma petite, ça se voit comme le nez au milieu de la figure. Comme je continuais à lui sourire tout en restant muet, elle a tenté un petit coup de poker

- « Je pourrais alors dormir dans votre lit Monsieur ? »
- « Non Aurélie. Dormir dans mon lit, ça se mérite… »

Elle était déçue. Mais comme elle est intelligente, elle a fait le rapprochement entre le « donjon », les livres et le lit. Ou presque. Enfin, il devait bien y avoir un lien. C’était le mot « mérite » qui l’avait interpellé. Je la voyais venir. On allait rire. Elle s’est levée et, sans doute en prenant son courage à moins deux mains, elle est venue se planter devant moi. C’était le soir après le repas – toujours le moment où l’on parlait le plus tous les deux. En un rien de temps, le pyjama (un nouveau avec des petites fleurs) s’est retrouvé par terre. J’avais laissé mes yeux plantés dans les siens et lui souriais en permanence.

- « Je… Je sais faire plein de trucs Monsieur… »

Elle n’était pas très à l’aise pour quelqu’un qui se vantait de savoir faire « plein de trucs ».

- « Ah oui ? Et bien montre moi … »

Il ne s’est pas passé grand-chose. Elle a juste fait un pas en avant, elle était maintenant avec une jambe contre mon genou. J’avais déjà vu mieux comme « truc ».

- « Ramasse ton pyjama et rhabille toi. Tu es très jolie Aurélie, mais pour tes « trucs », tu reviendras un peu plus tard… »

Elle était rouge – de honte. Elle en a même pleuré. Elle a ramassé son pyjama, mais ne s’est pas rhabillée. Trop honte. Elle a juste couru se réfugier dans sa chambre, et se planquer sous sa couette. Elle en avait laissé sa porte ouverte, tellement elle était pressée de se « cacher ». La leçon n’était – à mon goût – pas finie. Je suis allé la rejoindre dans sa chambre et j’ai tiré l’édredon au sol. Puis le pyjama a suivi. Le Teddy ne lui était pas d’un grand secours, il était aux abonnés absents.

- « Je t’avais demandé de te rhabiller Aurélie. Je n’aime pas du tout quand tu ne fais pas ce que je te dis de faire. »

Je l’ai couché en travers de mes genoux et là, elle a senti ce que c’était qu’une fessée. Une vraie. Puis je l’ai prise par le bras et l’ai entrainé dans ma chambre.

- « Tu voulais dormir dans mon lit, ce n’est pas possible. Par contre, tu vas dormir dans ma chambre, ça te fait plaisir j’espère ? »
- « Oui Monsieur »

Elle était toute blanche, pleurnichait sans cesse et ses fesses devaient la brûler correctement. Elle a fait connaissance avec le premier collier de sa vie. Collier relié à un des pieds du lit. Chaine courte.

- « Tu dors ici par terre. Et je ne veux pas t’entendre. C’est compris ? »
- « Oui Monsieur »
- « Bien. »
- « Je dors toute nue sans couverture Monsieur ? »
- « Aurélie… Je viens de te dire : je ne veux pas t’entendre. C’est clair non ? »

Du coup, elle a fait « oui » de la tête sans oser ouvrir la bouche. J’ai fixé la chaine. « Bonne nuit Aurélie », et n’oublie pas :

« Si tu fais ce que je te demande, tu peux être sûre et certaine que ça va me faire plaisir… »

Aurélie et le pont – Chapitre I – Par François-Aurélie

in Art, Littérature

Chapitre I – La Rencontre

J’étais en mission pour la journée à Genève. J’avais fait le déplacement depuis Zürich en voiture tôt le matin. Assez fatigué de ces réunions techniques toujours sans fin, d’où rien de positif ne sortait, si ce n’est une date pour une prochaine rencontre. Je décidais d’aller me poser dans un petit bar tout propre que je connaissais bien. Je pourrais aisément y déployer mes ordinateurs et autres téléphones sans y être dérangé.

Je n’avais pas choisi le bon jour : c’était plein d’étudiants de tout poil dans la salle, mais je me décidais à rester quand même – tout ce joli monde avait l’air plus studieux que bruyant. Je pris place à une petite table prévue pour deux personnes et m’attelais à la rédaction de mon rapport. Des tableaux et des graphiques un peu partout. Plongé là-dedans, je n’ai pas remarqué que j’étais le centre d’intérêts d’une jeune personne assise à la table voisine. Ce n’est que quand je me suis reculé contre le dossier de ma chaise que j’ai vu qu’elle me regardait. Une gamine en train de griffonner une page dans un cahier. Quelque chose qui ressemblait à des maths.

- « Excusez-moi Monsieur, vous êtes bon en mathématiques non ? »

Je lui souriais. Pas mal comme entrée en matière, on ne m’avait jamais abordé de cette façon.

- « Bonjour… Je me débrouille oui, enfin ça dépend du sujet. »
- « Vous pouvez m’aider alors. Je n’y arrive pas. »

Elle me faisait marrer cette gamine. Lui expliquer un truc oui, faire un devoir à sa place non. Mais il ne s’agissait pas d’un devoir. Tout simplement d’une histoire de calcul de TVA. Évidemment, calculer avec un taux de 76% ce n’était pas la même chose qu’avec 7.6% et à l’envers en plus…

- « Je ne vous prendrais pas comme comptable si jamais. Avec vous, en deux mois, c’est la faillite assurée… »

Allons-y donc pour l’explication. Puis pour un petit exercice pratique. Bilan : tout faux ! Je n’étais pas vraiment persuadé qu’elle avait écouté mes explications. En fait, je n’avais vraiment pas de temps à perdre avec elle et ses histoires de TVA, j’avais un rendez-vous et ensuite je devais faire le trajet jusqu’à Zürich. Trois bonnes heures de route. Mais comme mon grand regret était de ne pas être devenu prof de maths justement, plutôt qu’ingénieur, je restais l’aider. Donc plan B.

- « Bon je reprends. Tu veux boire quelque chose d’abord ? »
- « Oui, si vous voulez Monsieur »
- « Quoi ? »
- « Comme vous. »

Elle n’était pas contrariante au moins. Bon, comme moi, peut-être pas tous les jours non plus, mais ce n’était pas le moment d’attaquer à la vodka, je me rabattais donc sur de la limonade. Et sur le tutoiement. Peut-être que le « vous » la mettait mal à l’aise, elle n’avait pas l’air très âgée. Et je n’avais aucune idée de quand on apprenait les calculs de TVA à l’école, ou peut-être était elle apprentie quelque part. Enfin bref, je lui refaisais mon topo en essayant d’être le plus clair possible. Topo agrémenté de « Tu comprends ? (…) Oui Monsieur » réguliers. Puis deuxième exercice, suivi d’un troisième. Il y avait un net progrès : c’était juste. Bon, mission accomplie, retour à la base.

- « Et bien tu vois, ce n’est pas si difficile que ça ! »
- « Merci Monsieur »
- « De rien. Tu peux boire ta limonade, c’est pour toi. »

Je me levais alors tout en réglant mon dû. Elle avait l’air toute tristounette d’un coup.

- « Vous partez déjà Monsieur ? »

Oui je pars. J’ai du travail. Et non, je ne reviendrais pas après. Elle n’avait pas touché sa limonade et avait les yeux plongés sur son cahier. J’avais l’impression qu’elle s’accrochait des deux mains à la page sur laquelle j’avais écrit mes explications. Un coup d’œil à ma montre : j’allais être en retard. Et merde ! Alors – comme d’habitude – j’y suis allé à l’instinct. Je lui ai posé ma carte de visite sous le nez sur son cahier.

- « Tiens. Je viens à Genève une fois par semaine. Tous les mercredis en principe. Si tu as de nouveau besoin d’aide, appelle-moi. »

Elle avait pris ma carte entre ses doigts et ne la quittait plus des yeux. Elle m’a lancé un très vague « à bientôt » que je me suis empressé d’oublier.

Bien sûr, je suis arrivé en retard à mon rendez-vous.

- « Problème de bouchon ? »
- « Non. Problème de TVA… »

Ils n’ont pas cherché à comprendre… J’ai fait ce que j’avais à faire et je suis rentré chez moi. J’avais complètement oublié cette gamine et ses histoires. Jusqu’au lendemain midi, heure à laquelle elle s’est rappelée à mon bon souvenir. Sortie de réunion, deux appels manqués. Pas de message et le numéro ne me disait rien. Ils m’énervaient les gens qui ne laissaient pas de message. Les répondeurs, ce n’est pas que pour faire joli. Je n’ai jamais rappelé quelqu’un qui agissait comme ça, mais là, je ne peux toujours pas me l’expliquer, j’ai senti qu’il fallait que je le fasse.

- « Oui ? »
- « Bonjour, je m’appelle François ***, vous m’avez appelé deux fois. Qui êtes-vous ? »
- « Je suis Aurélie »
- «…. Je ne connais pas d’Aurélie. Vous êtes chez la société *** ici, à Zürich. »
- « Vous m’avez aidé hier Monsieur. »

J’en restais presque sans voix. Elle ne m’a pas dit grand-chose, elle appelait un peu comme ça. Je ne pensais pas qu’elle m’avait appelé juste « un peu comme ça ». Quelque chose dans le timbre de sa voix faisait clignoter une petite alarme dans un coin de mon cerveau.

- « Tu es sûre que ça va ? »
- « Oui Monsieur »
- « Tu es où là ? »
- « Au même café qu’hier »
- « Bon, reste là. Je te rappelle dans un quart d’heure, j’ai quelque chose d’urgent à faire »

D’abord fumer une cigarette. Puis réfléchir. Je ne parvenais pas à saisir le problème. J’appelais le gérant du café. Un jeune trentenaire qui connaissait bien son « public » — et qui avait une maitrise de psycho, ça pouvait servir. En deux minutes, j’avais mes renseignements. Et bien François, toi qui aime les situations compliquées, tu vas être servi. Une jeune paumée, très mal aimée à la maison et déjà une fois fugueuse. Pas beaucoup de liens avec les gens de son âge. Très solitaire en fait. Elle devait aller à l’école, mais il n’en était pas sûr. Et elle était venue peu avant midi dans son café, lui avait posé pas mal de questions sur moi (il ne connaissait rien de ma vie privé, donc il ne pouvait pas répondre) et depuis, elle jouait avec un morceau de carton, une carte ou quelque chose comme ça. Elle n’avait pas l’air mal, mais elle était très nerveuse, ça oui il le savait – elle lui avait déjà cassé deux verres en moins d’une heure. Et il était un peu inquiet le gérant. Je le rassurais.

- « Je suis dans le coin, je passerai plus tard. Si elle refait de la casse ou elle veut consommer, je te paierais. »
- « Laisse tomber, je ne suis pas à une limonade près. Mais Zürich, c’est dans le coin ??? »
- « C’est MON problème »
- « Okay, okay, je n’ai rien dit »

Bon. De toute façon, elle avait au moins 16 ans, sinon elle ne serait pas dans le café. Il était très à cheval sur la réglementation le gérant. Et moi, je n’étais pas – ou plus – à une connerie près. J’ai appelé Aurélie, comme je le lui avais promis. Elle a décroché en un quart de seconde.

- « Tu ne veux vraiment pas me dire ce qui ne va pas ? »
- « Si Monsieur. Mais pas comme ça. »
- « Reste au café. Je viens. Je serais là vers 16 heures ou 17 heures au plus tard. »
- « Oh merci Monsieur, merci ! »

J’ai raccroché sinon j’y serais encore. Et donc, elle avait bien un problème. Et sûrement pas de maths. Mon patron a été un peu difficile à convaincre, mais bon, quand on y met les formes, ça passe toujours. A charge de revanche. Qui n’aurait jamais l’occasion de venir, mais ça, je l’ignorais à cette date. Faire le plein. Prendre les cartes de crédits. Retirer du cash. En route.

Tout le long du trajet, je n’étais persuadé que d’une chose : fini la tranquillité. Quant au reste, et bien bonne question. Une fois sur place, j’ai eu le droit à un très grand sourire et un gros « Merci ». Et bien, explique moi ton cas ma petite, parce que moi, je viens de me taper trois cents bornes pour venir t’entendre. Et trois cents autres m’attendent, parce que demain matin, je bosse. Cela n’a pas été facile de lui faire « cracher le morceau ». J’admirais ma patience, l’heure tournait à toute allure. Avec ce que je savais maintenant d’elle, et avec son comportement, je commençais à me douter un peu de ce qu’elle allait me sortir. Et ça n’a pas loupé.

- « Je ne veux plus retourner chez moi. Et puis, ils en n’ont rien à faire de moi. »
- « Et tu veux que je fasse quoi pour toi ? Tu veux que je t’aide à trouver un foyer ? »
- « Non. Je veux venir avec vous Monsieur »

Et bien, tu dois être bien seule et bien malheureuse pour demander au premier inconnu qui passe de t’emmener avec lui. Et complètement inconsciente aussi. Je commençais à regretter d’être venu moi. Mais j’en avais vu d’autres dans la vie. Un challenge de plus : la faire rentrer chez elle ce soir et l’amener à être plus raisonnable. Avant de continuer, une petite vérification quand même : 16 ans et un mois…

- « Tu as faim ? »
- « Un peu Monsieur »

Direction un restaurant. Elle avait la chair de poule dans la voiture. Pas de veste. Je me décidais pour le « Café de Paris » à Cornavin, depuis le temps que j’avais envie de manger une bonne viande. Et puis, c’était juste à côté d’un H&M. On passerait prendre une veste… Il a fallu insister. C’était un blouson finalement. Au restaurant, ça a été plus simple, elle voulait tout « Comme vous Monsieur ». Sauf pour le dessert. Moi, je ne suis pas dessert, alors la glace, elle l’a mangé toute seule.

- « Si tu fais tout comme moi, ça peut me faire plaisir. Mais si tu fais ce que je te demande, tu peux être sûre et certaine que ça va me faire plaisir… Tu comprends ? »
- « Oui Monsieur ! »

Elle était contente de me faire plaisir. Cela tombait bien. Il m’avait fallu un bon moment, mais elle commençait à rire. Et moi, à me demander comment elle allait réagir quand je lui annoncerai mon départ pour Zürich. Je reculais, ce n’était pas dans mes habitudes. Elle m’avait raconté sa vie, si tout était vrai, elle n’avait pas dû rigoler tous les jours. Et elle devait effectivement se sentir bien seule. Je l’emmenais alors voir une niaiserie au cinéma. Cela me laissait une heure et quelque de réflexion supplémentaire.

- « Je vais rentrer Aurélie. Je travaille demain matin. Mais je reviendrais la semaine prochaine. Promis. »

Ma promesse et mon sourire n’ont pas pesé lourd. Elle m’a regardé et j’ai cru qu’elle allait pleurer. Mais non. Elle n’a juste plus rien dit, à part me lâcher l’adresse de ses parents. L’atmosphère était hyper tendue dans la voiture…

- « Tu boudes Aurélie ? »
- « Non. »
- « Je te l’ai promis, je reviendrais te voir. »

Arrivés à l’adresse donnée, il y avait un souci. C’était la zone. Avant d’avoir eu le temps de lui dire quoi que ce soit, elle avait jailli hors de l’auto. Je n’ai pas insisté, je suis parti. Pas loin. Juste le temps de me dire qu’elle n’habitait pas là, et que s’il lui arrivait quelque chose, je risquais de m’en vouloir longtemps… Donc, demi-tour.

- « Allez ! Monte dans la voiture. »
- « Merci. »
- « Je préfère quand tu m’appelles Monsieur. Appelle tes parents. Avec mon téléphone. Tu mets le haut-parleur et tu leur dis si tu rentres ou pas ce soir. »
- « Mais ils s’en moque mes parents Monsieur »
- « Moi pas. Tu les appelles s’il te plait. »
- « Oui Monsieur »

Bon, et bien oui, c’était des cons les parents. Et rien à faire de savoir où elle pouvait trainer et avec qui. Je l’ai quand même emmenée devant chez elle – la vraie adresse cette fois ci – pour qu’elle prenne au moins de quoi se changer. Oui promis Aurélie, je ne vais pas partir, je t’attends. Et je te donne les clés de la voiture si tu ne me fais pas confiance. Elle s’est contentée de devenir toute rouge et n’a pas insisté. J’ai failli défaillir quand je l’ai vu revenir. Avec un gros sac de voyage et une peluche dans les bras.

- « Tu as quoi dans ce sac ? »
- « Mes affaires Monsieur. Et j’ai pris tout mon argent de poche aussi. »

Comprendre, TOUTES ses affaires. Elle avait retrouvé le sourire. Et s’est empressée de me présenter son Teddy, son compagnon fidèle. Enchanté, moi c’est François, le gars qui a le chic pour se mettre sur le dos des affaires dont personne d’autre ne voudrait.

- « Où va-t-on Monsieur ? »
- « Chez moi. A Zürich. »
- « Chouette ! Merci Monsieur. »

Pas besoin de radio avec elle, elle m’a tenu la jambe pendant tout le trajet. Une fois chez moi, je ne voulais pas trainer. La nuit était bien avancée et je commençais à fatiguer. Je lui montrais la salle de bains.

- « Prends un bain, lave toi les cheveux et brosse toi les dents et mets toi en pyjama. Et après, tu vas au lit. »
- « Oui Monsieur. »

Il lui a fallu un petit moment mais elle est revenue toute propre, pas vraiment en pyjama mais plutôt en short et t-shirt long. Elle tenait son Teddy serré contre elle et avait l’air embêté, un peu rouge sur les joues.

- « Je suis vierge Monsieur… »

J’ai failli éclater de rire. Je me suis contenté de lui sourire.

- « Tu sais Aurélie, si j’avais voulu faire l’amour avec toi, je l’aurais fait à Genève… Ce n’était pas nécessaire de te faire venir à Zürich ! »

Je lui ai alors montré « sa » chambre.

- « Maintenant tu vas dormir. »
- « Oui Monsieur. Vous… Vous me faites un bisou dans le lit ? »

Va pour le bisou dans le lit. Bonne nuit…

Je suis parti le matin au travail alors qu’elle dormait encore. Je lui avais laissé largement de quoi se payer le taxi pour la gare et le billet de train Zürich-Genève des fois qu’elle veuille rentrer. Je comptais sur le fait qu’elle « visite » mon appartement et tombe sur ma littérature spécialisée ainsi que sur ma pièce « équipée » pour fuir en courant. Mais je n’y croyais pas trop. Elle n’est pas partie, et moi, je n’ai pas eu le courage – ni l’envie – de la ramener. Je l’ai gardée et suis même allé me faire signer un papier par ses parents.

Et maintenant, cela fait un peu plus de trois ans que nous ne nous sommes pas quittés. Pour elle, j’ai démissionné de mon poste et vendu mon appartement, parce qu’elle ne se plaisait pas à Zürich. Et je suis revenu à Genève. Et j’ai pris aussi beaucoup de temps pour l’éduquer – dans tous les sens du terme… Cela n’est pas venu tout seul.

« Si tu fais ce que je te demande, tu peux être sûre et certaine que ça va me faire plaisir… »

Avis aux soumises de Bretagne !

in Evènements, News, Soirées thématiques

SPEED DATING

En ce qui concerne les soumises de Bretagne qui cherchent un Maître, et qui, fort judicieusement, ont décidé de participer à un speed dating organisé en Bretagne par la Communauté du Triskel, nous avons le plaisir de leur annoncer que Merlain a pris la décision d’offrir une nuit pour deux personnes au Donjon de Merlain, au premier couple qui se sera formé grâce à ce moyen !

Donc mesdames les soumises free lance, inscrivez vous dès que possible §

Et merci Merlain pour ce beau geste !

Jeu de Kimon – III

in Art, Littérature

Voici le troisième jeu de Kimon.

Il est demandé à ceux qui le veulent, de bien vouloir mettre quelques mots que leur inspirent la photo proposée :

Voici donc cette photo

Merci de ne rien mettre d’autre dans les commentaires que le petit texte que vous aurez imaginé.

Bon amusement !

L’Empire de la passion – Chapitre II – Par Cardassia

in Art, L'empire de la Passion, Littérature

Chapitre II

Ce lundi s’annonçait cruellement magnifique pour Vanessa qui devait monter sur Toulouse pour gagner son poste. Retrouver ce vieux vicieux qui ne faisait que la mater. Vanessa était pressée d’en finir avec la journée alors qu’elle n’était même pas encore levée. Elle s’imaginait mal au travail en laissant seule et nue celle qu’elle aimait, aussi lui accordait elle de porter une robe légère et presque transparente. Elle la laissait pieds nus et sans culotte. Elle la cravachait pour l’entendre retourner la phrase si docilement apprise ce week-end. Vanessa allait se doucher pendant qu’Aurélie préparait le petit déjeuner.

Vanessa s’était montrée ferme, elle tenait à ce que sa femme attende son départ pour mettre la robe et la retire dès qu’elle entendrait la voiture arriver une fois le soir tombé. Ce, pour préserver l’intimité de sa femme en son absence.

V : « Ce soir, je veux que tu me dises une fois pour toute si tu désires te soumettre en tout. Et si tel est le cas, je vais me faire une joie d’organiser un véritable rituel pour que tu accèdes dignement à ta position de soumise, le cas échéant, je ne voudrais plus jamais entendre parler de la moindre relation de ce genre, réfléchis bien ! ta décision aura un effet irréversible. »

A : « Oui Maitresse, je vais y réfléchir, suis-je obligée de porter cette robe ? »

V : « Non, tu es juste autorisée à la porter et tu es libre de rester nue, ce qui aura pour effet de me rendre fière de toi, A ce soir et n’oublies pas, ta décision aura une conséquence définitive. »

A : « Oui mon amour, on s’embrasse ? »

Les demoiselles s’adonnaient à un long et passionné baiser, Vanessa était en train de se mettre en retard mais la limace chaude qui jouait avec la sienne dans sa bouche la retenait trop pour oser rompre le lien.

V : « Oh zut, je suis vraiment dans le collimateur de cet abruti de Durencourt, Ce vieux porc libidineux. »

A : « Dis lui que ta femme à insisté pour que tu prennes un congé. »

V : « Tu es folle, il ne sait pas que j’aime les femmes ! »

A : « Arrête, ca te sort par les yeux, tes collègues s’en sont sûrement aperçu. »

V : « Il faut que je parte travailler, ca me coûte de te laisser mais je dois vraiment partir. »

Vanessa prenait la route vers Toulouse, prendre son poste chez l’opérateur Franco Japonais DenKom était chaque fois une corvée. Elle concédait qu’Aurélie avait raison. Il fallait se rendre à l’évidence. Le fait de penser à tout cela avait rendu le trajet aussi rapide qu’un aller retour en distorsion maximale. Star trek occupait ses pensées, tant mieux car elle pourrait arriver avec l’esprit dégagé.

Aurélie regardait la robe d’été et la mettait, puis la retirait, elle éprouvait une étrange sensation dans cette robe, être nue dessous rendait inutile le vêtement.

A : « Merde, je ne sais plus quoi penser, je la mets ou pas cette robe, je suis libre de rester à poil et j’ai le droit de porter cette robe. Vanessa, tu as le dont de me faire tourner en bourrique. Zut, je reste à poil ! »

Aurélie se mirait dans la glace de l’armoire et reconnaissait que Vanessa n’avait pas tort de la trouver mignonne. Elle inspectait sa vulve, ce petit bas ventre fendu était une bénédiction. Aurélie se touchait et regardait la robe jetée en bouchon sur le lit. Elle la mettrait sur elle si la mère de Vanessa se pointait pour lui apporter ces foutus canards si mal nettoyés et prétendument prêt à la consommation. Vanessa avait du jeter le précédent au chien du voisin. Un vieux berger allemand complètement idiot. Comme son maitre d’ailleurs.

Aurélie était indécise et le téléphone la sortait de sa réflexion profonde. « Robe ou pas Robe ? » , Vanessa profitait de sa pause pour l’appeler. Le système informatique était en rade et elle en pisserait presque de rire en imaginant la tête du correspondant japonais en constatant la catastrophe, le vieux se prendrait le savon du siècle !

V : « Alors ma belle ? Tu vas bien ? »

A : « Oui, bien sûr, sauf que je n’ai pas encore pris de décision pour ce soir et je suis encore dans le doute avec la robe, tu peux me dire ce que je dois faire ? »

V : « Tu vois que tu ne sais pas prendre une décision toute seule ma nunuche. Je ne veux pas que tu portes cette robe. »

A : « Dis, tu es sûre que personne ne t’écoute ? »

V : « Et alors, je peux très bien t’interdire de porter une robe que je n’aime pas sur toi, qu’est ce que cela susciterait dans l’esprit de mes collègues, tu ne la mets pas je te dis ! »

A : « Très bien, je reste à poil et si ta mère vient porter le canard ? »

V : « Putain de canard ! je l’oubliais celui là, bon tu le prends, on le refilera à l’abruti de clébard. Mais tu ne dis rien à ma mère ! »

A : « T’inquiète. »

V : « Fais attention, ma mère est cardiaque ! »

Vanessa reprenait son travail et Aurélie restait nue, elle se mettait au ménage et mettait un tablier pour faire plus ménagère. Etre nue sous le tablier était confortable. Elle avait encore une délicate décision à prendre. Etre ou non la soumise à vie de sa femme. Si elle refusait, elle craignait de le regretter car au fond d’elle, elle reconnaissait qu’elle avait besoin qu’on la domine. Accepter à vie comportait une grande difficulté, pouvait elle se donner pour toute sa vie à sa femme ? Elle pouvait jouer à se soumettre et à se mettre à ses ordres. Vanessa voyait l’affaire sur un plan autrement plus sérieux. Alors elle s’asseyait sur le banc, elle fermait les yeux et se faisait un film pour s’imaginer nue depuis vingt ans.

A : « Bon ! ca suffit comme ca ! faut que je me décide, j’en ai marre de ne jamais savoir ce qu’il me faut. Je crois que ma douce le sait parfaitement, je suis incapable de me décider, il faut qu’on prenne les rênes à ma place. Pauvre idiote que je suis. Conne à brouter du foin. Je crois que je vais laisser ma belle en décider ! »

Aurélie recevait un autre appel de Vanessa, il était midi.

V : « Coucou ma belle ! »

A : « Tu pourrais me laisser le temps de réfléchir ! »

V : « Réfléchir ? Tu ne sais pas prendre une décision, regarde, une simple décision pour la robe te prend tout le cerveau, alors l’histoire d’une vie excuse moi mais je doute ! »

A : « Alors pourquoi tu me donnes des décisions à prendre hein ? »

V : « Par principe ! Tu ne me reprocheras pas de ne pas t’avoir consultée ! »

A : « Oh comme c’est pratique ça ! »

V : « Et tellement vrai, allez m’amour, je te donne jusqu’à ce soir, après c’est moi qui décide d’accord ? »

Aurélie voulait appartenir à Vanessa, être sa soumise, mais prendre une décision était une autre affaire et elle savait que Vanessa jouait sur son incapacité à décider fermement. Une bourrique celle là. Oui, elle voulait prendre la fessée, lui obéir, rester toute nue, elle voulait même être sa simple chienne avec un collier clouté autour du cou mais le dire ouvertement était au-delà de ses forces.

Aurélie allait nettoyer le miroir et en profiter pour interroger son reflet.

AR (Aurélie en réel) : « Dis moi toi, ce que tu en penses ? idiote ! »

AM (Aurélie en miroir) : « Dis moi toi, ce que tu en penses ? idiote ! »

Aurélie aurait du s’en douter, elle ne pouvait rien tirer de son aussi stupide double.

AR : « Tu es chiante à me tout laisser décider, tu me rends marteau ! »

AM : « Tu es chiante à me tout laisser décider, tu me rends marteau «

Aurélie pensait finalement que le mieux était encore de laisser Vanessa prendre elle-même la décision, elle se servait un café et feuilletait le journal. La mère de Vanessa n’avait pas ramené le « Putain de Canard », C’était bien mieux ainsi. Au pire, Aurélie aurait mis la robe pour l’accueillir et l’aurait retirée dès qu’elle se serait retrouvée à nouveau seule. Aurélie se laissait tomber sur le lit, les membres en croix et s’endormait sans qu’elle l’ait voulu et un rêve prit place à son esprit.

Aurélie était nue sur la table, les poignets et les chevilles pris par des bracelets qui la maintenaient écartelée et à la vue d’un groupe de personnes. Une femme qu’elle ne connaissait pas montait sur la table et lui torturait les seins. Une autre l’embrassait sur la bouche. Un autre la fouettait et pour finir, sa femme venait se délecter de son sexe humide à souhait. Le rêve prit fin quand une violente douleur au clitoris l’arrachait du sommeil.

V : « Coucou ma beauté, je n’ai pas résisté à l’envie de croquer ce petit bonbon, ne bouge pas je m’occupe de tout ma cocotte et tu vas voir que malgré ta nudité forcée, tu seras comblée. »

Vanessa venait entre les cuisses ouvertes d’Aurélie et entamait un long et interminable baiser pubien. Aspirant clitoris et cyprine, enfonçant des doigts dans son puits d’amour et parfois titillant du bout de la langue son petit cratère, Vanessa faisait grimper Aurélie au huitième ciel, celui de la probable déraison. Aurélie était mentalement transportée par un tsunami d’orgasme, à peine un s’était estompé, l’autre arrivait derrière. La mâchoire épuisée, Vanessa se laissait tomber sur sa belle un moment, le petit con fendu de couleur framboise et chocolat dissipait le parfum épicé de son miel intime.

V : « Il est temps pour toi de te plier au rituel, suis moi ma belle, j’ai de jolies choses pour toi. J’ai envie de toi. »

A : « Encore ? »

V : « Ne discute pas, je voulais te demander aussi si tu avais pris ta décision ? »

A : « D’après ce que j’entends, il semble qu’elle soit prise à ma place, tu me diras, je ne sais jamais me décider alors fais de moi tout ce que tu veux. »

V : « Attends bébé, ce n’est pas ainsi que je vois les choses, te donner sans consentement, par solution de facilité, je ne suis pas d’accord. Je veux que ce soit ton cœur qui te le dicte et non ton mental. »

A : « Montre-moi ce que tu as à m’offrir ! »

Ce soir là, Aurélie était au pied du mur, sa femme l’obligeait à prendre une décision sincère et réfléchie. Toute jeune, Aurélie n’avait jamais voix au chapitre, jamais son avis n’avait été sollicité. Elle ouvrait les cadeaux que sa femme lui avait apportés. Le premier cadeau déballé lui révélait un bâillon boule. Voilà qui allait l’empêcher de parler. De quoi la maintenir silencieuse. Le second emballage déchiré révélait un magnifique collier noir et rouge avec de jolis clous nacrés et une jolie boucle en inox. La laisse l’accompagnait, voilà déjà qui la retenait prisonnière volontaire. Le suivant une fois ouvert et éventré révélait des bracelets assortis au collier, il y en avait une paire pour les chevilles et une paire pour les poignets. Le dernier présent avait de quoi susciter l’étonnement d’Aurélie. Un manteau noir et court avec des bordures en fourrure brune et synthétique. Un manteau si court qu’il laissait apparaitre la base des fesses. Un dernier plus rectangulaire révélait une paire de botte à talon.

Aurélie sautait au cou de Vanessa et l’embrassait fougueusement, Vanessa n’osait pas repousse l’étreinte offerte avec autant d’énergie.

A : « Tu sais qu’il ne me sera peut être pas si difficile de me décider finalement, tu viens de me donner envie de t’appartenir ! »

V : « Donne toi une semaine, à présent je vais ranger tout cela et tu ne les auras que dans une semaine si tu décides d’être mon absolue propriété, bien sûr tu restes toute nue. C’est ainsi que je t’aime ma douce. Agenouille toi à mes pieds et embrasse mon bonbon, ma chérie. »

A : « Oui mon amour. »

Aux pieds de sa maitresse et femme, Aurélie enfonçait son visage dans le sexe de sa femme, petite vulve toute douce et parfaitement glabre. Aurélie était une véritable gourmande et s’adonnait à cœur joie pour embrasser ce sexe. Ce désir de sexe fendu lui avait valu d’être bannie de sa famille et de lui offrir une vie proche de celle qui allait devenir sa maitresse.

Le couple était allongé sur le tapis du salon et faisait l’amour. Il n’était plus question de soumise et de dominatrice, c’était un couple profondément amoureux qui s’adonnaient aux milles plaisirs. Epuisées, les jeunes femmes s’endormaient nues dans le salon, l’une sur l’autre. Aurélie avait la joue contre le duvet pubien de sa belle et cette dernière avait le parfum épicé comme atmosphère pour rêver à elle.

V : « Eh ! mais qu’est ce qu’on fiche là ? »

A : « On a fait l’amour toute la nuit ma chérie, je pense que tu vas aimer ce que j’ai à te dire ma belle ! »

V : « J’écoute, ma chérie »

A : « Pourquoi me faire attendre toute une semaine alors que je suis décidée ? »

V : « Parce que c’est moi qui commande ici, pas toi ! Toi tu as jusqu’à la fin de la semaine pour réfléchir et même si tu es déjà certaine, tu devras attendre car je te connais, l’engouement te faire prendre à la hâte des décisions que tu finis par regretter ensuite. Alors prends une semaine, deux, ou trois ou quatre car ta décision sera irréversible. »

A : « Tu sais, ça ne me coûte plus de ne plus me vêtir maintenant, j’adore être toute nue en fait, c’est confortable, tu devrais être nue plus souvent. »

V : « Vas nous faire le petit déjeuner chérie, ouste ! »

A : « Oui Maitresse ! »

Vanessa regardait sa belle marcher. Bon dieu que son petit derrière galbé l’excitait. Toute jeune elle aimait les filles noires. Elle repensait à sa toute première nana, une black qu’elle avait mise toute nue dans son lit pour la câliner. Elle ne l’a jamais plus revue d’ailleurs. Elle soupirait, Aurélie était sa femme bien aimée et soumise. Assise dans le fauteuil, Vanessa réfléchissait, elle pensait à Natacha, sa première petite copine. Une jolie fille avec ses lunettes, elle l’avait obligée à venir faire ses devoirs à la maison et lui imposait déjà d’avoir les fesses à l’air sous ses jupes. Déjà elle était dominatrice dans l’âme.

A : « C’est prêt Maitresse ! »

V : « Bien, ramène le plateau ici à présent ! »

A : « Oui Maitresse, voici la cravache et une rose pour vous Maitresse, une rose du bouquet synthétique ! »

V : « Merci mon amour ! »

A : « Tu n’as pas l’air bien tout à coup ? »

V : « Oui, je ne peux rien te cacher ! »

A : « C’est ton premier amour que tu vois en moi, je sais, cette nuit tu n’as pas arrêté de répéter ce prénom. Je ne t’en veux pas tu sais, ca me fait plaisir que tu me prennes pour Natacha, elle devait être très mignonne aussi, elle était blanche ? »

V : « Non, noire, et magnifique ! »

A : « Alors appelle moi Natacha si ca te fait plaisir ! Je suis à toi, je t’aime et tout ce qui peut faire ton bien être, je l’accepte. Je suis flattée tu sais, n’importe quelle autre idiote de Nana te prendrais la tête mais je suis trop amoureuse de toi pour t’en vouloir ! »

Vanessa regrettait d’avoir pensé à Natacha et pourtant Aurélie lui offrait sa compassion. Elle était sûre de pouvoir lui offrir sa propre personne. C’était une fille extraordinaire. Vanessa pleurait sur l’épaule d’Aurélie et ne se sentait plus d’attaque pour aller travailler. Depuis qu’elle était dans cette société, elle ne s’était jamais arrêtée de travailler. Ce jour là pourtant, le correspondant Japonais arrivait sur site pour saluer son groupe et Vanessa se forçait à aller se doucher et se préparer. Sous la douche elle fondit en larme.

Aurélie appelait le Patron de sa femme et le médecin pour justifier l’absence impromptue. Tant pis si le correspondant venait, il reviendrait l’année prochaine. Alitée, Vanessa s’endormait dans les draps de satin, Aurélie l’y avait conduite et l’avait laissée nue. Si le médecin la trouvait ainsi, il n’avait aucun droit sur elle. Nul ne toucherait à la femme d’Aurélie sans en payer le prix.

La décision d’Aurélie était prise. Elle voulait se donner à sa femme bien aimée et décidait de prendre le temps d’y réfléchir, pourtant c’était loin de ressembler aux engouements que lui connaissait sa femme. C’était devenue une passion, un besoin, ca pouvait même entrer dans le cadre de l’addiction. Aurélie faisait le ménage, elle flattait son corps, de déhanchait avec plaisir et accueillait le médecin dans le plus simple appareil. Peu importe qu’il apprécie ou non sa nudité. C’était un petit gros à lunette, pas méchant pour un sou et probablement gay ou coincé car il regardait le sol pour marcher.

A : « Ma femme dort, je vais la réveiller. On n’a pas tant dormi mais elle fait une sorte de déprime, il lui faut juste un remontant. »

D  (Docteur) : « Vous ne vous habillez jamais, vous ? »

A : « Ca ne sert à rien, on est en pleine cambrousse et on est très à l’aise ainsi et occupez vous de ma femme. »

Aurélie posait un baiser sur la bouche, un baiser susceptible de la priver un peu d’air pour la forcer à réagir. Gagné ! Vanessa se réveillait et sursautait.

Le médecin était parti et Vanessa s’était attablée pour le petit déjeuner qu’elle n’avait pas pu prendre comme elle l’aurait voulu.

V : « Tu aurais pu éviter de nous exhiber  tout de même ! »

A : « Mais t’inquiète, il n’avait pas intérêt à te toucher impoliment crois moi et on est chez nous, on peut se balader à poil comme on veut chez nous ! »

V : « On va dire au village de Montricoult que deux gouinasses se baladent à poil et ca va susciter la curiosité. »

A : « Et alors, tu sais ce qu’elle te dit ta gouinasse ? Elle dit que des gens, elle s’en fout ! Tu pourrais même me conduire nue en laisse en plein village que cela m’amuserait de les narguer ces vieux croutons libidineux. »

V : « Fais gaffe, je suis capable de le faire tu sais. Mais tu n’es pas prête, au fait, je vais passer la journée avec toi, alors tu vas faire tout ce que je te dis d’accord ? »

A : « Oui ma bonne maitresse que j’aime, tu es mignonne tu sais et comme je le disais, tu as le droit de penser à Natacha autant que tu veux, si tu le souhaite je peux camper son rôle ! »

V : « Tu n’es donc pas jalouse ? »

Si Aurélie était maladivement jalouse, elle savait cependant que tout faire pour empêcher sa femme d’y penser lui offrirait l’effet inverse et cela elle ne saurait le supporter. Pendant la semaine qui finissait de s’écouler alors que Vanessa était en arrêt de travail, Aurélie attendait impatiemment le jour ou elle s’offrirait à sa maitresse. Vanessa lui offrait sa fessée rituelle, lui mordait les fesses comme une petite cannibale. Aurélie avait les marques des dents sur sa peau. La douleur de la morsure était douce et piquante.

L’engouement de la jeune femme noire se transformait en désir et en passion. Vanessa avait eu raison de lui faire attendre le temps qu’il fallait pour qu’elle soit certaine de ne pas revenir en arrière et Aurélie l’en remerciait.

V : « Natacha, au pied ! »

A : « Oui, ma Maitresse adorée ! »

V : « Pourquoi tu me fais cela ? Pourquoi tu me laisses t’appeler Natacha ? »

A : « Parce que tu es ma maitresse et que tu as ce droit sur moi et si je t’en empêchais, tu serais encore plus troublée car je sais ce qu’il te faut. Il te faut une femme qui sait ce que tu aimes et tu aimes encore cette Natacha et je veux bien l’être pour toi. Je suis passionnée par notre vie à toute les deux et si pour sauver notre couple on doit passer par là, alors pourquoi pas. Je me foutrais en l’air si tu me quittais. Je suis barge de toi Vanessa. »

V : « D’accord, merci tu es un ange, tu es ma petite gouine à moi, mon trésor, mon bébé, mon esclave et surtout ma propriété si tu y consens de plein cœur. Tu me diras cela dimanche après ta fessée rituelle spéciale. »

A : « Oui ma Maitresse. Rends-moi dingue de toi. »

Les filles s’adonnaient à nouveau à un langoureux et long baiser et Aurélie acceptait de vivre nue à présent, elle était même fière d’offrir son corps dénudé à sa femme. Elle le lui confirmait de bon cœur, lui disait que sincèrement elle n’éprouvait plus l’envie de se vêtir. Que c’était pour elle une digne et noble manière de s’offrir. Vanessa avait rangé les bracelets de poignets et de chevilles avec le collier dans la vitrine qu’elle avait fermé à clé et Aurélie les regardait avec envie et crainte à la fois. Elle s’agenouillait devant Vanessa et la suppliait d’au moins lui passer le collier au cou.

A : « Je vous en prie Maitresse, je me sens si nue et fragile, je vous demande de me passer ce collier, je vous en supplie, je suis prête à m’offrir. Je suis prête à me donner à vous. »

V : « Pas avant dimanche soir 20 H, mais si tu veux déjà te montrer digne de m’appartenir, tu vas rester jusqu’à Dimanche soir à quatre pattes. Tu mangeras assise par terre et tu devras dormir sur une simple couette et à même le sol. »

A : « Oh oui Maitresse, Oui ! »

Le samedi passait lentement, très lentement, Aurélie, reléguée à vivre au sol comme une petite chienne se donnait à la fessée quotidienne. Vanessa posait un baiser sur son front quand elle était satisfaite et la punissait quand elle manquait à son devoir. C’était le soir et Aurélie était couchée sur les pieds de sa maitresse qui regardait un bon film. Aurélie ne se contentait que du son et devait se concentrer sur le corps de sa Maitresse. Elle devait penser à ce que sa vie serait avant de ce lancer dans ce rituel destiné à la faire entrer dans un cadre de propriété à l’égard de sa maîtresse car elle ne pourrait plus s’en défaire. Jamais Vanessa ne lui permettrai pas la moindre échappatoire.

Aurélie était folle amoureuse de sa femme, elle voulait tout lui offrir, jusqu’à sa captivité et sa soumission intégrale, elle se renierait personnellement pour n’être plus que l’objet du plaisir de sa femme.

Vanessa congédiait Aurélie sur la couette posée dans un coin du salon. Elle lui désignait sa nouvelle couche. Elle posait un baiser sur son front et après lui avoir demandé de la dévêtir et de ranger soigneusement ses affaires, elle allait se coucher, la lumière s’éteignait dès qu’elle frappait deux fois dans ses mains. La femelle était allongée en chien de fusil sur la couette, sans couverture, à l’air libre, elle goûtait là ce qui allait être une partie de sa future existence. Etait-elle prête à s’offrir ainsi. Etait-elle prête à vivre cela pour sa femme. Pouvait-elle passer la porte pour entrer dans l’empire de cette passion dont l’impératrice serait sans équivoque sa Maitresse

La décision d’Aurélie devait être prononcée ce dimanche à venir et elle n’arrivait pas à dire ce qu’elle voulait. Ou bien sa volonté d’être la propriété de sa femme était trop évidente ou bien la peur de ne plus avoir à décider de quoi que ce soit était dans cette même proportion.