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Chapitre de Rennes – Master Class « Shibari » par Maître F.Xees 29 et 30/09/2012 Redon et Morlaix

in Evènements, Stages

MASTER CLASS « SHIBARI »

Par Maître François XEES

Samedi 29 Septembre 2012 – Donjon de Merlain Près de REDON 15h – 19h

Dimanche 30 Septembre 2012 – Le Moulin  Près de MORLAIX -  15h – 19h

Maître François XEES est un vrai spécialiste du bondage japonais et des suspensions

Vous pouvez admirer son travail sur son blog : Shibari et Charme :

http://www.blogg.org/blog-83464-date-2012-07-offset-0.html

 

son atelier concerne autant les débutants que les amateurs chevronnés.

 

Chacun des deux ateliers ne pourra recevoir que six couples.

Le coût de ces ateliers est de 50€ par couple.Les personnes seules peuvent postuler, mais il leur sera demandé 20€ supplémentaires pour leur fournir un modèle.

 

Dans la mesure du possible, chacun est invité à amener ses propres cordes.

 

Les réservations sont obligatoires et ne seront confirmées que par le paiement du montant du stage par chèque à l’ordre de LCDT envoyé à LCDT, Moulin de la Chaussée 29410 PLOUNEOUR MENEZ

 

A l’issue de l’atelier du Samedi 29 au Donjon de Merlain se tient la soirée mensuelle de Septembre, il convient de s’inscrire séparément à l’atelier et à la soirée.

 

A l’issue de l’atelier du Dimanche 30, près de Morlaix, une autre petite soirée sera organisée, avec un apéritif, un vrai repas et des boissons à volonté. (il n’est pas indispensable de participer à l’atelier pour participer à la soirée)

Participation aux frais :

Adhérents à l’Association et participants à l’atelier :

Couples : 40€, Hommes seuls : 40€, Femmes seules : invitées

Non adhérents :

Couples : 60€, Hommes seuls : 60€, Femmes seules : 20€.

 

Les réservation pour cette soirée sont également obligatoires et ne seront confirmées que par le paiement de la soirée à la même adresse.

Les tarifs pour paiement sur place seront majorés de 30%.

 

 

 

 

 

Chapitre de Rennes – Soirée du 29 Septembre 2012 – 20h – Donjon de Merlain – Entre Rennes et Nantes

in Evènements, News, Soirées thématiques

Chapitre de Rennes

Soirée du Samedi 29 Septembre 2012 – 20h30

INSTANTS SUSPENDUS

Donjon de Merlain

Entre Rennes et Nantes

C’est dans le cadre si sympathique du Donjon de Merlain, entre Rennes et Nantes que nous nous retrouverons pour la soirée « INSTANTS SUSPENDUS » le Samedi 29 Septembre 2012 à 20h30

Nous aurons le plaisir d’accueillir Maître François Xees d’Avignon, un grand spécialiste du bondage japonais et des suspensions. Il ne manquera pas d’attacher ou de suspendre les soumises volontaires.

Vous pouvez admirer son travail sur son blog : Shibari et Charme :

http://www.blogg.org/blog-83464-date-2012-07-offset-0.html

Comme d’habitude, des apéritifs et des amuse-bouches, un excellent repas, et des boissons à volonté pendant toute la soirée vous seront offerts.

Dress code : les hommes seront élégants et leurs tenues seront sombres et sobres. Les femmes n’ont pas besoin de consignes pour briller… Bien sûr, le cuir, le latex, le vinyle sont les bienvenus !

Participation aux frais :

Adhérents de l’association

Couples : 40€ – Hommes seuls : 40€ – Femmes seules : invitées

Non adhérents :

Couples : 60€ – Hommes seuls : 60€ – Femmes seules : 20€

Réservation obligatoire par le règlement d’avance : chèque au nom de LCDT, à expédier à LCDT, Moulin de la Chaussée – 29410 PLOUNEOUR MENEZ

Trois chambres doubles sont disponibles sur place : Tarif : 70€ avec petit déjeuner. Il faut réserver et payer d’avance comme pour la soirée.

Pour le paiement de la soirée, comme pour les chambres, faute de règlement d’avance, les tarifs ci dessus seront majorés de 30% sur place.

Details et informations auprès de Maître George 02.98.78.90.43 ou 06.31.80.23.60

Remarque très importante : Lors de notre soirée du 16 Juin chez Merlain, nous avons bénéficié de magnifiques conditions climatiques. C’est peut être l’une des raisons qui a poussé certains des participants à oublier certaines règles élémentaires. En effet, Chez Merlain, il est impératif de respecter le voisinage : Même si le temps le permet, on ne joue pas à l’extérieur, on ne se ballade pas looké sur les trottoirs du village (on peut se changer sur place), et les fumeurs discutent à voix basse lorsqu’ils sont dans le fumoir… Merlain a eu de très désagréables retombées suite à notre mauvais comportement en Juin. Nous rappellerons à chacun ces obligations élémentaires et nous nous assurerons qu’elles soient bien respectées. Si ce n’était pas le cas, notre association ne serait plus la bienvenue au Donjon de Merlain dans l’avenir, et en conséquence, les responsables éventuels seraient exclus définitivement de nos soirées futures.

Chapitre de Marseille – Soirée du Samedi 1er Septembre 2012 – 20h – Donjon de Bessan – Agde

in Evènements, Soirées thématiques

Chapitre de Marseille

Samedi 1er Septembre 2012 – 20h

Soirée BDSM en Rouge et Noir

Donjon de Bessan

Route de Pezenas

AGDE

Les animations se feront principalement en extérieur !

Accueil et animations par Maître André et Maître Dometplus

Dress Code : Cuir, vynile, latex en Rouge et Noir.

RESERVATIONS OBLIGATOIRES :

06.15.49.16.58 ou 06 ou 06.75.08.66.95

Participation aux frais :

Couples : 60€

h seuls : 60€

f seules : 30€

Concours photo : « Miss ADJ Août 2012″

in Art, Arts Plastiques

Concours photo « Miss ADJ août 2012 »

Je vous rappelle les modalités de notre concours mensuel :

Le concours porte sur des photos personnelles, le critère de choix sera l’esthétique de la photo, mais il faut aussi qu’un élément évoque la soumission, et si possible que des éléments de la photo évoquent le mois concerné.

Il y aura donc une Miss ADJ chaque mois de cette année 2012.

Les gagnants de chaque mois recevront une entrée gratuite pour deux personnes à une soirée de leur choix (valeur d’environ 60€).

De plus, un calendrier 2013 sera édité, avec une page par gagnante et il sera offert aux lauréats.

Voici la photo qui a été choisie pour illustrer le mois de Juillet 2013 :

De nombreuses photos très jolies nous ont été présentées. Certaines d’entre elles nous ont semblées tout aussi valeureuses que la gagnante, mais ne correspondaient pas à l’illustration du mois de juillet. Nous avons donc décidé de garder certaines de ces photos pour concourir pour illustrer d’autres mois !

La photo gagnante de Juillet :

Alors, merci de m’envoyer vos plus jolies photos qui illustreront la soumission et le mois d’Août (le plein été, les vacances, les fruits, le 14 juillet, la plage, etc…) par mail à g.berthou@hotmail.fr.

Merci de votre participation et bonne chance !

 

L’anglais décrit dans le château fermé. – A.P. de Mandiargue – Chapitre XII

in Art, L'anglais décrit..., Littérature

Chapitre XII : Saturne dévorant ses enfants (âmes sensibles s’abstenir)

J’étais encore sous le coup de cette impression quand je vis arriver Montorgueil, suivi du nègre Publicola qui n’avait d’autre habit qu’une culotte en grosse toile rouge, coupée sur une jambe au genou, sur l’autre au milieu de la cuisse. Mon hôte s’envelop­pait d’un grand manteau à capuchon, dont l’étoffe, entre gris et mauve avec des lunules pâles, plus que d’un moine fantasque lui donnait l’aspect d’un énorme et fort inquié­tant papillon de nuit.

— Ab ! me dit ce démesuré bombyx, que je vous présente les sujets de l’expérience. Voilà donc Mme Auguste Valentin (comme en famille, nous l’appellerons par son prénom : Bérénice), la jeune épouse d’un avocat de Bordeaux qui eut à défendre mes intérêts et qui très bien s’en acquitta ; voilà leur fils unique, Césarion, en qui l’on avait mis de si nobles espérances que j’ai vraiment du chagrin à l’idée qu’elles vont être déçues tout à l’heure, et qu’il ne sera jamais rien de lui. Mais que faire ? Il faut sacrifier beau­coup si l’on veut connaître quelque chose. Remarqués, puis signalés par moi, ravis par mes vauriens (chez qui la fin de la guerre a laissé une insupportable nostalgie de ce genre d’entreprises) pendant une promena­de aux Quinconces, la mère et le fils m’ont été livrés peu de jours avant votre venue. J’ai eu soin de les conserver frais, pour vous les donner en spectacle.
Celle qu’il me désignait ]’écoutait avec une fervente attention, et elle tenait les yeux fixés sur nous, mais elle ne prononça pas le moindre mot, et je ne devais jamais enten­dre le son de sa voix, Seulement, à mesure que Montorgueil discourait, elle étreignait son enfant avec plus de tendresse et de crainte. Bérénice Valentin était une très jolie jeune femme, de type français, mais plus touran­geau que gascon ; son visage, régulièrement dessiné, s’encadrait de cheveux châtains, coupés au-dessus des épaules ; ses yeux avaient la couleur des bleuets ; sa petite robe blanche laissait entrevoir des formes élancées, bien faites pour toucher un cœur sensible à cela ; ses jambes étaient nues et dorées ; aux pieds, elle avait des souliers de tennis.

D’aussi beaux sujets, malheureusement, sont rares, reprit le maître du château. Mes recherches ne vont qu’à de très jeunes épouses, indubitablement chastes, mères d’un seul enfant, lequel ne doit pas avoir plus d’une dizaine de mois. On a quelque peine à se procurer en nombre suffisant des bestiaux qui répondent à toutes ces conditions, et l’on n’est pas souvent gâté, comme aujour­d’hui, sur le chapitre du coup d’œil. Vous allez voir, maintenant, en quoi consiste l’ex­périence.

Sur un ordre de lui encore, les deux nègres empoignèrent la jeune femme et lui arrachèrent son enfant, ce qui s’exécuta sans un cri, mais non pas sans résistance. Après quoi, quand ils eurent jeté le marmot dans un coin, ils conduisirent leur patiente à la croix de Saint-André contre laquelle ils la placèrent, dos sur le bois. Par les poignets et par les chevilles ils la lièrent très étroitement aux quatre bouts des axes, et sa tête posait sur une planchette à collier, au centre de l’appareil. Quand ils eurent fini, et quand il fut évident qu’elle ne pourrait remuer de nulle part que du milieu de son corps, ils allèrent reprendre l’enfant, qu’ils dépouillè­rent de tout ce qui l’emmaillotait ; puis ils le suspendirent par les mains à cette sorte de trapèze que j’ai dit, devant la croix. Le visage de la mère et celui de l’entant se trouvaient ainsi l’un en face de l’autre, et rigoureuse­ment à la même hauteur.

— Bien, dit le maître ; mais rapprochez un peu le trapèze.
L’on rapprocha, jusqu’à donner à la Femme la plus claire et la meilleure vision de son malheureux fils. Et quand cela aussi fut au point, Gracchus fit sous la robe une caresse insolente.

— Comme d’habitude, lui dit Montorgueil, tu vas aller derrière cette femelle pour l’obliger à garder les yeux ouverts. Il pourrait lui venir caprice de les fermer, et nous aurions travaillé pour rien.
Lui et moi, nous étions dans nos grands fauteuils, à moins d’un mètre de la scène.
A toi, Caligula. Tu sais ce que tu as à faire.

Le grand nègre se baissa pour prendre le rasoir, et il vint, dansant un peu, vers ceux que l’on avait préparés pour des traitements que je ne savais encore, mais que je devinais cruels. D’abord il palpa le corps de Bérénice Valentin, maniant brutalement les seins et les cuisses, et il la regardait dans les yeux avec un mauvais rire. Son vit était tendu comme une barre, dans la culotte large. Je m’attendais à le voir tomber sur la femme, que ses liens exposaient sans aucune défense à toutes les attaques, et qui tremblait, mais c’est vers Femànt qu’il se tourna. Après avoir tracé du doigt, sur le petit visage, une ligne médiane, il appuya en haut de cette ligne le fil de son arme, et d’un mouvement précis et doux, maintenant sa victime d’une poigne solide, il trancha rapidement la peau du front, celle du nez (avec le cartilage), les lèvres, les gencives et le menton jusqu’au bas du cou ; puis ce fut le tour de la poitrine, du ventre, enfin du sexe menu qu’avec applica­tion il partagea en deux moitiés strictement égales. Le sang giclait de partout, horrible­ment. Alors le nègre (qui avait des ongles longs) saisit les deux bords de la plaie à l’en­droit de ce qui avait été le nez, et il tira violemment la peau à gauche et à droite, écorchant ainsi, en quelques secondes, le visage de l’enfant sous les yeux de sa mère. La manœuvre fut répétée plus bas, afin de dépouiller tout le petit corps sur sa face antérieure, jusqu’aux cuisses. La mère, à qui l’autre nègre tenait, de force, les yeux ouverts, n’avait pas perdu un détail de la terrible opération, et elle respirait avec un bruit de houle. Au lieu de la blancheur à laquelle on se fût attendu, ses joues avaient pris un teint de pourpre, qui répondait curieusement à l’aspect hideux du petit écorché.

— A ce moment de la vie où les femmes sont encore liées à leur créature comme par un fantôme de cordon ombilical, dit Montorgueil, détruire en un instant, devant elles, le visage de leur unique enfant, ce visage qui contient tout leur amour, qui est le lieu de toutes les raisons de leur existence, hors duquel il n’est pas un objet, ni une image, qui les puisse vraiment émouvoir, l’effacer à leurs yeux comme par un trait de gomme, le changer en figure anatomique, pensez au bouleversement (le mot est beaucoup trop faible) que cela doit produire en elles, Et admirez-moi d’avoir inventé pareil instru­ment de choc. Si la fibre nerveuse se comportait comme en chimie les molécules, à quelles réactions n’assisterions-nous pas ? Mais la nature humaine est absurde, et c’est le plus incroyable qui est commun. Généra­lement, voyez-vous, cela les échauffe.
Caligula avait plongé sa lame dans la poitrine du petit garçon qui, je crois, respi­rait encore ; et puis, après qu’il l’eut déta­ché, sans même s’écarter de nous, d’un geste vigoureux il le jeta par-dessus la balustrade.
— Bon appétit les crabes ! dit-il.
Le rasoir, essuyé soigneusement sur un pli de la culotte, revint à son lit de fourrure. Après quoi le bourreau se remît au travail : il arracha la robe de la mère, déchira, par lambeaux, tout son linge, sans pourtant dénouer aucun de ses liens. Le beau corps fut au jour, un peu plus replet que je ne l’avais imaginé, et il brûlait, cramoisi comme de plaques de rougeole. Gracchus, jouant des leviers, fit basculer la croix qui prit en bas du cadre une position horizonta­le, couchette-surprise où gisait notre captive offerte à tout venant. Caligula, débraguetté en un tour de main, était en l’air avec magnificence ; il se baissa sur la belle écartelée, ouvrit du doigt un con moussu de fauve et baigné d’humeur, introduisit le gland et d’un seul coup de reins (mais de nègre) planta jusqu’aux couilles, dans la chair molle, l’énorme vit qu’il m’avait montré la veille, comme une massue brandie sur la nuque de Michelette.
Regardez bien, dit Montorgueil.

Penché vers la figure de Bérénice, il explo­rait aussi son pouls. Celle-là, les traits égarés complètement, les yeux agrandis, ouvrait une bouche baveuse qu’elle tendait avec une sorte de désespoir vers les lèvres du violent qui la foutait en arquant le corps, comme s’il avait voulu ne la toucher nulle part qu’à l’intérieur du vagin. Ses seins bandaient en pointes de cuirasse, son ventre s’élevait et s’abaissait, un frisson sur sa peau courut, qui finit convulsivement ; il était sans nul doute qu’elle se trouvait la proie d’une jouissance aveugle et furieuse.

Au premier assaut, reprit mon hôte, sans qu’il ait été besoin d’aucune prépara­tion, la putain reluit. Et c’était une femme froide, savez-vous ! Et même dans les bras de son cher mari, je ne croîs pas qu’elle ait jamais beaucoup mouillé ! Mais elles sont toutes pareilles ; traitez-les comme je fais, elles jouiront comme des chiennes. Voyez-moi ces contorsions, ces yeux à la renverse, cette mine extasiée… Foutrechaud ! Je suis sur que vous bandez, vous qui êtes, à ce qu’il parait, un homme à queue.

Il me toucha, se tut peut-être une mi­nute, méditant, puis, avec une hostilité subite :

— Descendez maintenant. Vous en avez assez vu. Allez passer votre grossier émoi sur le grand cul dont je sais que vous êtes friand, ou sur la motte de mes négresses. Nous fini­rons sans vous.
Je fus bien aise de lui obéir et de m’esqui­ver, non pas, comme il me l’avait enjoint, pour aller retrouver des filles qui s’étaient cachées je ne sais où et auxquelles, après ce que j’avais vu, j’eusse été bien incapable de faire la moindre politesse, mais parce que, sans porter aucun jugement sur ce que mon redoutable ami nommait ses expériences, j’étais terrifié par ses caprices, ses brus­ques sautes d’humeur, à ce point de crain­dre le pire si je restais plus longtemps au château.

Je montai dans ma chambre, j’y échangeai le costume à la mode de Gamehuche contre celui qui a généralement cours dans les pays d’Europe. En toute hâte, sacrifiant même une valise que je n’avais pas retrouvée, je courus à ma voiture. Le moteur voulut bien partir à la première sommation. Gracchus, qui tout de suite avait paru dans la cour, m’observait, et dans son regard, cette fois, je crus lire qu’il m’enviait. J’étais anxieux s’il m’ouvrirait la porte, maïs il le fit dès que je l’en eus prié. Alors, malchance, je vis que la mer, qui montait depuis plus de deux heures, avait entièrement recouvert le chemin d’accès ; cependant, j’avais un tel besoin de franchir la pesante enceinte et d’être sorti du cercle que je n’hésitai pas à conduire mon véhicule hors du château, sur la plate-forme extérieure. La porte fut refermée derrière moi. Je ne vis plus personne.
Courbé sur mon volant, toute la nuit, je veillai, attendant que la mer fût haute et puis qu’elle descendît de nouveau. Vint l’aube enfin, et vers six heures les vagues cessèrent de battre le chemin. Le vent était si fort, quand je passai, que j’eus de la peine à maintenir la bonne direction. Je roulai quelque temps au hasard, sur les mauvaises routes de la lande, puis, quand je fus dans
un site abrité de taillis, j’arrêtai la voiture, je relevai toutes les vitres et je m’endormis comme on meurt.
Ajouterai-je que je ne fus pas extrême­ment surpris, trois semaines après que je fus rentré chez moi, de lire le suivant entrefilet dans les colonnes de faits divers du Phare de Vit, auquel, pour bien savoir les heures de marée, je m’étais abonné peu avant mon départ.
« Hier, à la tombée de la nuit, une explo­sion d’une violence extraordinaire a mis en émoi notre contrée. Le ciel, au sud de Saint-Quoi, parut tout illuminé par un terrifiant éclair vertical ; en même temps les maisons tremblaient et un fracas inouï venait jeter la panique dans la population et dans le bétail. On se perd en conjectures sur l’origine du phénomène, expérience atomique ou mala­dresse de contrebandiers, qui semble avoir eu lieu dans la région la plus déserte de la Côte de Vit. »

Quelques jours plus tard, un article plus long venait confirmer ce que j’avais deviné tout de suite : c’est-à-dire que la mystérieuse explosion était partie de Gamehuche. Il n’avait pas été retrouvé la moindre chose du château ni de ses habitants, si rien n’émer­geait plus à marée haute et si la marée basse, à l’endroit que j’avais connu luxueux et fortifié, ne découvrait maintenant qu’un vaste chaos de pierres, bientôt livré aux algues et aux coquillages. Le journaliste faisait un éloge immodéré du châtelain disparu, qu’il nommait, tour à tour, M. de Mountarse, Montent dans la résistance, un riche Anglais, un philanthrope, un démo­crate, un patriote exemplaire et un fidèle ami de la France ; son article se terminait par un pressant appel à souscrire, afin que l’on pût ériger un buste du héros devant la mairie de Saint-Quoi.

Sans doute (et probablement, selon l’heu­re de la catastrophe, au cours d’une nouvelle expérience) Montorgueil avait-il bandé sans plus disposer de rien qui fût capable de le faire décharger ; et alors, fidèle à sa promesse, je pense qu’il avait branlé le petit bouton et tout foutu en l’air. J’envoyai mon obole à la souscription, pour (avec un humour qui certainement ne lui aurait pas déplu) saluer une dernière fois cet homme d’une intolé­rable grandeur. Et pour que mon abominable récit, au moins, s’achève sur quel­ques mots de tendresse, j’avouerai que je ferme souvent les yeux en évoquant le cul d’Edmonde. Il ne tarde pas à venir flotter, comme une double montgolfière blanche et rosé, dans le ciel obscur créé par mes paupières ; quand je vois qu’il m’adresse de petits pets amicaux d’entre ses rotondités palpitantes, je souris, à l’idée de la chère et douce fille dont il était le meilleur orne­ment.

Mais ce rosé ni ce blanc ne me feront jamais oublier que Montorgueil m’avait dit :
Éros est un dieu noir.

FIN

Chapitre de Paris – Soirée du 1er Septembre 2012 – 22h30 – Orchidée Noire – Paris 09

in Evènements, Soirées thématiques

Chapitre de Paris

Soirée du Samedi 1er Septembre 2012

La rentrée des filles mal élevées

Orchidée Noire

50, Rue Saint Georges

75009 PARIS

C’est à une nouvelle soirée des filles mal élevées que nous vous convions le samedi 1er Septembre.

Après de longues vacances, pendant lesquelles elles n’ont pas manqué de se dissiper, il est grand temps de les remettre dans le droit chemin et de leur rappeler les principes de la sagesse !

Ne rien entendre, ne rien dire, ne rien voir, voilà un bon début ! Les boules quies, les bandeaux pour les yeux, et les baillons nous aideront à les ramener à de meilleurs sentiments !…

Dress code impératif : hommes tenue sombre et sobre, femmes : tenue fetish, sexy et/ou très dénudées. Une préférence pour les jolies tenues en latex !

Tarifs :

Membres de la communauté du Triskel et ou du Cercle de l’orchidée noire :

Femmes seules : invitées. Couples et Trav. ou Trans. : 40€. Hommes seuls : 60€ (quota limité)

ces prix incluent une consommation gratuite. (Renouvellement : 4€ et 8€)

-Non Membres :

- Sur place : Femmes seules : 20€. Couples et Trav. ou Trans. : 60€. Hommes seuls : 70€ (quota limité)

ces prix incluent une consommation gratuite. (Renouvellement : 4€ et 8€)

Réservations :

Les réservations sont obligatoires.

Pour la marche à suivre, voir le site de l’Orchidée Noire :

http://lorchideenoire.fr/

Ou contacter Maître George au 02.98.78.90.43