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Le destin de Cassandre : chapitre XXVIII

22/05/2012 in Art, Le destin de Cassandre, Littérature

Chapitre XXVIII

 

La vie est plutôt agréable dans cette demeure, bien entendu il me faut composer avec les vieux barbons qui investissent le salon tous les soirs mais dans l’ensemble je suis heureuse ici. Le premier soir, j’ai rencontré Jeanne, c’est une fille charmante. Nous passons de longues heures à discuter de tout et de rien avec tout de même une petite préférence pour notre manière un peu spéciale d’aborder les relations avec les hommes. Le plaisir que nous ressentons en nous soumettant nous rapproche et je pense que nous allons devenir de vraies amies.

Depuis quelques jours, les habitudes sont un peu bousculées, le valet du Roi vient faire son marché tous les soirs pour alimenter le « cheptel » de sa Majesté. Pour le moment je ne suis pas encore prête et je me fais toute petite ou je m’arrange pour être avec un client afin qu’il ne me remarque pas. Jeanne, elle, fait tout son possible pour qu’il la voie mais il ne s’arrête que sur les minois encore plus tendres que les nôtres…le Roi aime les filles très jeunes…

Ce soir, je vais faire la connaissance du Comte de St Germain, la Duquesnoy m’a brièvement fait savoir qu’il est connu et a des accointances à la cour et je vais bien m’en occuper.

Nous avons monté une petite scène avec Jeanne car il parait que le Comte est friand d’histoires biscornues alors je vais lui faire plaisir !

Il ne porte que du noir, c’est surement pour rehausser l’éclat des diamants qu’il porte à plusieurs doigts, à son gousset, si j’en crois ce que l’on dit dans les salons. Chez lui, le diamant semble être une passion aussi grande que le sexe : on raconte qu’il en a les poches remplies et qu’il s’en sert comme monnaie. C’est surement, ce qui lui donne ses entrées à la cour. On dit aussi de lui qu’il ne mange jamais, c’est étrange !

J’ai demandé à la Marquise quelques mètres de cordes de chanvre. Gabriel s’est chargé de transporter dans ma chambre 4 rouleaux, je pense que cela sera suffisant pour m’attacher comme je le souhaite.

J’attends Jeanne qui est partie faire ses ablutions, elle et moi sommes quasi les seules à nous laver régulièrement, les autres filles n’en voient pas l’intérêt…c’est un comble ! Nous passons tout de même la majeure partie du temps à recevoir la semence de clients sur nous, en nous, je ne comprends pas ce manque d’hygiène, au harem je me lavais plusieurs fois par jour. Là-bas, les couloirs et les pièces de plaisir sentaient bon, ici, malgré les litres de parfum déversés l’odeur nauséabonde de la sueur et du foutre reste présente !

«  Cassandre, tu as eu les cordes ? »

Je sursaute, Jeanne est revenue sans que je l’entende, comme d’habitude ! Elle rit.

« Ma pauvre Cassandre…c’est si drôle de te voir faire des bonds…je ne m’en lasse pas… »

« Tu n’es qu’une vilaine fille, Jeanne. Un jour, je finirai bien par te rendre la pareille. Pour le moment, viens m’aider. »

« J’arrive, j’arrive. Laisse-moi quelques minutes pour finir de m’apprêter, je vois le général ce soir, tu sais, celui qui aime les filles en bas et haut serré à l’extrême. »

Oui je m’en souviens, un grand maigre avec d’énormes mains. Il jouit en serrant le cou de ses partenaires et comme elles ont déjà du mal à respirer à cause des hauts serrés, la plupart s’évanouissent…encore une manie d’homme qui aime le pouvoir et qui adore avoir le contrôle sur les êtres qui s’approchent de lui.

 

Il a fallu plus d’une heure à Jeanne pour me ligoter comme je le voulais. Maintenant, je ne peux plus bouger mais mes orifices sont disponibles pour le Comte s’il désire en user. Jeanne s’est servi des montants du baldaquin pour me suspendre à demi, le haut de mon corps ne repose plus sur rien, il est maintenu en hauteur par un jeu de cordes qui passe sous mes aisselles et autour de mes coudes ce qui me les maintient en arrière et laisse ma poitrine exposée à la vue et au toucher de celui qui entre dans ma chambre.

Pour le reste de mon corps, elle a relié chacune de mes chevilles à mes cuisses en le tirant vers l’arrière. De fait, mon corps repose sur le lit avec pour seul appui mes genoux. Pour que mon sexe et mon cul soient bien libres et ouverts je lui ai dit de passer une corde à la jointure de chaque genou, de tirer vers l’extérieur et d’attacher chaque extrémité à un pied de lit. Jeanne n’a pas serré trop fort mais mon corps pèse de tout son poids sur les cordes qui me relient au baldaquin. J’espère que le Comte ne tardera pas à faire son entrée. Nous avons convenu avec Jeanne que s’il ne vient pas dans le quart d’heure, elle me détachera car sans elle je n’ai aucun moyen de me libérer d’autant que pour parfaire ma mise en scène, j’ai un foulard qui occulte ma vue.

Ce sentiment d’impuissance me donne des frissons de plaisir, je crains et je désire cet instant précis où je sentirai ses mains sur moi sans savoir ce qu’il va faire.

On vient d’entrer, c’est bien !

« S’il vous plait, détachez-moi ! Libérez-moi je vous en supplie ! »

J’ai pris le ton le plus plaintif possible comme si ma vie dépendait de la personne qui vient d’entrer. J’ai entendu le petit grincement du pêne dans la serrure de la porte, c’est fou comme les sens auditifs sont développés lorsque l’on a plus la vue, de même, mon odorat m’assure qu’il s’agit bien d’un homme qui entré dans la pièce.

« Eh bien, voici une bien étrange requête ! Pourquoi diable irais-je détacher une oiselle ainsi offerte ? »

« Monsieur, je vous en prie ! Je ferais tout ce que vous voulez ensuite, si vous dénouez mes liens. »

Le rire qui éclate dans mes oreilles m’informe de l’inanité de mes suppliques, j’ai donc bien deviné le personnage !

« Sais-tu qu’il y a quelques années j’aurais déjà enfilé mon braquemart dans ton con ? Il fut une époque où tu ne faisais pas autant de manières ! Mais pour l’heure, je vais seulement profiter de cette bouche que tu uses pour rien. »

Aussitôt, un gland force la barrière de mes lèvres et l’odeur forte de la sueur et de l’urine mélangées frappe mes narines, je suis envahie par ces relents nauséabonds. Il est de grosseur assez moyenne mais il entre et sort de ma bouche avec une telle vigueur que j’ai un mal fou à retenir l’envie de vomir qui monte dans ma gorge. Ses mains agrippent ma chevelure et maintiennent ma tête comme il l’entend. Des hauts de cœurs me font monter les larmes aux yeux et il s’en amuse.

« Bien, cela suffit. Cette petite introduction était des plus plaisantes mais la Duquesnoy m’a dit que tu aimais quelques violences dans les affaires de lit  et ta petite mise en scène va me faciliter la tâche.»

J’ai toujours les yeux bandés mais j’ai perçu le sourire du prédateur dans ses propos et ses remarques quelques peu étranges me déconcertent.

« Comte, je ne me souviens pas vous avoir déjà rencontré.»

J’ai parlé avant qu’il ait le temps de m’outrager un peu plus.

« Tu ne te souviens pas ! Mais, petite salope, tu as oublié ?  On s’est rencontré à la cour du Roi Henri et comme aujourd’hui, tu étais bien disposée à mon égard mais j’espère pour toi que tu n’as pas les mêmes intentions qu’il y a 300 ans. »

Je ne comprends rien à ses propos ! Encore un de ces illuminés qui croient à l’éternité !

« Tes agissements étaient pour le moins obscurs et je n’ai dû qu’à mon intelligence de ne pas être envoyé dans un cul de basse-fosse ! Et je t’assure que tu vas payer pour ça ! »

« Mais enfin, de quoi parlez-vous ? »

Il est totalement fou ! Et moi, qui suis attachée, sans moyen de m’échapper ! Quelle folie m’a pris ! Je ne sais toujours pas quelle mine a cet homme, je l’imagine assez grand et je dirais qu’il est robuste mais c’est là tout ce que je peux en dire avec mes yeux toujours cachés. Si je crie à l’aide ils vont penser à un jeu entre nous…cela arrive assez souvent que ces messieurs demandent aux filles de crier au secours pendant qu’ils forniquent…ça les excite.

« Le passé est le passé, aujourd’hui je suis là uniquement pour votre plaisir Comte…vous pouvez user de moi comme il vous plaira »

« Mais j’y compte bien ! »

Ma vue toujours obstruée, les mains et les pieds toujours liés, je suis à sa merci et j’aime cet état de dépendance à un homme…mon ventre me l’avoue…je suis trempée, ma chatte suinte !

Quelque chose heurte l’entrée de mon cul, c’est dur et froid, je crois reconnaître le mandrin en ivoire qui est accroché en bonne place à côté du lit, il est d’une taille assez imposante cependant j’ai connu pire pendant mon dressage. Mon œillet se déploie pour absorber le faux sexe, le Comte pousse sans ménagement l’engin dans mes entrailles…mon cul s’ouvre toujours un peu plus.

« Bien, je pense que tu as compris le but de ma manœuvre. Ton cul remplit de ce gros vit, le fourreau chaud et humide de ton con sera beaucoup plus étroit pour recevoir ma bite le moment venu et mon plaisir n’en sera que meilleur ! Mais en attendant, une petite flagellation aux orties pour faire rougir tes mamelles s’impose, rien ne vaut les orties pour faire circuler les sangs !! »

Oh bon dieu ! J’ai horreur de ça ! Je vais encore passer la moitié de ma nuit à me gratter ! Je ne sais pas ce que ces messieurs trouvent d’intéressant là-dedans ! Sinon voir une femme se tortiller en tous sens devant eux…mais en l’occurrence je n’ai pas vraiment le choix et qui sait peut-être y trouverais-je finalement du plaisir puisque je suis contrainte par les cordes à subir les picotements, les démangeaisons sans pouvoir les soulager. C’est la première fois que je l’on m’applique cette correction dans ces conditions là….

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Le Destin de Cassandre chapitre XXVI

29/02/2012 in Art, Le destin de Cassandre, Littérature

Chapitre XXVI

Les hommes installés dans le petit salon se retournent en entendant mes pas dans l’escalier, l’attrait de la nouveauté sans doute. Les yeux rivés sur les dernières marches, une façon de me préserver un peu des autres filles, je descends lentement un peu à la façon des plus grands à la cour, je tiens à marquer les esprits et que tous se souviennent de la fille soumise de la Du Quesnoy !

Il y a une dizaine de filles toutes très différentes et pourtant si semblables ! Le regard est lourd de maquillage, la bouche mise en évidence par un rouge agressif et la Marquise les a toutes affublées de robes ouvertes comme la mienne. Heureusement, j’ai l’âge pour moi, mais la concurrence pour attirer les clients sera tout de même assez rude,  elles ont l’expérience pour elles ! Dans un coin du salon, je remarque une fille un peu plus jeune, je dirais du même âge que moi ou peu s’en faut, elle est sagement  assise près d’un barbon ventripotent qui maltraite sa poitrine opulente de ses doigts boudinés. Il se dégage d’elle une aura de sérénité qui choque dans cet endroit.  Son visage mutin est piqueté d’une multitude de tâches de rousseurs, bien sûr on pourrait se moquer car la mode est au teint immaculé mais sa beauté non conventionnelle  plait surement aux hommes. Mon expérience au sein du harem m’a appris à me défier des idées toutes faites, ce que les femmes considèrent comme beau est souvent en contradiction totale avec la vision qu’en ont les hommes ! Instinctivement, je me dirige vers eux.

« Viens par ici Cassandre ! »

La voix sèche de la Marquise m’interrompt,  je me tourne vers elle et change de direction, obéissant à l’ordre énoncé. A ses côtés, Gabriel, le valet/étalon, besogne vigoureusement une jolie rousse occupée par ailleurs à contenter de sa bouche un homme d’église qui me rappelle mon  Chevalier, il a ce même visage avenant, légèrement poupin. Je connais cette sensation inouïe d’être prise entre deux mandrins de chair, les coups de boutoir de l’un enfonce dans le même temps la verge de l’autre au fond de la gorge jusqu’à être proche de l’étouffement. On se sent transpercée de part en part et c’est si bon !

« Cassandre, prends la place d’Anaïs, elle ne met pas assez d’entrain. N’est-ce pas mon cher ? Je suis persuadée que vous apprécierez ma petite nouvelle. Gabriel retire-toi !»

« Ma foi, la nouveauté  n’est pas pour me déplaire, Marquise. Encore faudrait-il que j’arrive à sortir mon chibre de la bouche de votre suceuse d’homme, on dirait une sangsue depuis qu’elle se sait en compétition ! » L’homme accompagne sa tirade d’un si grand éclat de rire que tous les présents se retournent et applaudissent à la répartie.

Il est temps pour moi d’agir. Je vais pousser cette jeune personne si elle ne bouge pas d’elle-même, je dois montrer ma détermination, mais il me suffit d’un regard pour qu’elle arrête immédiatement la fellation entreprise plus tôt ! L’homme est  membré comme un âne, je suis sidérée que la fille ait avalé en entier cette chose monstrueuse, je me serais montrée moins empressée si je l’avais vue avant ! Je peux à peine prendre son gland rougeâtre entre mes lèvres distendues, la circonférence est d’au moins 5 cm quant au reste je n’arrive même pas imaginer en gober un quart, vue sa longueur ! Mais voilà, Gabriel est déjà à la porte de mon con, il n’a pas perdu un instant pour se remettre en selle et ce n’est pas pour me déplaire ! Je sens avec délices mes chairs s’ouvrir pour absorber le pieu qui investit ma grotte et me pousse en avant. Prise entre ces deux monstres, je suis comme une poupée de chiffon entre les mains d’une petite fille, malaxée, étirée, froissée de toutes parts…je ne maîtrise plus rien et j’aime ça ! Je sens mon sexe suinter de désir, mes lèvres s’appliquent à enrober de douceur la colonne de chair suave qui tape le fond de ma gorge et ma salive s’écoule en longs filets de ma bouche…je dégouline des deux côtés…je ne suis plus qu’une catin avide de sexe, rien n’existe plus mis à part ce désir qui me transporte et je ferme les yeux pour rester dans cette bulle de plaisir.

Quelque chose de très chaud vient de heurter mon dos, comme un liquide que l’on verserait goutte à goutte dans le creux de mes reins cependant je sais qu’il n’en est rien. Je ne saurais définir ce que c’est pour le moment. Un picotement puis une chaleur qui se diffuse dans tout mon dos, la petite pluie s’intensifie maintenant, de même que la chaleur devient de plus en plus forte,  ce qui était agréable devient douleur et je me tortille autant que je le peux pour éviter cette averse brûlante mais prise comme je le suis, je ne peux pas m’échapper et d’ailleurs en ai-je vraiment envie ?

Le souffle de Gabriel est plus heurté, sa délivrance n’est plus loin. Il a pris à pleines mains la rondeur de mes hanches, mon cul, martelé avec toujours plus de vigueur, est maintenu fermement. Je crois avoir deviné ce qui, il y a quelques instants encore me brûlait… : de la bougie. Je sens les gouttes tombées sur mon dos, durcir en refroidissant et faire des petites croutes qui tiraillent ma peau. Je me demande quel plaisir cet homme a pu avoir en me versant la cire chaude, celui de me voir me tortiller comme un ver arraché à la terre ? Quoique en y repensant, Gabriel ne fait qu’obéir comme moi ; il est un pion entre les mains de sa maîtresse comme je suis la marionnette du Sultan. Nous sommes tous les deux, là, pour satisfaire leurs désirs égoïstes, la seule différence est que Gabriel est payé pour cela !

Le sexe dans ma bouche vient de tapisser ma gorge de longs jets de sperme au goût acre. Je me suis aperçue que chaque homme avait une saveur particulière et même la texture est différente. J’en viens à me demander si cela ne vient pas de leur façon de manger ou boire ? Les hommes qui boivent de l’alcool ont un sperme qui est beaucoup plus amère que les autres. Mes mâchoires distendues sont soudain soulagées, l’homme a eu son plaisir et se désintéresse totalement de moi, d’ailleurs il réajuste ses chausses sans plus se préoccuper du corps qui a accueilli sa semence.

« Ma chère Marquise, vous avez trouvé là une perle ! »

Au moins reconnait-il ma valeur !

« Mais mon cher, j’ai toujours le meilleur pour ma clientèle ! La qualité pour des gens de qualité ! J’ai une autre petite qui vous plaira, cette perverse aime recevoir les hommes dans ses reins et pousse des petits cris délicieux, tous ces messieurs s’accordent à me le dire. »

« Je ne manquerai pas de l’essayer à ma prochaine visite, mais pour l’heure il me faut regagner ma demeure et la sorcière qui la régente !»

« Venez donc plus souvent, mes filles vous feront oublier votre mégère. » La marquise s’est approchée de nous avec un grand sourire, c’est fou ce que cela peut changer son visage…elle devient presque belle !

« Cassandre, ne reste pas plantée là, va donc voir Jeanne qu’elle te nettoie le dos. C’est la donzelle dans le coin là-bas près de l’escalier…tu devrais t’entendre à merveille avec elle, elle est du même acabit que toi. Toutefois, ne t’attardes pas, tu as d’autres clients a contenter ce soir. »

Jeanne est la jolie fille que j’ai remarquée en arrivant au salon, j’espère que je pourrais m’entendre avec elle car elle parait être du même âge que moi, j’avoue que j’aimerais avoir une confidente…ça me ferait du bien de pouvoir parler. Je pressens que comme moi, elle aime le plaisir dans la douleur.

L’avenir me dira si je peux trouver une amie au sein de cette maison…

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Le Destin de Cassandre chapitre XXV

20/11/2011 in Art, Le destin de Cassandre, Littérature

Chapitre XXV

La Marquise a prit un ton sec pour donner ses ordres. Je souris, c’est une maîtresse femme, je suis dans mon élément.

Un jeune laquais vient d’entrer. Il est beau dans sa livrée à rayures bronzes et blanches, ses yeux verts émeraudes me dévisagent mais il ne semble pas surprit.

« Cassandre, je te présente Gabriel. Il est notre étalon maison. Tu m’as dit que tu savais satisfaire les hommes. Montre-moi ce que tu sais faire. Henriette ! Ouvre ton corsage et viens t’asseoir à côté de moi pour profiter du spectacle ! »

Gabriel, n’a pas bougé depuis son entrée dans le salon. Je m’approche de lui à quatre pattes. Je creuse mes reins. J’ondule ma croupe, j’en sais l’effet sur les hommes. Je ne suis pas déçue quand mes mains remontent lentement sur ses jambes musclées et s’arrêtent au centre de son anatomie. J’ouvre ses hauts de chausse et je sors sa verge déjà bien enflée. Elle est énorme. Je peux à peine en faire le tour de mes doigts. Je vais aimer la sentir en moi. Je caresse la veine qui courre le long. Je flatte ce membre doux comme de la soie.

« Elle est très belle… Je l’aime déjà ! »

J’ai envie de gober ses testicules ombrés d’un doux duvet blond. Ma langue lèche la peau tendre de son sexe et il grossit encore. Je prends son gland dans ma bouche, je le suce doucement. D’un coup de reins, Gabriel s’enfonce en moi, jusqu’au fond de la gorge. J’ai du mal à retenir des hauts de cœur. Mais comme j’aime ne plus avoir le contrôle…ma chatte est en feu !

« Gabriel, n’oublies pas ton rôle, prends la sur le pouf ! »

J’avais oublié la Marquise, tout ce qui n’est pas ce sexe dans ma bouche.

Gabriel se retire. Je m’accroche à ses fesses. Je veux sentir la saveur de son foutre dans ma gorge. Il est fort, me soulève sans effort et me pose sur un pouf. Mon dos repose sur le coussin de taffetas de soie bronze, mes pieds sur le sol de chaque coté, je suis offerte. Je souris, il va investir ma grotte. Je vais sentir son pieu me remplir, cogner le fond de mon ventre. Je suis une chienne en chaleur, je veux sentir coulisser sa queue dans ma chatte. Ma liqueur coule jusqu’à mes reins, il faut qu’il me prenne là aussi.

La douleur dans mon anus sera bonne.

« Prends-moi le cul ! »

La Marquise est occupée avec sa servante, ses seins à l’air, elle embrasse à pleine bouche la jeune femme. Le spectacle lui plait.

Gabriel m’a retournée a plat ventre. Je tends mes fesses vers lui, je m’ouvre pour lui faciliter le passage. Je suis écartelée par son mandrin, il pilonne mes reins sans plus se soucier de moi. J’ai mal. Dieu que c’est bon !

Il ne faut pas que j’oublie mon rôle, j’essaye de me ressaisir.

Je repousse Gabriel, non sans mal. Pour la Marquise, il faut qu’il jouisse sur mon visage. Je reprends son sexe entre mes lèvres, il a mon goût, mon odeur. Les soubresauts dans ma bouche ne me trompent pas, je le sort et reçois sa semence sur le visage.

Je suis fière de moi, frustrée de ne pas avoir joui mais fière d’avoir réussi le test.

« Ai-je passé avec succès mon examen d’entrée ? »

« Avec brio, petite diablesse ! Tu emménages quand tu veux ! Nous t’attendons. »

« Je serai chez vous dès demain ! ».

Je vais devoir être patiente pour ma mission, rencontrer tous les hommes que je peux même les plus insignifiants en apparence mais qui seront peut-être importants au final, mais il est sûre que demain je serais là !

Mon éducation va me servir, plaire avec ma soumission sera facile. J’aime obéir. La Marquise en profitera, elle va même m’aider sans le savoir.

La même jeune femme est venue m’ouvrir et me montre mes nouveaux appartements.

La chambre qu’on m’a attribué est petite mais coquette, le lit à baldaquin est grand, semble moelleux. Il y a une petite cheminée, je n’aurais pas froid. Sur une sellette en marbre rose sont disposés broc, cuvette et serviettes de lin. Je découvre sur un des murs les instruments qui vont servir au plaisir de mes futurs clients. Je n’ai pas le temps de m’attarder à les admirer, la jeune servante qui vient de déposer mon bagage m’enjoint de la suivre.

« Je m’appelle Anne, mademoiselle. Je suis servante au service de Madame la Marquise. Elle m’a mandée auprès de vous. Je suis chargée de vous habiller, de vous coiffer, de vous maquiller et plus généralement de veiller à votre confort parmi nous. J’aimerais maintenant faire votre toilette. »

Le cabinet de toilette carrelé d’une jolie faïence bleue, respire le raffinement, la baignoire qui trône au centre de la pièce est en cuivre on y accède par une petite marche, de jolies serviettes sont posées sur une desserte en marbre blanc, un feu dans la cheminée chauffe la pièce.

Anne se déshabille, ça ne m’étonne pas, un test de plus sans doute. Elle est jolie. Des hanches fines, des petits seins en poire, une taille bien dessinée, elle se sait avenante. C’est à mon tour d’être dénudée, la coquine en profite pour me caresser légèrement la pointe des seins. C’est agréable, je me sens bien.

L’eau du bain est délicieuse, juste à bonne température. Anne a entrepris de me laver, avec l’éponge, elle passe et repasse sur les endroits sensibles. Je vois que je ne la laisse pas indifférente, le rouge de ses joues et sa respiration un peu haletante en sont les indicateurs. Je me laisse faire, sans un mot.

« Mon dieu, je me laisse aller ! Je dois vous maquiller et vous faire essayer votre robe pour la soirée, puis vous amener chez la Marquise, dépêchons nous ! ». Anne vient de se rappeler les ordres.

Dommage, je commençais vraiment à apprécier ses caresses !

« Venez, mademoiselle ! Il nous faut prendre votre robe. »

Nous sommes toujours nues, elle ouvre une porte dérobée et je découvre une pièce remplie de dizaines de robes, toutes plus luxueuses les unes que les autres, dans des tons qui vont du blanc le plus pur au noir d’encre, les tissus sont riches, de la soie, du taffetas, du velours.

« Asseyez-vous, Mademoiselle, il faut que je vous coiffe et que je vous maquille »

Anne est douce, la brosse démêle ma longue chevelure sans à coup, j’aime qu’on me peigne, qu’on lisse mes cheveux rebelles.

Pour le maquillage, elle utilise un petit pinceau qu’elle trempe dans une poudre rouge carmin et en caresse mes pommettes. Anne ajoute une touche sur la pointe de mes seins, ça me chatouille un peu mais ce n’est pas désagréable. Avec ce rouge je suis indécente au possible, je vais plaire à ces messieurs.

J’appréhende un peu, je sens mon ventre se crisper, mon petit bouton grossir, j’aime ce mélange de crainte et de désir. Je suis faite pour obéir, j’ai appris à le reconnaître, je jouis des ordres donnés.

Anne me tend une robe.

« Madame la Marquise à choisi cette robe rouge pour vous pour ce soir ! »

Je ris. La robe est rouge avec des touches de blanc, la soie est douce, de très bonne qualité mais la coupe de la jupe est pour le moins originale. Deux pans la constituent, séparés en leur milieu à partir de la taille, ils laissent mon fessier et mon pubis à découvert en permanence. Quant au haut, il est corseté, la taille très serrée et s’arrête juste sous les seins. Je l’adore, elle met en valeur tout ce dont j’ai besoin pour séduire.

J’enfile les bas blancs que me tend Anne et noue les petits nœuds de satin pour les retenir. Je chausse, enfin des mules rouges et blanches à très hauts talons.

Je me sens belle, scandaleuse à souhait.

Anne ajoute une dernière touche à ma tenue, elle me passe un lourd collier de faux diamants autour du cou qui brille de mille feux entre mes seins blancs. Je pince les pointes durcies, la légère douleur me donne le courage de me lancer dans l’arène.

Je vais contenter ces messieurs au-delà de leurs espérances et la Marquise sera ravie. J’espère pouvoir lier quelques sérieuses amitiés avec les filles de la maison pour obtenir des renseignements sur les hommes importants.

Pour l’instant, je vais descendre dans l’arène et montrer à la Marquise ce qu’une femme peut obtenir grâce à la soumission !

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Le destin de Cassandre chapitre XXIV

28/10/2011 in Art, Le destin de Cassandre, Littérature

Chapitre XXIV

C’est revigorée par ma nuit de repos que je fais la connaissance de Malik, c’est un homme grand et fort, son teint halé ne laisse planer aucun doute sur ses origines orientales bien qu’il soit vêtu à la mode européenne contrairement à Abdul qui ne veut pas quitter ses vêtements ottomans. Malik est intimidant même si son sourire adoucit par instants ses yeux d’encre, son teint sombre accentue la dureté de ses traits, je suis persuadée qu’il a pour mission de me surveiller plus que de me guider. Le Sultan désire toujours avoir un œil sur moi, mon départ n’a pas amoindrit ses sentiments à mon égard.

Malik a ordre de me laisser une semaine de repos pour me familiariser avec la ville. Ensuite, j’entamerai ma mission et tenterai de me faire connaître à la cour par le biais de la Du Quesnoy.

J’ai revu ma première impression sur Paris, je comprends maintenant pourquoi cette ville fait tant d’effet sur ses visiteurs. Je prends maintenant plaisir à arpenter les rues pavées et j’admire les façades richissimes des nobles demeures que je découvrirai bientôt de l’intérieur.

La maison de la Marquise Du Quesnoy est réputée pour accueillir les hommes importants qui veulent s’encanailler et comme je suis, somme toute, assez bien faite, j’ai dans l’idée que cette demeure est l’endroit idéal pour mes desseins.

J’ai mis une de mes plus belles robes. J’ai choisi parmi les créations de la couturière de Lyon, elle est d’un joli mauve et sa coupe met en valeur mes formes pleines. Le regard des hommes dans la rue s’attarde sur moi, j’ai bien choisi.

J’ai à peine frappé à la porte de l’hôtel particulier qu’elle s’ouvre sur une très jolie jeune femme.

« Je voudrais proposer à Madame la Marquise une affaire qu’elle ne pourra refuser ! Mais je veux l’entretenir en personne ! »

J’ai pris mon air le plus autoritaire. Hors de question qu’elle ne me reçoive pas.

Il se dégage de l’entrée un parfum d’opulence qui ne trompe pas. Miroirs ornés de dorures, sellette de la plus belle facture, tapis d’orient qui recouvre le sol sont gage d’une certaine aisance financière.

J’attends debout au milieu de ce hall depuis quelques instants lorsque la servante me fait signe de la suivre et m’introduit dans un petit salon.

La Marquise est assise dans un fauteuil de cuir. C’est une femme d’âge moyen encore assez belle malgré quelques ridules au coin des yeux et de fines mèches blanches qui se mêlent à sa chevelure auburn. Elle lève les yeux de son livre lorsque je m’avance vers elle.

« On ne m’avait pas dit qu’il s’agissait d’une enfant ! Qui vous a communiqué mon adresse et que me voulez vous ? »

« Je m’appelle Cassandre, Madame, et j’ai seize ans. Votre adresse est très connue des gens de qualité et voici une lettre de l’Abbé de Sade qui m’a indiqué votre établissement. J’aimerais me mettre à votre service et être pensionnaire chez vous. »

« Rien que cela ! Sachez, Mademoiselle, que je n’ai besoin de personne actuellement. Nous sommes au complet. »

Il faut que l’amadoue avec ce qui compte le plus pour elle.

« C’est bien dommage ! Vous auriez pu gagner beaucoup d’argent grâce à moi. Beaucoup plus qu’avec vos autres pensionnaires… »

« Ah oui ! Vraiment ! Et comment cela serait il possible ? »

« Eh bien, je sais que je corresponds tout à fait au goût de votre clientèle : Je suis jeune et jolie, bien élevée, cultivée, noble de cœur et d’esprit. De plus, je sais donner du plaisir aux hommes. Enfin et surtout en ce qui vous concerne, je n’ai pas besoin d’argent. ».

« Que veux-tu dire exactement quand tu prétends ne pas avoir besoin d’argent ? »

« Je veux dire exactement ce que je dis : Vous pourrez garder la totalité de ce que je gagnerai ici. »

« Et pourquoi ferais-tu cela ? Quel est donc ton intérêt dans cette proposition ? »

« Ca, c’est mon affaire, dites vous que je recherche peut être un riche mariage. »

« Je ne veux en aucun cas une fille qui choisira ses clients suivant leur fortune ou le fait qu’ils soient mariés ou non. Il n’y a qu’une seule règle ici et elle est valable pour toutes les filles sans exception. Ca, ce n’est pas négociable ! »

« Je suis très obéissante et disciplinée. Je sais suivre les consignes. Vous ne serez pas déçue de mon obéissance à vos règles. »

« Déshabille-toi ma petite, montre-moi tes atours. »

Voilà, l’instant critique est arrivé.

Je me déshabille lentement, sensuellement comme on me l’a apprit. Mes cheveux noirs ébène font ressortir le blanc laiteux de ma peau et le bleu de mes veines se devine sous elle. Je me cambre et offre à son regard mes seins ronds et pleins. Je les sais beaux. Les aréoles rosées et les pointes dressées sont une invitation à les sucer comme des petits sucres d’orge. J’écarte un peu les pieds pour qu’elle puisse apprécier le galbe de mes longues jambes.

« C’est à votre goût, Madame ? »

« Tu es vraiment très belle. Mais, dis-moi, tu es toute jeune et tu dis savoir donner du plaisir aux hommes ? D’où tiens-tu ta science ? »

« Là aussi, c’est mon secret. Vous pouvez simplement me faire confiance et me croire. »

« La vie m’a appris à ne croire que ce que je vois ! Tu ne veux pas me dire ton secret. Il faudra alors que tu te plies à un petit test. Pour le moment, approches toi de moi que je te parle des usages de la maison. »

La Marquise relève ses jupes pendant que j’avance vers elle, aucun doute, je vais devoir lui donner un aperçu de mes talents.

L’accès à ses charmes est facile, elle a une culotte fendue, je vois sa toison noire sous les dentelles blanches, les lèvres charnues de son sexe sont entrouvertes. Agenouillée entre ses jambes gainées de soies grises, je plonge ma tête vers son triangle odorant, ses poils chatouillent mon visage, j’avais perdu l’habitude, toutes les femmes du harem étaient épilées selon les désirs du Sultan. Sa saveur acide fait monter le désir dans mon ventre et je m’applique à mordiller son clitoris proéminent. Ma langue goûte la liqueur qui coule de son con. Sa main appuie sur ma nuque et j’enfonce ma langue dans sa grotte en feu mimant les mouvements de va et vient d’un sexe d’homme. Que c’est bon ! Je me retiens pour ne pas plonger mes doigts dans ma chatte.

« C’est très bien, ma chère petite, continue comme cela pendant que je t’explique : La discrétion est le mot d’ordre de ma maison. Les hommes que tu verras n’ont pas de nom, et tu ne devras en aucun cas leur parler de leur métier ou d’aucun sujet de conversation qui ne soit de la dernière légèreté. Ici tout n’est que badinage, pas de philosophie, pas de finance, pas de religion, et surtout pas de politique. Nous prenons ici toutes les précautions possibles, néanmoins je te conseille d’utiliser à chaque fois que ce sera possible tes mains et ta bouche pour satisfaire ces beaux messieurs. En effet, certains d’entre eux, et non des moindres sont « poivrés ». Il faudra bien pourtant que tu acceptes qu’ils te prennent. Nous avons un bon médecin, mais tant que tu ne seras pas guérie, tu ne travailleras plus ici. De même pour les enfants : Nous avons une faiseuse d’ange, mais pendant ta convalescence, je ne voudrais plus te voir ici. Enfin quelques clients, de plus en plus nombreux, exigeront de disposer de ton petit trou. Je sais que cela pourrait te valoir l’excommunication et une condamnation à être marquée au fer rouge, à être flagellée en place publique et à la prison. Néanmoins, il n’est pas question que tu refuses. Au moins, dans ce cas, tu n’auras pas d’enfant ! Laisse-moi te dire que je suis très contente de ce que tu es en train de me faire… Nous allons faire tout de suite le petit exercice dont je t’ai parlé. »

Je suis fière de moi, elle aime ce que je lui fais, je sens son jus couler dans ma bouche, je ne pensais pas y prendre autant de plaisir mais je suis au bord de l’orgasme sans même me toucher.

Mais il ne faut pas que je me laisse aller, d’ailleurs la Marquise me repousse et rabat sa jupe. Elle tire sur la cordelette d’appel.

La jeune femme qui m’a fait entrer arrive en courant. Je suis toujours aux pieds de la Marquise, nue, mais elle ne me prête pas attention. J’ai l’impression d’être invisible.

« Va vite chercher Gabriel et rejoins nous avec lui ! »

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Le destin de Cassandre chapitre XXIII

03/10/2011 in Art, Le destin de Cassandre, Littérature

Chapitre XXIII

Me revoilà sur la route de Paris, j’ai en poche la lettre de l’Abbé et quelques adresses de personnes à contacter dans la capitale. Je viens de passer une petite quinzaine de jours au château de Saumane. Après avoir fait connaissance de manière un peu rude avec le Marquis, j’ai pu apprécier sa conversation d’homme bien né, ses vues sur notre monde sont des plus intéressantes quoique quelques peu subversives ! Je crois aussi que je ne lui suis pas indifférente, il a, à plusieurs reprises, manifesté le désir d’être seul avec moi afin de pouvoir user en toute tranquillité de mon corps.

J’ai découvert mille et une manières de maîtriser la douleur grâce au Marquis car bien sur il s’est exercé sur moi dans l’art de faire mal, son oncle sera bientôt dépassé et de loin ! Mon avenir est incertain mais nous aurons un jour ou l’autre l’occasion de nous revoir et je suis intimement persuadée qu’il saura alors parfaitement contrôler ses gestes pour faire souffrir sans abimer irrémédiablement les chairs martyrisées. Je garde quelques traces de notre rencontre qui s’estomperont avec le temps mais il s’en est fallut de peu pour que je ne sois marquée à vie dans mon intimité, le Marquis a fouettée l’intérieur de mes cuisses avec une brassée de ronces, là où la peau est la plus fine et les branchages ont déchirés ma vulve en même temps, le sang a coulé le long de mes cuisses mais il ne s’est pas arrêté pour autant, il a frappé encore et encore, seule l’arrivée de son oncle m’a sauvée !

Hier encore, nous nous apprêtions à partir quand il m’a prise par derrière sans préalable. Ses mains ont emprisonné mes seins pour les malaxer sans ménagements, étirant les pointes avec force. Il a des élans de violence qui font peur mais qui me font vibrer bien plus encore, a l’instant même, y repensant, j’ai le ventre qui se noue, une multitude de petits picotements dans le sexe et une envie irrépressible de me caresser que je vais cependant devoir réprimer jusqu’à la prochaine étape !

Abdul me laisse rêvasser à mon aise, il est plongé dans la lecture d’un roman offert par l’Abbé, cet homme ne cesse de m’étonner ; je l’ai connu, brute épaisse et le voici qui se transforme au fil des mois en homme du monde, il nous arrive même de converser longuement, bien sur nos avis divergent mais il admet, au final, qu’une femme peut penser et mon dieu, je n’y croyais pas, son éducation ne l’a pas préparé à entendre ce genre de choses et la vie de la caserne encore moins ! Enfermé dans un carcan de préjugés sur les femmes, il reconnait encore difficilement que je puisse faire comme bon me semble pour mener à bien ma mission alors même que le Sultan m’a laissé toute latitude ; seul le résultat compte !

A ce propos, l’Abbé m’a donné une adresse sur Paris, afin que je me loge et que je puisse approcher tous gens importants et qui pourraient mettre utiles. Il m’a cependant informée que la dite adresse est celle d’un bordel tenu par une grande bourgeoise qui se fait passer pour une marquise. Je ne sais pas pourquoi, mais cela ne m’a pas étonnée outre mesure ! Je commence par croire que les hommes d’églises sont des libertins de la pire espèce car l’Abbé m’a, en outre, donné le nom de quelques curés susceptibles de m’aider dans mon entreprise et qui sont de fidèles adeptes du bordel de la Duquesnoy.

Je verrais sur place si j’en ai l’utilité, je préfère me débrouiller par moi-même et ainsi n’avoir de compte à ne rendre à personne, excepté au Sultan bien entendu ! Mais je lui sais gré pour l’adresse et ses quelques mots sur la propriétaire des lieux. Ils me permettront de mieux appréhender cette femme et surtout de la mettre dans de bonnes dispositions à mon égard.

« Tiens-toi donc un peu ! »

Une ornière, une de plus, dans la route qui nous mène à Lyon vient de me faire chavirer sur les genoux d’Abdul ! Ce voyage m’épuise ! Les routes sont dans un tel état qu’il faut s’agripper en permanence à son siège pour ne pas tomber à bas ou verser sur son voisin.

« Vous savez bien que ce n’est point de ma faute ! »

« Même le plus petit chemin de l’Empire est mieux entretenu que ce que vous avez l’indécence de nommer route ! Je me demande ce que tout le monde trouve de si bien en France ? Pour ma part, je ne vois que saleté, désordre, impertinence des femmes et lâcheté des hommes qui n’osent pas les remettre à leur place de femelles. »

« Abdul, je vous l’ai dit, les femmes, ici, ont quelques droits que vous n’admettez pas mais dont il va falloir vous accommoder pour vivre en bonne intelligence avec les français et ne pas mettre en péril ma mission ! Vous savez que le Sultan y tient beaucoup et je suis sûre que vous ne voulez pas le contrarier. Vous savez ce qu’il en coûte ! »

Il me tarde d’arriver dans la ville de Lyon, l’abbé m’a dit que l’on y faisait les plus belles soies du royaume et que les meilleures couturières, mis à part celles de la capitale, y avaient leurs ateliers. Je vais pouvoir étoffer un peu plus ma garde-robe. J’imagine aisément que j’ai vais encore batailler avec Abdul pour avoir les fonds nécessaire à la confection de deux ou trois robes et j’en souris d’avance. Je prends un malin plaisir à contrarier cet homme et à lui faire admettre qu’une femme peut avoir raison, il est tellement prévisible dans ses raisonnements que c’est d’une facilité déconcertante de lui faire perdre son calme !

Nous avons trouvé une auberge très accueillante, dont la femme m’a donné plusieurs adresses de couturières très rapides et effectivement celle que j’emploie vient de me livrer une robe de toute beauté commandée il y a seulement 2 jours, la soie rose est une pure merveille aussi douce que la peau d’un nouveau-né !

Je veux être à mon avantage pour me présenter à la cour, avec cette robe je vais pouvoir mettre en valeur mon décolleté et attirer l’œil de ces messieurs, rien de tel que l’ébauche d’un sein pour les faire saliver et venir à moi. Je ferais le tri parmi eux pour ne garder que ceux qui me peuvent me servir dans mon entreprise. Mon séjour au harem aura au moins servi à ça : savoir repérer les personnes utiles, celles qu’il faut flatter pour obtenir ce que l’on veut ou au contraire se montrer exigeante mais cela m’est plus difficile…Malgré ma réticence à le reconnaitre je préfère de loin que l’on exige de moi !

Hier encore, je me suis caressée dans mon lit à l’auberge aux souvenirs des moments passés entre le Marquis de Sade et son oncle, l’Abbé, agenouillée, bouche ouverte pour les recevoir dans ma gorge à tour de rôle, la tête maintenue en arrière par la poigne de l’un ou de l’autre, peu importe, l’essentiel c’est cette chaleur ressentie au creux de mon intimité et qui m’a ôté toute velléité de rébellion. Lorsqu’ils me laissaient après avoir usé de mon corps, sans se soucier de savoir si j’avais eu le moindre instant de plaisir, j’étais dans un tel état de manque ! Ma main droite entre mes cuisses avec mes doigts qui jouaient sur mon clitoris et la gauche sur un sein pour titiller la pointe. Je sais où me toucher maintenant, pour jouir pleinement mon majeur et mon annulaire allant et venant à l’entrée de mon vagin et mon pouce qui appuie fortement sur mon bourgeon turgescent. Il ne m’a fallu que quelques minutes pour jouir follement au creux de mon matelas. J’ai eu toutes les peines du monde à retenir mes cris lors de mon orgasme, je crois que la femme de la chambre voisine a entendu quelques-uns de mes gémissements car ce matin elle m’a jeté un regard outré. Mais je n’en n’ai cure, c’était si bon !

Nous repartons demain vers la capitale, encore des jours a passé sur les routes défoncées du royaume à entendre les ronchonnements d’Abdul. Je me demande ce que devient Lili, il faudra que je lui écrive un mot lorsque je serais établie, j’aimerais savoir si sa relation avec la petite Charlotte a survécu au couvent et si son côté dominant est toujours aussi évident? Il me plait de croire que oui et qu’elle ne supportera pas longtemps le calme de l’abbaye de Penthemon. Elle me faisait rire et j’aurais plaisir à la revoir dans d’autres circonstances que celles qui nous ont mis en présence l’une de l’autre.

Nous sommes arrivés à Paris. Quelle déception ! Les rues sont sales, autour de moi je ne vois que des masures. Une odeur pestilentielle se dégage des tas d’immondices déposés à l’entrée de rues trop étroites pour y laisser passer suffisamment la lumière du jour. Est-ce là, la ville que l’on me disait magnifique que tant de gens vantent ?

Le voyage a été éprouvant, je ne veux plus entendre parler de carrosse, je ne suis plus que plaies et bosses. Abdul a pourtant loué ce maudit équipage pour son confort.

Il a su se montrer discret et respectueux, je dois être en bonne forme pour le plan des services secrets du Sultan, mais malheureusement le périple n’en pas moins été harassant. Enfin, je vais pouvoir me délasser l’auberge où nous allons résider un moment semble confortable, les odeurs sortant des cuisines sont alléchantes, ma chambre est petite mais propre. Je suis trop fatiguée pour diner. Malgré le bruit qui monte de la salle, je vais dormir comme un bébé dans ce lit moelleux. Demain, Abdul doit me présenter mon guide.

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Le destin de Cassandre chapitre XXII

24/08/2011 in Art, Le destin de Cassandre, Littérature

Chapitre XXII

L’Abbé m’a retournée et me rattache illico à la croix mais il ne m’occulte plus le regard.

Deux jeunes gens me font face : le plus jeune d’une rare laideur, à la peau grêlée par la petite vérole et sa tête, mon dieu sa tête est énorme ! Quant à l’autre il est plutôt bien fait de sa personne mais sans doute le sait-il un peu trop ! Il est bien mit et son visage respire la santé contrairement à son cousin.

« Mais n’est-ce pas votre jeune cousin Mirabeau qui vous accompagne ? »

« Vous avez raison mon oncle et franchement je crois que ce spectacle n’est point pour lui, voyez comme il garde la bouche bée comme une carpe. Vous admettrez volontiers avec moi que ce n’est pas ce que l’on attend d’un homme d’église ! Et cette jeune damoiselle est bien mal en point, il y a de quoi faire taire plus d’un jeune puceau ! »

« Cependant, mon cher neveu, vous conviendrez que ce serait un péché de ne pas s’occuper de ce cul ! Allons laissez vous tenter et coloriez donc le devant de notre Cassandre du même rouge que le fessier. Ne me dites pas que dans votre régiment aucun soldat ou prisonnier ne s’est fait châtier par le fouet»

« Oh oui, mon cousin faites donc que je vois à quoi cela ressemble ! »

« Taisez vous donc ! Vous n’y connaissez rien ! Sachez mon oncle qu’il n’est pas dans mes habitudes de me réjouir de ce spectacle, la guerre n’est pas un jeu»

Je suis là à attendre le bon vouloir de ces messieurs, mon dos me fait un mal de chien et je pressens que d’ici peu le devant fera de même car je vois enfin l’instrument de torture concocté par l’Abbé : comment un homme d’église a-t-il pu avoir l’idée d’un tel engin ?

Au bout d’une longue cravache de dressage il a attaché de fines lanières de cuir mais a bien y regarder, chaque lanière est une tresse qui se finit par un nœud agrémenté d’un minuscule crochet de fer. Je comprends maintenant la brûlure que j’ai ressentie à chaque coup qu’il m’a donné ! Mue par je ne sais quelle étrange inspiration je tends mon buste vers le jeune homme, je sais qu’il a envie de frapper mon corps meurtri mais que sa morale comme la mienne réprouve le plaisir qu’il y prendrait. Je vois sur son visage les tourments, les interrogations mais aussi l’envie  de prendre l’objet que lui tend son oncle. Quant au cousin il ne pipe plus mot, il s’est mit à l’écart et visiblement attend que le petit Marquis se décide, j’espère en tout cas qu’il ne lui viendra pas l’idée de vouloir se substituer à son cousin ! Il est bien trop jeune, sans doute le même âge que moi mais n’a pas vécu ce que j’ai enduré, il ne pourrait pas comprendre ! Non il ne peut pas comprendre le plaisir que j’ai dans la douleur. Le Marquis, oui, je le devine sombre, torturé, sous son air enjoué, lui pourra comprendre, pas tout de suite mais plus tard il saura le bien qu’il va me faire.

« Marquis, s’il vous plaît, faites le »

« Voyez comme elle réclame mon neveu, ne la contenterez-vous pas ? »

« Eh bien puisque l’on me le demande si instamment, je ne puis refuser. Mais faites donc sortir Mirabeau ce spectacle n’est vraiment pas pour lui »

Je regarde les mains qui vont bientôt m’infliger douleur et plaisir, elles sont belles longilignes,   très blanches, soignées mais je les soupçonne fortes et malgré tout capables de tendres caresses.

Il s’approche doucement de moi, ses pieds glissent sur le sol on dirait un danseur, il ne le sait pas encore mais il va adorer me frapper, de cela je suis sûre. J’ai appris depuis ma capture à reconnaître les signes avant coureurs, la lumière dans les yeux, le sourire  et surtout la voix douce qui se veut persuasive. Ce jeune homme fait partie de cette catégorie de mâles fiers de leur pouvoir et qui en usent pour dresser plus faibles qu’eux, ils oublient bien souvent que leurs plaisirs sont aussi les nôtres. Je crois que c’est ce qui le choque chez moi et il va me le faire payer.

« Mon cher oncle, m’ordonne plus ou moins de vous maltraiter, vous m’en voyez désolé…mais je ne saurais désobéir à un homme de Dieu, n’est ce pas ? J’ai cependant un souci, je dois vous avouer que je n’ai jamais manié un tel instrument. Il se peut que je sois quelques peu maladroit et que des parties très sensibles de votre anatomie soient martyrisées….croyez bien que cela ne sera point voulu. »

Attachée comme je suis de toute façon je ne pourrais rien faire quand bien même je le voudrais !

« Faites donc monsieur le Marquis de Sade, vous serez sans nul doute surpris de ma résistance à la douleur et oserais-je le dire…du plaisir que j’y prends ! »

Mon dieu ! Je suis folle mais qu’ai-je dis ? A voir sa mine réjouie, il va prendre un malin plaisir…

Un premier coup s’abat sur ma poitrine nue mais il n’est pas appuyé, il n’a pas encore trouvé la bonne distance pour me frapper. D’ailleurs, il recule d’un pas et glisse légèrement sur le coté. Une goutte de sang perle sur mon téton droit…il a trouvé ses marques.

« Je vous croyais néophyte…aaah ! »

« Mais oui très chère…pour preuve le coup qui vient d’atteindre la chair tendre de votre vulve…vous m’avez distrait et voyez le résultat ! Je vais devoir recommencer et ajuster mes coups.»

Il a reprit ma correction, je me tais, je tiens à préserver mon visage même si mon corps, lui, n’est plus qu’une immense plaie et que je devine chez lui un plaisir nouveau, le sourire a disparu, désormais il s’applique à ce que chaque coup touche une partie différente de mon corps méthodiquement il revient ensuite à son point de départ : mon sein droit. Pas une parcelle n’est épargnée en dessous de mon cou. Les petits crochets s’enfoncent dans mes chairs toujours plus profondément.

« Faut-il que je continue mon entrainement Cassandre ou cela vous suffit-il ? »

« C’est assez monsieur, je n’en peux plus. »

« Il va falloir être plus convaincante très chère ! Vos larmes ne me suffisent pas. »

Je ne m’étais même aperçu que je pleurais, concentrée sur mon apprivoisement de la douleur et le plaisir que je sens sourdre entre mes jambes.

« Je vous en supplie monsieur le Marquis, pouvez-vous arrêter, je n’en peux plus ? »

« Je vais détacher vos jambes mais pour les mains vous attendrez que mon bien-aimé oncle revienne vous délivrer, ce qui ne saurait tarder. Je l’imagine impatient de voir le résultat de ses consignes »

« Mais et votre plaisir ? »

« Pour ça ne vous inquiétez pas mon chibre va de ce pas investir votre con que je vois dégouliner et s’ouvrir comme celui d’une chienne en chaleur ! »

L’Abbé qui est de retour, seul, rit à gorge déployée.

« Ma foi, mon neveu, pour un homme qui prônait il y a peu la maitrise de soi, vous vous êtes – passez-moi l’expression – quelque peu lâché ! »

« C’est que cette jeune personne, s’est montrée particulièrement insolente mon oncle ! »

« Ne vous l’avais-je point dit ? Le cul mérite qu’on s’y attarde mais je vois que le devant aussi ! »

« Un peintre aurait pu immortaliser la beauté des traces, ce dégradé de rouge, il faudra y penser une prochaine fois. »

« Quelle délicieuse idée ! »

Je bouge un peu mes mains toujours liées à la croix, pour les désengourdir, je ne sais pas depuis combien de temps je suis là mais je suis prête à parier que la nuit ne va pas tarder, mon estomac me le rappelle vigoureusement.

« Bien vous aviez raison, je suis là maintenant et nous allons détacher la donzelle prise entre nous deux ne pensez vous pas qu’elle trouvera son compte ? »

L’Abbé a joint le geste à la parole, je suis libérée de mes liens, mais ceux invisibles qui me retiennent près de la croix à la merci de ses deux hommes sont beaucoup plus puissants que n’importe quelles chaînes ! Mon corps ne demande qu’à être pris.

Je n’en peux plus, je suis fourbue, l’oncle et le neveu  m’ont sodomisée, prise comme une chienne, obligée à faire une fellation à chacun sans aucun répit et aucune attention pour mes blessures, mais c’est au moment ou je croyais ne plus pouvoir en supporter plus que je me suis noyer dans le plaisir, une lame de fond qui m’a prise et emmenée très loin. J’ai un mal fou à reprendre pied dans la réalité, la douleur qui avait refluée pendant mon orgasme revient au galop pour me rappeler les tortures que les deux hommes viennent d’infliger à mon corps.

Le Marquis s’est déjà rajusté, ses joues sont à peine rosies par les efforts qu’il a fournit pour me frapper et l’ardeur qu’il a mit à me prendre le cul ! Moi, le sperme des deux souille l’intérieur de mes cuisses et c’est bon ! Finalement, j’aime l’odeur que je dégage, une fois mon désir assouvi.

« Cette petite séance m’a ouvert l’appétit ! Que diriez-vous de prendre un bon dîner mon neveu ? »

« Très bonne idée, avec cette jeune damoiselle à notre table, le souper sera on ne peut plus agréable ! »

« Savez-vous mon cher que Cassandre se rend à Paris, accompagnée par un infidèle ? »

« Est-ce vrai, petite ? »

« Je suis en effet une ambassadrice du Sultan Mustafa III envoyée à Paris et à ce titre accompagnée par un de ses serviteurs qui prend soin de moi mais me laisse toute liberté pour me mener à bien ma mission »

« Croyez que je me ferais un plaisir de vous recommander Cassandre, votre docilité fera des merveilles à Versailles »

Je ne pensais pas que l’Abbé serait si facile à convaincre et ma foi je ne m’en plains pas ! J’avais prévu de passer quelques jours ici pour le persuader de m’écrire une lettre d’introduction à la cour. Je vais pouvoir les passer à me détendre et faire plus ample connaissance avec le Marquis qui me sera peut-être utile pour la suite de mon voyage ?

« Mon oncle, serez-vous assez aimable pour m’héberger quelques jours aussi, je crois que dresser ce petite chienne de Cassandre sera somme toute un agréable passetemps, j’ai pris plus de plaisir tantôt que je ne le pensais ! »

Cette sortie du Marquis ne me surprend pas mais me laisse présager des jours qui, tout compte fait, ne seront pas de tout repos !