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L’empire de la Passion – Chapitre V – Par Cardassia

10/03/2011 in Art, L'empire de la Passion, Littérature

Chapitre 5 : De plus en plus loin

Le soir, Vanessa rentrait harassée du travail, bien qu’elle ait pu satisfaire le correspondant nippon pour l’installation du tout nouveau serveur de l’entreprise, elle était tout de même ravie de se lâcher. Elle avait pensé prendre un taxi pour rentrer en toute sécurité. Elle préférait rentrer en voiture. Elle arrivait à la maison et sa femelle n’avait pas quitté sa couette sauf peut être pour une touche de balai dans la cuisine. Elle avait certes désobéi, mais pour la bonne cause. Avait-elle osé manger en son absence ? Vanessa constatait en ouvrant le réfrigérateur que sa femelle n’avait touché à rien sinon pour faire la cuisine, un doux parfum de pot au feu embaumait la pièce.

V (pour elle-même) : « Oh ! mon trésor, tu as préparé le dîner, tu as osé me désobéir pour que je rentre en toute quiétude ce soir. Tu mérites une bonne fessée et un câlin. »

V : « Tu m’as désobéi, tu le sais, tu vas m’écrire ta punition dans le cahier et venir me la présenter. Tu me serviras un whisky bien tassé. Tu n’as rien mangé ? c’est promis ? »

F : « Oui ! ma Maitresse. J’ai désobéi pour que tu rentres sans avoir à te soucier, je veux être punie pour t’avoir désobéi et rien d’autre ! ».

Après son dîner, Vanessa se mettait à son aise dans le salon pour lire tranquillement. Seulement vêtue d’une nuisette, elle ouvrait son livre pour y trouver le mot le plus attendrissant qu’on ne lui ait jamais écrit.

Vanessa craquait, pleurait. Le texte l’avait atteinte en plein cœur. Elle était incapable d’en lire plus pour l’instant. Sa femelle était assise sur un pouf. Elle la regardait un moment. Elle était subjuguée. Vouloir ainsi se donner ne pouvait signifier qu’une chose : Vivre une passion délirante. Vanessa prenait son verre de Whisky et en avalait une gorgée. Elle claquait des doigts pour la faire venir à ses pieds. Une fois sa femelle arrivée à ses pieds, elle lui caressait les cheveux. Elle soulevait son visage par-dessous le menton et posait un baiser sur sa bouche. Le temps de se baiser suffisait à susciter dans son esprit un désir. Elle pouvait désormais tout se permettre avec sa femelle.

J’aimerai que tu te rases tout le crâne demain matin, par contre j’exige que tu révises ton pubis et tes aisselles. Tu penseras également aux sourcils. Ne te prive de tes cheveux que si tu en ressens le besoin.

La femelle attendait une exigence et non un souhait. Elle ne voulait décider de rien, son amour pour sa femme Maîtresse était devenu inconditionnel. Elle n’avait jamais su prendre de décision. Elle n’avait jamais été douée pour ça et sa lettre l’exprimait très clairement Elle voulait appartenir corps et âme à sa femme. Ne plus être que son jouet, subir ses caprices, connaitre ses rages par le fouet ou la cravache. Vanessa mit un temps à réaliser le titre de ce courrier. Elle n’y croyait pas encore. Comment sa petite soumise pouvait écrire cela. Pas qu’elle en fut intellectuellement incapable. Elle n’arrivait simplement pas à concevoir une telle annonce bien qu’elle y crut déjà bien fort. C’était la confusion totale. Vanessa relisait donc la lettre.

« A Ma petite femme que j’aime comme une folle.

Tu pourras faire de moi ce que tu veux, je suis si folle amoureuse de toi que je ne concevrais pas de te désobéir, ni te décevoir. Je suis devenue ton esclave, ton animal de compagnie, ton souffre douleur, ton faire valoir. Je suis ta femelle, ta petite moins que rien et c’est à cela que j’aspire pour toi de manière inconditionnelle. Exhibe moi nue sur la place public, traine moi en laisse, mon amour ira grandissant quoi qu’il arrive. Je n’arrive pas à me défaire de cette vision de ma vie depuis que je t’ai vue pour la première fois. Il m’a fallu attendre près de dix ans pour te trouver ou te retrouver car si je t’ai un jour aperçue, je crois que tu as aussitôt fait partie de mon existence. Je me suis inventée ta présence et me suis imposée des tas de supplices et des contraintes inimaginables pour que l’attente soit moins douloureuse. En lisant cela, tu dois me prendre pour une folle et je te l’accorde, je t’aime d’une folie douce et ravageuse. Le jour où je t’ai revue, ce désir ne s’est jamais éteint mais j’ai eu peur de l’exprimer de crainte que tu ne me jettes, que tu trouves cela absolument débile. Si cette lettre te fait mal, te gêne, frappe moi, venge toi sur moi je suis là pour ça. Je suis là pour que tu libères toute la pression endurée à ton travail. Je suis prisonnière d’une passion dévorante. Je ne veux pas que tu me ménages. Je veux que tu m’aimes comme cela. Je n’aurai plus qu’une envie de mourir si tu me refusais tout cet honneur

Ta femelle qui t’aime inconditionnellement. »

Vanessa pleurait, la lecture de ce texte la bouleversait, elle revoyait des choses du passé. Elle prenait le verre de whisky que lui tendait sa femme. Immobile la petite femelle nue portant ce collier comme unique apparat, attendait un ordre. Elle était à la fois ravie et peinée de voir pleurer sa compagne. Son ravissement était du à cette émotion qu’elle avait su communiquer et sa peine, à la voir à ce point bouleversée.

Pour Aurélie se séparer d’une partie de sa personnalité pour mériter sa place près de Vanessa n’était pas un grand sacrifice. Elle était a genoux, bien dressée et offerte, les mains sur la tête. Elle se laissait faire quand sa Maîtresse pressait le bout pointu de ses chaussures sur les tétons. Elle la laissait faire quand elle lui donnait des coups de pied légers sur sa vulve. Des coups qui l’excitaient bien. Elle ne bronchait pas quand Vanessa lui offrait son sexe. C’était un cadeau, un honneur.

Minuit sonnait déjà et Vanessa avait envie de faire un tour dehors. Il faisait doux et faire faire une promenade à sa chienne de femelle ne serait pas un luxe. Elle agrafait donc la laisse au collier et la conduisait entièrement nue dehors. Pieds nus, le bitume meurtrissait la plante fragile des pieds de la jeune soumise qui pourtant avançait fièrement. Elle voyait s’allumer les maisons au passage, elle était devenue la bête de foire.

V : « Accroupis toi et fait ton pipi sur le bord du chemin ! »

F : « Oui, Maitresse chérie ! »

La demoiselle se mettait en position, avait elle vraiment envie ? Devait-elle absolument profiter de ce moment précis pour vider sa vessie ? Sa maitresse la mettrait elle ainsi à ses besoins chaque soir. Finalement, un ruisseau bruissait sur le sol et coulait vers le fossé. La miction était livrée. Vanessa lui remettait une lingette pour se nettoyer et un monsieur assistait médusé à la scène.

Il avait l’air surpris et très choqué. Comment une jeune femme pouvait elle se laisser ainsi avilir, la question dans son esprit était plutôt autre. Pourquoi une femme se donne-t-elle à une femme alors qu’il y a tant de messieurs désireux de mater et dresser une femelle.

L’Homme : « Elle est d’accord au moins pour cela ? »

V : « Oui ! tout à fait ! »

H : « Vous répondez à sa place mais qu’en pense-t-elle vraiment ? »

V : « Comme je vous vois venir, même si elle vous répond elle-même, vous êtes capable de croire que je l’endoctrine, je ne vois donc pas l’intérêt de la laisser s’exprimer. De plus, elle ne veut rien dire sans mon avis ! »

H : « C’est de l’esclavagisme ! »

V : « C’en est et elle se donne avec plaisir, cette petite femelle ! Et vous vous en occuperiez d’une manière qui ne me conviendrait pas. Ce n’est pas une femelle à pénétrer, ni à faire des fellations. C’est une femelle qui aime et se donne à moi par amour. Maintenant le spectacle est terminé, vous pouvez prendre congé. La beauté de son petit corps ne vous correspond pas, elle est trop fragile pour un homme solide comme vous, vous la casseriez tant elle est délicate. »

L’homme bougonnait et Vanessa aidait sa femelle qui s’était naturellement assise en tailleur sur le bitume pour attendre sagement que Madame sa Maîtresse daigne la faire rentrer. L’air avait caressé son bonbon et elle avait dégusté l’instant. C’était bon et doux d’être toute nue dehors avec cette laisse froide qui caressait les seins. C’était bon d’entendre sa Maîtresse la prendre comme une femelle précieuse malgré cette miction nocturne et externe à la vue de l’inconnu. Qu’est ce que sa Maitresse lui réservait pour le lendemain ? »

Une fois de retour à la maison, la femelle léchait les bottes de sa Maîtresse, elle s’appliquait et aimait ce qu’elle faisait. Elle sentait la main brouiller sa tignasse et masser son cuir chevelu. Cuir qui allait sûrement être lisse car la femelle ne voulait rien pour elle et se donnait à fond pour celle qu’elle aimait. Elle était, elle le reconnaissait, dans un pur délire. La passion l’enivrait et elle voulait encore et encore se donner à sa Maîtresse. Allongée en position fœtale sur sa couette, la petite femelle se surprenait à sucer son pouce et à chercher une position confortable pour la nuit. Vanessa s’agenouillait et lui caressait le front.

V : « Tu es totalement folle, folle à porter la camisole, tu es devenue totalement ivre dingue, pourtant je t’aime plus que tout au monde et tu sembles heureuse de te livrer ainsi. Bonne nuit mon petit bout. Fait un gros dodo ! »

Vanessa était triste de gagner un lit vide de froid. Qu’était devenue sa femme ? Qui était cette femme couchée nue sur la couette ? Elle ne la reconnaissait pas comme épouse mais comme esclave, comme une petite femelle, une petite bestiole. Elle serait une peluche dans ses bras alors qu’avant elle posait sa main sur la vulve de sa femme pour trouver le sommeil. Ça lui manquait. Elle voulait l’avoir près d’elle au lit et n’arrivait plus à concevoir l’idée de ne plus la trouver ailleurs que sur la couette pliée en deux. Devenait elle aussi folle que sa femelle ?

Au petit matin comme de coutume, une limace s’offrait au petit hérisson brun et Vanessa gémissait de plaisir. Sa femelle la réveillait selon son devoir indéfectible. Vanessa constatait en prenant la tête de la jeune femme que celle-ci avait déjà le crâne tout lisse. Elle l’avait fait. Elle n’avait pas pu se résoudre ce matin à se présenter avec ses cheveux.

V : « Tu es folle, tu n’étais pas obligée ! »

F : « Je n’ai pas voulu me présenter sans l’avoir fait. Je me suis fait plaisir pour vous Ma bonne Maîtresse ! »

Les jeunes femmes prenaient le temps de faire l’amour. Elles étaient amoureuses et s’aimaient. C’était déjà cela. D’une certaine manière, traiter sa femme comme une bête de compagnie suscitait un manque de sa compagne qui parvenait à rendre les coïts saphiques encore plus passionnels. Vanessa allait se doucher et la femelle allait préparer le petit déjeuner. Elle confectionnait elle-même les croissants au beurre pour sa Maitresse. Elle lui offrait ses talents en cuisine et Vanessa n’avait pas à se plaindre pour cela. Souvent Harassée le soir, elle était toujours soulagée de sentir un bon parfum dans la cuisine.

Vanessa rentrait plus tôt ce soir là et trouvait Aurélie en pleins préparatifs. La marée embaumait la pièce alors que la mer était loin. La femelle préparait des plats Japonais. Vanessa se calait contre son dos et l’embrassait dans le cou. La petite boule de billard noire et lisse avait quelque chose d’excitant. On aurait dit un énorme clitoris. Aurélie laissait sa Maîtresse inspecter son sexe à la recherche de poils rebelles.

V : « Tu es impeccable, c’est bien, je t’aime tu sais ! »

F : « Je suis ivre dingue de toi tu sais. Et tout ce que tu peux exiger de moi n’est pas une contrainte, c’est du pur plaisir. Que veux-tu de moi ce soir ? Que j’aille toute seule faire mon pipi dehors ? »

V : « Pas toute seule, toujours avec moi ! »

F : « Pardon j’ai parlé, je n’aurai pas dû ! »

V : « Oui c’est vrai, tu n’as pas eu ta punition hier, c’était pour quelle raison ? »

Aurélie avait totalement oublié de quoi retournait la punition et allait directement écrire dans son recueil de repentir ce qu’elle pensait justement subir pour réparer l’impair et elle indiquait qu’elle méritait de rester deux jours sur la couette sans en bouger. Pas même pour manger. Elle ajoutait que de bonnes fessées étaient de mise. A genoux, elle présentait à sa Maîtresse le cahier et tête baissée elle attendait qu’en soit faite la lecture.

F : « Pour avoir parlé, je dois être bâillonnée et consignée deux jours de suite sur ma couette dont je ne bougerait que pour la miction autorisée par Ma Maîtresse qui me mettra le nombre de coup de martinet qu’elle jugera suffisant pour que je sois honorée de réparer ma faute. Humblement j’estime que cinquante semble être un nombre bien clément. Je suis prête dès la fin de la lecture, à assumer ma faute et à honorer ma Maitresse de mon sincère repentir. »

V : « Eh bien, quoi qu’il en soit, tu vas être punie selon ce que tu estimes juste dans ce cahier, nous allons commencer par le Martinet, tu dois te souvenir de cette faute ! »

F : « Oui ma Maîtresse, offrez moi de me permettre de corriger ma faute. »

Vanessa avait trouvé le temps de monter ce qu’il fallait dans le garage pour que sa femelle puisse y être traitée à juste titre et elle attachait sa belle à la croix de bois. Face contre le bois dur et rugueux. Puis le premier coup de Martinet s’abattait sur son dos. Puis un deuxième à la base des fesses. La femelle pleurait, ça faisait un mal de chien. Elle était pourtant toute émue de permettre à Vanessa de lui offrir l’occasion d’un bon repentir.

Épuisée par les coups, la femelle était à deux doigts de s’endormir et le feu des coups qui sourdait encore en elle la tenait éveillée. Elle se couchait sur la couette, les mains menottées dans le dos avec les chevilles. Le bâillon dans la bouche la faisait baver et le bandeau sur les yeux signait une bien longue et douloureuse nuit de deux jours. Délicatement, Vanessa passait de la crème pour apaiser la peau. Une première série de coups étaient toujours très éprouvante pour le derme. Les petites fesses noires étaient si douloureuses que le moindre contact avec le tissu de la couette était une torture.

Deux jours de consigne dans le noir absolu, dans la plus grande solitude. Aucun repas, aucune activité. Juste l’esprit apte à offrir les pires comme les meilleures pensées. Aucune cependant ne lui vint pour maudire sa Maîtresse.

Merci Ma Maîtresse chérie de me combler ainsi. Merci de me permettre de m’offrir ainsi à toi. Merci de me garder comme chienne près de toi. Je suis totalement dingue. Je t’aime à la folie.

Deux longs jours se sont écoulés et Vanessa en a profité pour s’offrir une soirée en discothèque et s’est offerte le luxe de dormir avec une autre femme. Nue dans ce lit d’adultère et pourtant il ne s’était rien passé de tragique sous les draps. La copine n’aimait pas les filles. C’était donc un problème en moins. Elle pourrait au moins regarder sa femelle en face. Elle rentrait et trouvait la petite donzelle comme elle l’avait laissée. Nue et attachée. Bâillonnée et aveuglée. Nue et Magnifique.

Libérée et abrutie par une sieste forcée, Aurélie allait dans le bain et Vanessa l’y rejoignait. Toutes les deux passaient ainsi la soirée à manger des sushis sur un plateau flottant. L’amour était encore au rendez-vous. Vanessa avait pourtant eu très peur de le perdre. Elle pensait que devenir la Maîtresse allait la distancer de sa femme devenue soumise et avilie. La main de sa domina sur son pubis, Aurélie glissait la sienne sous ses fesses et à l’aide d’une contorsion du bras, parvenait à trouver le doux trésor de sa compagne. Il y avait du poil à ce sexe là. C’était le signe de sa Maîtresse. Elle, simple soumise, petite rien du tout n’avait droit à aucun poil. Elle en était fière de ce corps tout lisse. Elle se sentait plus démunie et donc bien plus digne.

Elles passaient toute la soirée dans l’eau. L’eau était maintenant froide et les baisers étaient échangés sans se soucier de ce détail. Les seins de Vanessa étaient pressés par le dos de la petite femelle. Il y avait cependant assez de passion pour que la jeune femme d’affaire puisse passer outre ce détail assez douloureux.

Plongeant la tête dans l’eau, Aurélie tentait un cunnilingus en apnée. C’était à la fois drôle et éprouvant. Vanessa gémissait. Aurélie remontait à la surface. Elles éclataient de rire. La maitresse éclaboussait sa femelle qui le lui rendait en culpabilisant. Riant encore, la Maîtresse relançait une gerbe d’eau et ce fut la bataille. Il y avait de l’eau partout. La piscine était attendue et pourtant le budget serré ne permettait pas encore d’en passer la commande.

F : « Maîtresse, Cette piscine, c’est moi qui vais la faire, la creuser. »

V : « Toi ? »

M : « Moi oui, pour toi, pour nous je vais la creuser à la main, un peu chaque jour, dans la tenue que tu voudras me voir porter pour travailler. Oui, je veux le faire pour toi. »

V : « Tu fais déjà tout à la maison, la cuisine, le ménage, les comptes, tu ne me laisses rien et tu veux en plus creuser ce bassin ? Tu es folle ! »

F : « Oui Je suis folle et alors, je le sais c’est déjà cela. C’est un plaisir pour moi tu sais. Je n’arrive pas à imaginer comment je pourrais encore te parasiter comme je l’ai fait. Je veux payer ma part. Je suis ta femelle, ton esclave et tu dois te reposer de tes harassantes journées. Laisse-moi creuser et monter moi-même la piscine. Même si j’y mets un mois, un an, le seul fait de travailler comme une chienne pour toi me comble ».

Aurélie profitait donc du beau temps de ce samedi pour aider Vanessa à tendre les cordeaux pour délimiter le bassin. Puis elle prenait une pelle, se chaussait de botte et toute nue à la vue de tout passant potentiel, le collier au cou, elle commençait à creuser la terre. Elle était fière de s’offrir ainsi à sa maitresse qui allongée dans un transat, faisait des mots croisés pour se détendre.

H : « Dites ? Mademoiselle, je peux prévenir la police si cette dame vous maltraite ! »

F : « Mais touchez donc à votre cul, vous, de quoi je me mêle à la fin ! »

H : « Dites donc ! C’est comme ça que vous me remerciez ! »

Vanessa, allongée nue sur le transat allait voir l’opportun pour le congédier sur le champ. Elle souriait à l’adresse de sa compagne qui suait sang et haut. La femelle était autorisée à faire autant de pauses qu’elle voulait. C’était la condition pour qu’elle puisse s’adonner à ce labeur et pas plus de quatre heures par jour. Le temps était écoulé et la jeune femme creusait encore.

V : « Ça suffit ! tu as assez creusé, vient te rincer, tu es toute crado. Obéis, ouste ! Fini le travail pour aujourd’hui. Tu vas t’allonger par terre pour faire une sieste, je te mets une serviette, tu vois. »

F : « Oui, Ma maitresse adorée ! »

Le soir, Aurélie préparait des grillades pour dîner dehors sur la terrasse, la piscine était en train de se creuser et il n’y avait là qu’un vulgaire tas de terre meuble et un trou pour afficher un maigre résultat. Maigre aux yeux de la soumise, énorme à ceux de sa Maîtresse. Allongée sur le dos, les cuisses ouvertes, la petite femelle dormait alors que la viande marinait dans le vin et les herbes provençales. Les grillons chantaient et Vanessa regardait cette fille qui se donnait tant pour elle. Pourquoi n’était elle pas capable d’aimer autrement qu’en s’infligeant de tels traitements ?

Il y avait chez cette fille un comportement des plus louches et pourtant elle ressentait une sincérité et une spontanéité sans borne. C’était si fort que Vanessa se laissait tomber sur les fesses et fondait en larmes. L’image de la jeune Natacha lui revenait à l’esprit. Elle ne l’avait jamais revue. Aurélie lui offrait là ce que plus jamais sa petite amie disparue ne pourrait lui offrir. Elle avait osé imaginer que cette fille puisse être Natacha. Elle n’y croyait pas du tout. Aurélie ne lui ressemblait en rien.

F : « Vous pleurez, ma bonne Maîtresse, que vous arrive-t-il ? Quelle est l’origine de vos tourments ? »

V : « Toi, petite idiote, mais tu n’es pas responsable pour autant. C’est en moi. Je suis dingue de toi aussi. Je me perds. Je n’arrive plus à comprendre comment j’arrive à te maltraiter et à t’aimer en même temps. Je voudrais tant que ce soit simple. Je devrais trouver la manque de toi quand je pars travailler. Rien ! Je devrais aller te chercher quand tu te contentes de ta couette ! Rien non plus. Je t’aime et je n’arrive pas à culpabiliser quant à te trainer nue sur la rue avec une laisse comme une chienne. A te faire bosser comme un bagnard. A te laisser toute nue dans ce cachot froid et lugubre. Je n’arrive plus à culpabiliser. »

Vanessa était perdue. Elle n’imaginait pas avoir pris un tel pli quant à dominer sa jolie femme. En fait, elle se sentait plutôt coupable de ne rien ressentir pour sa femme qu’elle traitait parfois comme une moins que rien. Aurélie lui assurait que c’était ce qu’elle désirait elle-même, être traitée de la sorte parce qu’elle ne trouvait pas d’autre manière d’exprimer ses sentiments devenus trop forts.

Les filles dormaient d ans le même lit cette nuit là. La petite esclave encore et toujours privée de vêtement était lovée contre la brune perdue dans ses songes. Aurélie prenait la main de sa Maîtresse pour la camper sur son sexe. Comme il était de coutume de le faire avant qu’elle demande à être la simple et ridicule soumise tenue de dormir par terre. Elles s’endormaient toutes les deux l’une contre l’autre. Peut être que cela n’allait rien changer à leur relation Sadomasochiste.

Heureuse de se réveiller avec sa femme dans les bras, Vanessa décidait de conserver l’usage de la couette pour les siestes de celle-ci durant ses absences. Peut-être qu’Aurélie serait tenue de ne gagner le lit sous aucun prétexte quand elle serait au travail. Peut-être qu’elle pouvait essayer cela pendant un temps. Aurélie se levait et embrassait sa femme qui venait de se rendormir. Elle allait s’offrir son rituel du matin. Elle s’infligeait chaque matin cinq coups de cravache bien appliqués pour se souvenir qu’elle appartenait à sa femme. Elle avait pris une photo de sa femme entièrement nue alors qu’elle était assise sur le fauteuil. Elle avait donc encadré cette photo et s’en servait un peu comme d’une icône divine. Sa femme n’était elle pas une divine maitresse ses yeux ?

A : « Ma douce et divine Maîtresse, ma petite femme à moi, mon amour à moi, je me donne cette correction quotidienne pour me rappeler que je ne peux que t’appartenir. C’est devenu un rituel qui ne souffre à présent plus aucune exception. Je suis ta propriété, tantôt épouse, tantôt femelle, tantôt bestiole, tantôt esclave, tantôt rien du tout. Ma petite Maîtresse à moi, je te prie juste de ne pas songer à me vêtir. Je ne peux penser à te servir dignement que si je suis nue. Je suis fière de la joie que je t’apporte quand tu me veux près de toi. Mon bébé, ma petite femme à moi. Je vire dingue de toi, je suis malade quand tu pars le matin pour travailler et folle de te revoir le soir quand tu rentres. »

Vanessa avait observé la scène en silence. Aurélie avait les mains ouvertes, la tête basse face à l’icône. Elle était bouleversée de constater le point jusqu’au quel elle pouvait aller pour prouver son amour. Vanessa pleurait, elle glissait contre le cadre de la porte, un gémissement sortait de sa gorge serrée et sortait Aurélie de sa prière. C’était bien trop pour Vanessa qui n’en demandait pas tant. Aurélie la prenait dans ses bras et l’encourageait à se vider de ses maux. N’était ce pas non plus le rôle d’une soumise de veiller au bien être moral de sa Maîtresse ?

L’Empire de la Passion – Chapitre IV – Par Cardassia

28/02/2011 in Art, L'empire de la Passion, Littérature

Chapitre 4 : Le rituel

Vanessa sentait bien quelque chose d’étrange en Aurélie et pourtant sa grande dévotion la comblait, elle était donc parée à se soumettre et à s’offrir, Vanessa installait dans la chambre d’amis une table basse solide en chaine massif, celle-ci pouvait aisément supporter le poids d’un adulte de cent kilos et Aurélie n’en atteignait que de justesse la moitié. Vanessa la voyait bien allongée nue sur cette table pour lui permettre de se reposer. La table devait aussi servir d’autel pour qu’Aurélie vienne y procéder à un rituel bien précis. Elle avait déjà pensé que l’écriture d’un règlement n’était pas utile, surtout pour ne dire qu’une chose.

Vanessa était contente de voir Aurélie aimer la nudité et comptait bien l’exposer comme une œuvre d’art en l’obligeant à se coucher nue sur cette table dure et froide. L’idée de mot clés semblait pourtant constituer un système intéressant.

V : « Aurélie, viens par ici ma douce ! »

A : « Oui, Ma maitresse chérie ! »

V : « Quand je dirai « ŒUVRE D ART », tu viendras t’allonger toute nue sur cette table et tu n’en bougeras que quand je l’aurai décidé. Déshabille toi à présent, mets toi bien à ton aise puisque tu aimes ça ! »

A : « Oh ! Merci ma douce Maitresse. »

Aurélie se couchait sur la table après avoir été libérée du Harnais et après s’être dévêtue. Elle laissait ses deux jambes pendre de chaque coté et la largeur de la table l’obligeait à ouvrir ses cuisses à outrance. Vanessa positionnait sa belle en posture assez inconfortable pour que sa condition soit pénible. C’était une manière de lui faire prendre conscience qu’il ne serait pas aisé d’être à la hauteur pour mériter de lui appartenir. Aurélie levait donc ses fesses pour que sa maitresse place dessous un bloc de bois qui mettait son bassin bien en évidence. La position était inconfortable et Aurélie, pourtant, semblait ravie de se montrer ainsi à sa dominatrice chérie.

V : « Tu ne bouges plus de là jusqu’à nouvel ordre, tu ne parles pas, tu te concentres sur l’air qui caresse ta vulve, tu ne penses qu’à ta vulve, je veux qu’elle soit le seul point d’attache pour ton esprit. Ne pense à rien d’autre. A plus tard ! »

Aurélie obéissait, elle était à la fois heureuse et inquiète, elle savait que sa maîtresse lui préparait un long chemin. Le plus pénible dans cette situation n’était pas franchement l’inconfort de sa posture ni le caractère humiliant. C’était paradoxalement la peur d’être libérée, mêlée à la peur d’être ainsi contrainte pour une durée indéterminée. Ne pas savoir quand on la libérerait.

Vanessa venait de temps à autre pour regarder sa belle immobile, elle cherchait sur son visage, l’expression qui lui conviendrait. Elle voulait y lire le bonheur d’une soumise quant à sa condition de propriété. Elle peinait à le trouver, plus tard peut être, Aurélie cherchait peut être le moyen d’exprimer son bonheur. Vanessa s’agenouillait près d’elle et lui caressait le ventre, elle massait sa vulve.

V : « Tu es magnifique, tu es ma plus belle œuvre d’art. Tu vas encore rester ici quelques instants, j’aime trop de voir ainsi. Continue comme cela, tu me combles. »

Vanessa plaçait le réveil réglé pour sonner dans une heure, elle le plaçait là ou Aurélie pourrait le voir mais ne lui offrait à la vue que le dos de l’objet. Vanessa lui donnait une tape sur le pubis pour qu’elle réagisse et Aurélie émettait un faible gémissement. Vanessa disposait donc d’une heure pour mettre en place son rituel d’accès à la propriété.

Divers objets se trouvaient soigneusement alignés sur la table basse ornée à chacun de ses angles de grosses bougies rouges. Vanessa contemplait le résultat, dans sa tête elle se remémorait les textes du rituel. Elle allait posséder sa femme et c’était là une grande responsabilité. Elle était de par ce fait, elle-même soumise au devoir de prendre soin de sa nouvelle acquisition. L’heure de la cérémonie était arrivée. Vanessa sentait que ça grouillait en elle comme une nouvelle énergie qui la gagnait. Elle allait se changer. Sur son lit, avant une bonne douche pour être fraîche et pimpante, elle posait une robe noire en soie et en polyuréthane, des bas, un collier fait de chaînes et de plaquettes métalliques soigneusement gravées de dessins. Elle était fière d’elle, fière de posséder sa femme et pour une raison qu’elle ne comprenait pas encore, elle décidait de totalement dénommer sa femme. Elle la dépossèderait de son identité. Elle s’appellerait simplement « La Femelle ». Vanessa rasait entièrement sa vulve, elle y mettait le temps pour ne pas se blesser.

Aurélie se concentrait, elle, sur son propre sexe comme le lui avait ordonné sa femme, sa future maîtresse. Elle entendait les tics tacs mais n’en voyait pas les effets. Puis des pas, à la fois la joie d’en arriver au rituel et la peur d’en finir avec cet étrange confort installé dans son esprit. Aurélie ne voyait rien. L’épais bandeau de velours noir la maintenait dans l’obscurité. Vanessa la libérait de son entrave psychologique, lui tendait la main et l’aidait à se lever, sans un mot, elle la conduisait dans le salon ou était préparé le rituel. Elle lui ôtait le bandeau. Et l’embrassait fougueusement sur la bouche. Elle tenait son visage délicatement. Souriait à peine mais Aurélie se lançait à son tour dans un long baiser langoureux. Vanessa ne put lutter, elle se laissait transporter.

V : « Bien, ma belle, il est temps que tu entames ton rituel d’accession à ta condition de soumise, place toi là sur le banc, tiens toi droite, sois digne de m’appartenir. Ouvre tes cuisses, nous pouvons commencer le rituel. Prête à te donner ? Prête à accéder à l’EMPIRE DE LA PASSION ? »

A : « Oui ma belle, je suis émue, j’ai peur et pourtant je ne peux repousser plus longtemps l’échéance, je souhaite accéder à ce royaume dont tu es la reine et la déesse. »

Aurélie pouvait constater que sur chaque feuille A4 imprimée en écriture gothique était posée un objet. Vanessa caressait les fesses, les seins et le sexe de sa femme qui bientôt serait simplement sa femelle soumise. Vanessa prenait le premier objet et l’installait au poignet gauche d’Aurélie qui sentait maintenant battre son cœur.

V : « Par ce bracelet de gauche, tu de donnes à moi pour l’éternité, tu n’es plus à toi et ton existence n’a de but qu’en m’appartenant – Par ce bracelet de droite, tu t’abandonnes à ma providence, moi seule sait désormais ce qui te convient ou pas, moi seule sait ce dont tu as besoin et ce que tu mérites. – Par cette cheville gauche entravée, tu ne peux plus aller nulle part sans que je le permette, tes voyages courts comme longs seront selon mon unique volonté. – Par cette cheville droite entravée, Il ne te reste pour seule route que celle qui mène tes pensées à ma personne. Quoi que tu penses te mènera à cette unique destination. Tu n’existes plus que par ton corps et mon esprit. »

Vanessa était splendide dans son nouveau rôle, Aurélie était en extase. Elle regardait avec appréhension les cuirs à ses poignets et chevilles. La voix de Vanessa était sensuelle et la belle femme noire était transportée. Vanessa posait un baiser sur le front d’Aurélie en signe d’encouragement. Elle reprenait son rituel en posant quatre nouveaux objets dans son discours.

V : « Par ce bâillon tu m’offres le plus beau cadeau qu’une femelle puisse m’offrir, son silence, chaque mot venant de ta bouche ne peut que m’insulter et tu sais que tu ne désires en rien me nuire. – Par cette gamelle, tu es soumise à mon désir ou non de t’offrir la pitance, moi seule décide de ce que tu consommes, ou et quand tu consommes. Là ou se trouvera cette gamelle quand elle se présentera sous tes yeux, tu viendras y gouter – Par cette culotte qui constitue pour toi l’ultime outrage, je décide de ce que tu portes, de la manière dont tu portes les vêtements que je te confie. Moi seule décide donc de ta tenue vestimentaire. »

Vanessa installait la culotte sur le cul d’Aurélie qui commençait à se sentir prisonnière dans ce doux tissu. Elle versait une larme, elle se sentait désormais prisonnière de cette culotte. Vanessa avait eu raison de le dire après deux mois de nudité continue, la jeune soumise était trop entravée, elle avait le sentiment de déshonorer sa Maîtresse et celle-ci lui imposait dans cette condition inconfortable de laquelle elle ne pouvait se défaire.

Vanessa prenait les cahiers et les montrait un à un pour en expliquer l’usage, elle parlait lentement et tranquillement.

V : « Par ce cahier rouge, tu peux t’exprimer en me chérissant comme en me maudissant, je ne me souillerai pas à le lire. Il est, puisque tu ne peux me parler directement, ton unique confident. – Par ce cahier bleu, tu dois relever tes fautes et indiquer comment tu comptes sincèrement réparer tes impairs de la manière la plus sincère possible. – Par ce collier tu te donnes corps et âme, tu n’es plus à toi, ton corps est à moi, ton esprit m’appartient. Tu es par ce collier, dénommée, ton identité ne te sera rendue que selon mon bon vouloir. LA FEMELLE devient ta nouvelle identité. Le silence est ta langue natale. – Par ce bandeau, je t’offre la nuit et le jour à ma guise, je suis celle qui gère ton existence, celle qui te dit ce que tu dois et à le droit de voir. – Par cette badine tu es soumise à te souvenir de ta condition. Tu seras corrigée chaque matin pour que tu te souviennes de l’usage de chaque objet. »

Vanessa plaçait le bandeau sur les yeux de LA FEMELLE et lui ordonnait de se mettre debout et la plaçait face au mur, elle lui assénait donc une vingtaine de coups cinglants pour empourprer ce cul offert après lui avoir baissé la culotte. Il n’y avait plus d’Aurélie, il n’y avait plus de femme. Vanessa n’avait plus avec elle qu’une esclave. Une esclave prête à se donner en tout et avec fierté. Bâillonnée, aveuglée, Aurélie était en larme, émue d’appartenir à Vanessa, fière et attendrie par cette notion d’appartenance. Vanessa de ce fait, à son égard n’avait sans doute plus le droit de se tromper. Elle était soumise à sa femelle pour lui offrir ce qu’elle cherchait. Le sommet de l’empire de la passion.

(A devient F)

V : « Ne bouge pas, déguste l’extinction du feu des coups sur tes fesses. Avec moi c’est simple, tu ne prends aucune initiative. Je te ferai l’amour comme je te ferais la guerre, avec tendresse et passion, avec force et douceur. Quoi que je te dise, tu le feras sans penser à autre chose que me combler et chercher à mériter mon affection. Tu seras corrigée chaque fois que tu commettras une erreur, tu seras chérie chaque fois que tu te montreras digne de m’appartenir. Je vais te libérer la bouche pour que tu puisses prononcer les tous derniers mots avant que tu n’aies désormais plus le droit de m’adresser la parole. Tu disposes de cinq minutes pour t’exprimer librement. »

Cinq minutes pour parler, cinq minutes pour réaliser que si elle ne dit rien, ce seront les seules minutes dont elle aura disposée. Aurélie ne trouvait aucun mot, elle s’effondrait dans les bras de Vanessa et pleurait, les sanglots lui permettaient lors de la dernière minute de trouver les derniers mots précédent une longue existence de silence.

F : « Oh ! Ma divine Maitresse, c’est un moment si fort, je suis navrée de vous offrir une si mauvaise attitude. Je vous appartiens, je ne suis en vie que par vous ma déesse. Mon adorée déesse. J’ai confiance en votre jugement, je me prosternerai pour vous aduler. »

Vanessa plaçait la main sur la bouche en souriant, elle la regardait tendrement, elle lui remettait la culotte et prenait une paire de ciseau pour y pratiquer une fente. Elle écartait les lèvres de tissu ainsi pratiquée. La vulve était mise en évidence. Elle la caressait. Quand la femelle ferait la sieste, elle s’occuperait de finir la culotte pour qu’elle ne se défasse pas fil à fil. Aurélie était entre deux avec ce sous vêtement qui la couvrait tout en laissant nu son petit sexe

V : « Suis moi, j’ai envie de te faire l’amour car c’est moi qui décide de ce qui te convient et de ce que tu mérites. Suis-moi LA FEMELLE. »

Les jeunes femmes faisaient l’amour durant tout le reste de la journée et s’étendaient jusqu’au beau milieu de la nuit. Aurélie regagnait sa couette pliée en quatre au coin de la chambre après être allée faire pipi. Elle se pelotonnait sur la douce couette moelleuse et Vanessa la laissait à l’air libre, au cas où elle voudrait la regarder, sa femelle serait à disposition. Le chauffage était assez fort pour que la jeune esclave n’attrape pas de mal et assez froid pour susciter un certain inconfort.

Aurélie n’existait plus. La femelle n’avait son identité que sur l’état civil, ici elle n’avait plus que pour identité cette appellation imposée par sa maîtresse. Elle sentait la chaleur du radiateur dans son dos. Elle pensait à Vanessa, elle pensait à ces moments où elle prenait l’initiative de rejoindre sa belle sous la douche, c’était désormais interdit. Elle pensait à ces repas pris avec elle en tête lors des dîners aux chandelles. C’était fini. Il y avait en cette femme noire et nue un puissant désir d’appartenir à celle qui la prit en pitié dans la rue. Oui Elle avait parasité Vanessa et elle n’avait pourtant pas l’impression d’en payer le prix. Elle entamait le long et peut être interminable remboursement d’une dette consistant pour elle à reconnaitre l’amour qu’on daignait lui accorder, elle s’endormait sur ces pensées là.

Passablement excitée, Vanessa connaissait une énervante insomnie. Elle se levait et s’accroupissait près de sa femelle. Elle lui caressait les fesses. Dieu qu’elle était magnifique ainsi couchée. Vanessa installait des chaines pour relier entre eux tous les cuirs. Elle allait au salon pour s’installer sur le fauteuil, elle se demandait si elle ne se trompait pas en traitant ainsi sa femme qu’elle aimait. N’allait elle pas trop loin ? Ne risquait elle pas de la perdre un jour. Si la femelle décidait de ne plus obéir, ce serait la fin d’une passion. Elle décidait qu’il fallait s’y attendre. Elle pleurait pourtant. Elle l’aimait tellement. Elle la voulait à sa botte, elle ne la voulait que nue et obéissante. Elle entrait dans une nouvelle forme de relation. A sa manière elle accédait elle aussi à l’Empire de la passion.

Vanessa s’endormait sur le sofa. Nue elle se recroquevillait. Dans la chambre la femelle ronflait doucement. Aurélie n’existait plus, La femelle avait pris place dans son corps. Aurélie était encore dans son cœur.

Lentement le jour se levait. La femelle se réveillait. En silence, elle attendait sa Maitresse, elle constatait par le froid des chaines que tout mouvement était entravé et qu’elle ne pourrait se déplacer sans choir maladroitement. Une chaine reliait le collier à la cheville droite par cinquante centimètres le long. Le poignet droit rejoignait le gauche en passant par le dos et la cheville gauche y était reliée par cinquante centimètres de chaîne. Elle pouvait bouger mais tout déplacement était risqué. La femelle était impatiente que sa Maitresse lui assène sa cannée rituelle.

Vanessa s’étirait. Ce dimanche s’annonçait calme et tranquille. Elle caressait les reins de sa femelle, tapait doucement les fesses rondes et douces. Elle défaisait les chaines et la conduisait tenue par la laisse qu’elle venait d’installer au collier. Elle lui ordonnait sur un ton ferme et froid de se mettre à quatre pattes pour prendre sa cannée. Vanessa prenait la cravache et assénait cinq coups sur le petit cul offert. Elle l’abandonnait ainsi pour aller chercher le journal. Il n’était que sept heures du matin et elle sortait toute nue. Peu importe qu’elle fût vue ainsi. Elle rentrait et s’installait à la cuisine puis appelait « La Femelle »

V : « Viens par ici, Ma Femelle, tu vas préparer le petit déjeuner. ! »

La femelle venait sans un mot et entamait les préparatifs, elle était privée de tout droit d’initiative, elle émit un gémissement pour exprimer le seul sentiment autorisé. L’amour de servir sa dominatrice. Ce gémissement, Vanessa l’acceptait comme le seul langage qu’elle lui accordait, tant que sa femelle gardait la goule fermée, cela lui convenait. Elle ne lui accordait de l’ouvrir que pour venir l’embrasser aux fesses, au con et aux seins.

La femelle évoluait nue et mettait en marche la cafetière, elle faisait griller les toasts qu’elle appréciait pourtant et dont elle était désormais probablement privée. Elle connaissait par cœur les goûts de sa maitresse, elle osait prendre pourtant l’initiative de poser un doux baiser dans le cou de sa Maitresse. Vanessa ne pouvait le lui refuser et trouvait même idéal de conserver un certain lien affectif. Elle la punirait pourtant pour avoir pris une initiative.

V : « Prépare ton petit déjeuner, tu as ta gamelle dans le buffet, du yaourt liquide et des céréales. Tu as un verre à Whisky qui constituera la dose que tu dois prendre, pour les céréales, c’est le même volume. Prépare ta gamelle ma douce femelle. »

F : « Mm … »

Aurélie était prisonnière de sa femme car elle conservait encore cette notion, elle s’installait sur le banc et sa maîtresse souriait, elle indiquait le milieu de la table pour lui indiquer sa nouvelle place pour prendre le repas. La femelle s’apprêtait à prendre une cuillère et sa maitresse le lui interdisait, elle faisait la marionnette avec sa main pour lui désigner l’ustensile qu’elle devrait utiliser pour manger.

F : « Mm… »

Aurélie s’installait en tailleur sur la table, offrant sa vulve à sa maitresse, elle piquait les doigts dans la gamelle et prenait une ration qu’elle portait à la main. Vanessa souriait, sa femme était donc prête à se soumettre à ce point. Ce devait être un fort désir. Un pesant silence seulement perturbé par le tic tac d’une horloge régnait dans la cuisine. La femelle avait fait des dégâts sur elle, elle avait du yaourt sur le ventre. Elle avait mangé comme une cochonne et cela amusait Vanessa qui se moquait d’elle en riant, pourtant dans le ton rien de méchant n’était exprimé.

V : « Regarde-toi donc, tu manges n’importe comment, on dirait une truie, tu déshonores ta maitresse. Mais c’est tout à fait compatible avec ta condition. Pauvre idiote, viens embrasser ta maitresse, à quatre pattes. »

F : « Mm… »

V : « Couche-toi sur la table. Roule-toi dans tes cochonneries ! »

F : « Mm… »

La femelle se vautrait dans le yaourt et écrasait quelques flocons d’avoine qui crissaient sous son poids. Elle était ouverte et offerte. Vanessa se levait et mettait fin à une petite fête que la femelle commençait à instaurer à son esprit.

V : « Ne te lave pas, nettoie moi tout cela et range la cuisine et tu me couleras le bain, tu le parfumeras comme tu sais si bien le faire. Je t’aime petite moins que rien, j’ai plein d’amour pour toi, mais tu n’es plus rien que ma femelle. Tu viendras prendre ta punition que tu iras écrire avant de me la présenter. Au travail ! »

F : « Mm… »

La femelle évoluait dans la cuisine puis elle cassa son verre doseur. Entendant cela, Vanessa venait à la rescousse. Sa femelle s’était elle blessée ?

V : « T’es vraiment qu’une pauvre idiote. Tu ne peux pas faire attention ? Ton verre en plus, tu feras comment pour doser ta pitance ? Pauvre conne. Je vais te trouver un doseur en plastique, j’aurai du me douter que tu commettrais une imprudence. Fais voir si tu es blessée ! Montre-moi tes mains ! M’ouais, ca va ! »

Vanessa giflait fermement sa femelle puis l’embrassait. Vanessa se plaquait à sa femelle et l’embrassait, elle lui triturait les fesses, les griffait, elle l’aimait malgré la manière dont elle la traitait désormais.

V : « Demain je reprends le travail, tu resteras toute la journée sur ta couette sans oublier d’aller aux toilettes au besoin. Tu veilleras à être impeccable à mon départ, tu me réveilleras à cinq heures du matin, tu seras tenue de me sortir lentement du sommeil en venant flatter ma vulve. »

F : « Mm… »

Aurélie se couchait sur la couette, elle était bien comme ça dans sa nouvelle vie, elle caressait ses bracelets et son collier, elle se touchait intimement et Vanessa ne le lui interdisait pas. Elle ouvrait ses cuisses pour que l’air caresse son petit sexe. Elle gémissait de plaisir, de bonheur, elle appartenait désormais à sa femme. Elle était libre de lire autant de fois qu’elle le désirait les affiches que sa maitresse avait placardées au mur pour lui rappeler ce à quoi correspondait chaque objet qui constituait désormais son accoutrement. Elle n’était bâillonnée que par son désir de plaire à sa maitresse. Elle se tairait donc. Elle ignorait jusqu’où Vanessa pouvait l’amener, jusqu’à quelle profondeur dans les terres de son empire. Elle était incapable d’imaginer la moindre frontière. Son empire n’en avait pas. Elle irait là ou Vanessa la mènerait même si cela devait la rendre folle ou la tuer, elle ne pouvait que la suivre et se donner à elle.

L’affichage rouge du radio réveil indiquait deux heures. La femelle ne voulait pas manquer l’heure pour réveiller dignement sa maitresse. Elle craignait donc de s’endormir et puisqu’elle était tenue de rester sur la couette toute la journée, elle dormirait après le départ de sa femme pour le travail. Elle se levait et allait à la cuisine se faire un café. Elle prenait un livre dans la bibliothèque et revenait s’assoir sur sa couette. Elle lisait à la lumière de la lune. Elle fermait le livre. Elle n’osait pas s’épuiser. Quatre heures du matin

Tourner, virer, lutter contre le sommeil. Penser à réveiller sa belle en venant déguster son bonbon au miel. La tête plaquée contre le mur, elle portait ses bracelets au visage pour les embrasser. Elle pelotait ses petits seins qu’elle appelait ses collines. Elle regardait la culotte de Vanessa étalée avec négligence sur la descente de lit. Elle allait la saisir, elle en humait le parfum fort et doux imprégné dans le doux tissu. Enivrée, la femelle voudrait cette culotte comme doudou pour dormir. Elle lui demandera.

Cinq heures, enfin, il faut aller réveiller ce doux trésor, La femelle rampe vers le lit, monte dessus et passe sous la couette, elle écarte doucement les jambes de sa Maitresse et trouve le fruit fendu non défendu. Elle hume ce parfum. Elle l’aime, elle pose un baiser sur les lèvres qui perdent de leur douceur, elle devra raser avec délicatesse ce petit sexe. Elle réveille donc sa Maitresse en aspirant le clitoris à un rythme saccadé. Vanessa est transportée, une onde l’envahit et atteint, tel un tsunami, son cœur et son cerveau

Réveillée, Vanessa s’assied sur le lit et caresse la tignasse de sa belle. Elle l’invite à venir lui faire goûter à son propre sirop et la femelle comprend de suite ce qu’elle a à faire, elle aspire de la cyprine et vient l’embrasser, elles font passionnément l’amour toutes les deux, s’amusent comme des folles et quand Vanessa décide d’arrêter, c’est sans appel, elle doit être prête à l’heure.

F  (embrassant la culotte de Vanessa le regard pitoyable) : « Maitresse, s’il vous plait ? »

V : « Tu veux ma culotte pour mon parfum ? Tu la veux pour doudou ? »

F : « Oh ! oui Maitresse, oui, je vous prie ! »

V : « Tiens, mets la en bouche, ça te bâillonnera et tu en auras le gout. A présent, vas sur ta couette, tu ne mangeras que ce soir avec moi, fais dodo, tu es épuisée, tu as fait une nuit blanche, ca se voit . »

F (contente) : « Maitresse est très bonne, merci. »

Vanessa se demandait bien jusqu’où sa femelle la conduirait elle aussi, jusqu’où elle se soumettrait, elle venait de lui donner une idée pour la dominer plus encore. Elle en pleurait de joie sous la douche. Elle était touchée par cette facilité qu’Aurélie, sa femelle, avait de se plier et de s’avilir. Elle s’habillait et regardait dormir sa femelle, elle la couvrait pour qu’elle n’ait pas froid. Dominer ne signifie pas maltraiter. Elle partait au travail, le cœur un peu gros de la laisser sans manger toute la journée, mais cela était décidé. Il en serait donc ainsi.

L’Empire de la Passion – Chapitre III – Par Cardassia

08/02/2011 in Art, L'empire de la Passion, Littérature

Chapitre 3 : Songes et premiers pas.

L’arrêt de Travail permettait à Vanessa de prendre les choses en main et à entamer l’initiation d’Aurélie. Bien qu’elle fut perturbée par le souvenir de cette jeune femme noire appartenant au passé, l’attitude d’Aurélie lui rappelait trop les manières de sa première conquête qu’elle entreprit de dominer alors qu’elle n’avait pas quinze ans.

Vanessa contemplait le corps dénudé de sa femme et n’arrivait pas à l’imaginer vêtue. Elle la regardait faire la vaisselle, la vue de son petit cul tout rond était excitante. La nudité d’Aurélie la faisait vibrer. Elle la prenait par la taille et l’embrassait dans le cou. Elle lui marmonnait des ordres dans le creux de l’oreille.

V : « Après avoir fait la vaisselle, tu iras nettoyer tout le sous sol de fond en comble, on va y faire notre donjon. »

A : « Oui, mon amour, il faudra que je mette quelque chose car le garage donne sur la maison d’en face. »

V : « Non, tu vas travailler toute nue, moi je vais me reposer et à mon réveil, je veux un sous sol nickel. Je sais que tu rêves de m’appartenir entièrement alors prouve le moi. Si tu le souhaites, tu peux mettre le collier en cuir. »

A : « Oh ! Oui, mon amour de Maitresse. Oui, je le veux ! »

V : « Tu te mets à exiger, toi maintenant ? Finis cette vaisselle et vas travailler en bas, et comme tu as exigé, tu n’auras pas ce collier ! »

Aurélie devait en convenir, Vanessa était prête à en faire son esclave. Et l’idée d’aller en tenue d’Ève au sous sol l’excitait vraiment. Vanessa allait se coucher et s’endormait sans crier gare.

Aurélie finissait la vaisselle et fit tomber un verre qui se brisa. Un verre de pacotille fort heureusement. Aurélie nettoyait et veillait à ne pas se couper les pieds. Elle se regardait accroupie dans le miroir du couloir. Elle souriait, elle était bien comme ça. Puis un souvenir lui vint à l’esprit. Un souvenir qui appartenait à un lointain et incertain passé.

Flash Back…

Elle était nue dans sa chambre, elle était à quatre pattes face au miroir de l’armoire de sa chambre. Elle obéissait à une camarade qui l’avait priée par téléphone de faire le toutou. Elle n’avait pu se soustraire à ce désir de faire plaisir à celle qui pour l’avoir près d’elle et l’aimer en cachette, faisait d’elle son bouc émissaire. Sa victime.

Aurélie se souvenait encore de cette voix qui résonnait dans sa tête «  Tu seras nue une heure tous les soirs et devant ton miroir et tu feras la belle comme une brave petite chienne. Si tu dois être dérangée, va t’installer pour lire sur ton lit ».

Aurélie était un peu étonnée d’avoir ce souvenir, il était resté inaccessible pendant tant d’années. Elle sortait de sa rêverie et allait faire le ménage au sous sol. Elle commençait par ouvrir le garage en grand. Cela faisait bien trois ans que les choses s’étaient entassées dans l’espoir d’une hypothétique utilisation. Elle devait tout virer. Monsieur Dechemin, le voisin d’en face, était loin d’être aussi prude  et sage qu’il souhaitait le faire entendre. Il la matait par sa fenêtre alors qu’elle était en train de tirer une brouette chargée d’immondices. Le cul offert à la vue du bonhomme ne l’inquiétait pas du tout, seule sa femme et Maîtresse occupait son esprit. Seul, le désir de la servir et de l’aduler était devenu une priorité. Elle s’était faite à cette attitude très légère. Il ne lui manquait plus que le collier et des chaînes pour mieux se donner.

Au fil des heures, le garage prenait une allure plus salubre. Aurélie allait se chercher une bière au réfrigérateur, il ne faisait pas très chaud mais son activité forcenée était loin de lui donner froid. Elle s’asseyait sur le coffre congélateur et buvait une bière. Elle la laissait couler sur son menton et filer sous sa gorge pour entrer dans la vallée d’entre ses seins.

V : « C’est comme ça que tu travailles toi ? Donne moi cette bière, m’amour ! »

A : « Tu ne me l’avais pas interdit il me semble ! »

V : « Tu vas voir si je ne te l’avais pas interdit ! bref, j’ai envie de goûter à cette bière moi ! »

Vanessa était descendue, vêtue d’un short en Jean et d’un tee shirt. Elle faisait couler la bière sur le corps et léchait le liquide amer, frais et mousseux sur le joli corps. Vanessa pelotait les seins de sa femme et léchait la bière sur son ventre puis sur son sexe. Aurélie se gardait bien de faire la moindre réflexion. Vanessa en arrivait à ce qu’elle avait vu dans la cuisine alors qu’Aurélie ne s’était aperçue de rien.

V : « Quand j’ai entendu tomber le verre, je n’ai pas résisté à l’envie de venir te voir et sais tu ce que j’ai vu ? Une fille toute nue qui faisait la belle face au miroir. Tu jouais à quoi toi au juste ? »

A : « Je ne sais pas trop de quoi tu parles ! »

V : « Allons, c’était mignon, je ne veux pas te punir, je veux savoir d’où t’est venue cette belle idée ? »

A : « Vraiment, je t’assure que je ne sais pas à quoi tu fais allusion. »

De son point de vue, Aurélie était sincère, elle ne savait pas hormis l’acte en lui même d’où venait l’idée. Elle ne pouvait mettre une date ou une situation en lien avec cette attitude. La sérénité exprimée dans sa réponse amenait Vanessa à considérer que sa femme disait la vérité.

V : « Le garage à meilleure allure, tu es chou, tu vas javelliser le sol maintenant. Je crois que notre donjon sera un lieu magnifique ma toute belle. Au travail, je vais préparer le goûter ! »

A : « Tu n’as vraiment pas l’intention de me laisser me vêtir un jour n’est ce pas ? »

V : « Non, en effet, tu es la plus belle de toutes les femmes quand tu es ainsi et le collier te rendra plus belle encore. »

A : « Oui, je voulais m’en assurer car je n’ai pas l’intention de me vêtir désormais, je veux être nue tout le temps pour toi. Je ne veux pas me vêtir. Si tu veux utiliser ce que tu m’as vue faire, tu es ma maitresse vénérée alors ne te gêne pas. Qui sait si mes petits délires peuvent améliorer notre relation. »

V : « Tu avoues donc avoir eu une attitude étrange ? »

A : « Je sais que tu ne mens pas, juste que je ne m’en souviens pas. »

V : « Au boulot à présent, je prépare le goûter ! »

Vanessa montait à l’étage, laissant sa femme dans le garage. L’idée du Donjon occupait son esprit et le désir de le voir en place et de s’y imaginer lui faisait perdre un peu de temps. S’appuyant sur la vadrouille, elle contemplait mentalement le résultat et entamait derechef le lavage du sol. Elle s’activait et suait à nouveau, elle sentait la bière collante sur son ventre. C’était un parfum agréable. Ce qui l’était moins consistait à sentir le regard du vieux sur elle et elle voulait fermer la porte. Prête à le faire, elle se résignait. Vanessa ne l’avait pas envoyée nue au sous sol pour qu’elle se cache. Alors elle s’étirait de toutes ses forces offrant ses charmes au voisin qui finissait par quitter sa fenêtre. Elle s’allongeait à même le sol dur et froid, les bras en croix. Elle imaginait bien là des systèmes destinés à la maintenir immobile. Vanessa arrivait et la trouvait en pleine rêverie. Elle prit un verre d’eau froide du robinet et le vidait d’un coup sur le visage de sa belle.

Un autre souvenir plus vague celui-ci, occupait l’esprit d’Aurélie qui n’avait pas vu arriver sa femme.

Flash Back…

Elle se sentait bien allongée toute nue, elle se voyait dans une chambre avec la même armoire à glace. Elle était toute nue et avait encore à l’esprit cette voix qui lui avait murmuré de nouveaux ordres. Aurélie devait en effet respecter un rituel précis pour sa petite copine. Elle devait donc désormais faire la belle pendant trente minutes devant le miroir et rester allongée toute nue au sol les bras en croix durant l’autre demie heure.

Vanessa l’arrachait de sa rêverie en vidant d’un coup sur son visage le contenu d’un verre d’eau bien froide. Aurélie hébétée sortait de sa rêverie et Vanessa était debout au dessus d’elle, sous sa robe, elle était nue.

V : « Alors comme ça tu imagines la manière dont tu pourras te donner à moi ? Ou bien est ce comme tout à l’heure, un songe dont tu n’as pas le souvenir ? »

A : « Pour être honnête. J’avoue que cela m’a prise de la même manière, une voix lointaine comme un souvenir sauf que je ne me souviens d’avoir connu personne avant toi à part de con de Bertrand. Non, j’avoue n’avoir aucune idée de l’origine de ce rêve. J’avoue vraiment que l’idée de fixation au sol pour m’immobiliser me conviendrait bien. Tu sais, tu m’offres l’honneur de te servir et de t’avoir pour Maitresse. Je suis folle de toi au point d’aller jusqu’à mourir pour toi ! »

V : « Holà !, je ne t’en demande pas tant et sache aussi que je suis contente que tu apprécies ta condition. Aimerais tu que je prépare un rituel pour que tu deviennes ma propriété exclusive et que tu ne penses qu’à me servir et à te donner corps et âme à moi ? »

A : « Oh ! Oui, mon amour, oui ! Laisse-moi t’embrasser ma toute belle maîtresse ! »

V : « Oui ! tu en es digne ! »

Vanessa et Aurélie s’embrassaient langoureusement sur le sol dur et froid, Aurélie constituait un bon matelas moelleux pour sa maitresse qui descendait lécher son bas ventre. Aurélie était contente. Vanessa souriait et la regardait d’un air vraiment coquin.

V : « Tu sais que je peux te faire subir des humiliations, je peux t’exhiber toute nue dans des soirées SM avec un collier et une laisse. Tu sais que je peux te prêter à une maitresse à qui tu devras obéir en tout. Es tu prête à m’offrir cela sans discuter ? »

A : « Oui mon amour, je le veux ! En plus, je n’arrive pas à imaginer comment je vivrais autrement ! Merci de me priver de vêtements. Si tu savais l’honneur que tu me fais de t’appartenir ainsi, et si tu as de la visite, je me présenterai toute nue pour servir le café. »

Le sous sol lavé, Vanessa contemplait et inspectait, c’était à la hauteur de ses attentes et elle appelait Aurélie après s’être assise dans une chaise de jardin qu’elle avait posé sur une palette.

V : « Viens à moi à quatre patte ma petite chienne adorée et en silence, contente toi d’incliner la tête pour me répondre ! »

Aurélie se mettait à quatre pattes et avançait en se déhanchant vers l’estrade improvisée et elle s’apprêtait à monter sur l’estrade. Vanessa la repoussait d’un coup sec et ferme avec son pied, Aurélie était alors assise. Elle regardait Vanessa pour attendre un nouvel ordre qui arrivait très vite.

V : « Va au bout du garage et reviens debout main sur la tête, déhanche toi au maximum et contente toi de rester au sol, tu ne monteras jamais sur cette estrade sauf si je t’en donne l’ordre ! Car j’ai bien l’intention de faire mon trône ici. Mains sur la tête, tu avances et tu feras là belle comme tu as su si bien le faire dans la cuisine ! »

Aurélie comprit de suite qu’elle ne devait pas parler et avançait selon les consignes. Elle se sentait un peu ridicule mais si fière à l’idée d’appartenir à Vanessa. Elle s’agenouillait et faisait la belle, Vanessa lui ordonnait de lui lécher les bottes et elle s’exécutait en s’appliquant. Elle était grisée par cette situation. Être là sans vêtement, au pied de sa dame assise sur un trône. Il lui manquait un collier et des chaines pour compléter le tableau. C’était une sensation très puissante pour Aurélie et Vanessa se réjouissait d’entrer dans cette manière de vivre avec sa femme.

V : « Tu es une bonne petite esclave, une adorable petite moins que rien. Je t’aime comme ça. Rien ne saurait mieux me combler que te voir à mes pieds. Tu sembles prête pour te donner à fond. Tu vas faire ce rituel chaque jour, tu feras la belle à genoux devant moi pendant cinq minutes, après quoi tu t’allongeras toute nue les bras en croix, inutile de mettre des fixations, tu devras t’immobiliser de ton propre chef par ta volonté de rester digne d’être mon esclave. Notre lien affectif dans ce mode de vie sera ton entrave. »

A : « Oui, mon amour de Maîtresse ! »

Aurélie ouvrait les cuisses et levait sa robe, elle offrait sa vulve à son esclave en guise de friandise et de récompense. Elle offrait à Aurélie l’accès à l’empire de sa passion. Aurélie était dingue de sa femme et désirait être son jouet, son esclave, elle entrait dans son empire passionnel sans savoir vraiment jusqu’où cela pouvait la mener. Aurélie se couchait en chien de fusil devant ce qui allait devenir une estrade. Elle partait pour un nouveau songe et entendait à nouveau cette voix qui lui ordonnait d’aller dormir toute nue et à même la moquette quand tout le monde à la maison était endormi.

Flash Back…

La maison était silencieuse et elle quittait alors son lit , elle quittait son pyjama et allait se coucher toute nue près du radiateur, elle était bien là, elle obéissait à ce songe lointain et elle souriait, ravie d’avoir une petite copine sous couvert d’une relation conflictuelle susceptible de mettre un terme à des ragots la concernant.

Elle était bien et sans crier gare, elle s’endormait. Vanessa s’agenouillait et lui caressait la joue du revers de la main, elle la trouvait belle ainsi soumise et allait chercher le collier pour le lui passer, elle en était digne à présent. Bien qu’elle ignorait à quoi pensait Aurélie, elle ne pouvait que se féliciter d’avoir une soumise irréprochable. Il ne fallait cependant pas qu’elle fut trop irréprochable pour que cela lui donne l’occasion de la punir parfois. Encore que cette attitude parfaite pouvait susciter en elle un désir de correction pour lui indiquer combien il était mal de ne donner à sa maitresse aucune occasion de lui rappeler sa condition.

Vanessa montait au rez-de-chaussée pour prendre le collier dans la vitrine, elle le prenait dans ses mains, le caressait, elle le portait à son nez pour en prendre le parfum du cuir frais et raide. Les clous brillants constituaient un magnifique ornement. Et elle descendait pour le passer au cou d’Aurélie. Elle se résignait, elle devait plutôt lui mettre le collier alors qu’elle en avait conscience et pensait tout à coup qu’elle pourrait se baser sur l’incapacité de sa femme quant à prendre des décisions, elle la réveillait un peu brutalement et souriait.

V : « J’ai un problème, je ne sais me décider si je dois te mettre ce collier alors que tu es éveillée ou si je dois profiter de ton sommeil pour t’en faire la surprise, sachant que c’est moi qui choisit le moment. Alors tu as ordre d’y réfléchir, tu as une heure pour cela, va au coin, mains sur la tête. Tu me diras ce que tu en penses. Dans quelle circonstance je dois te passer le collier ? »

A : « Mais tu sais bien, je ne sais pas me décider ! »

V : « C’est un ordre. Va ! »

Vanessa assénait une forte claque sur les fesses d’Aurélie qui ne bronchait pas bien au contraire. Vanessa remontait pour sortir le gâteau du four et faisait passer le café. Elle irait chercher sa femelle au moment voulu. Elle voulait que sa femme prenne une décision. Une décision qu’elle devrait assumer et Aurélie, le nez au mur avec pour seul paysage le parpaing gris et granuleux, cherchait la meilleure manière de faire plaisir à sa femme Maitresse. Et elle réalisait que le Plaisir de Vanessa devait être aussi le sien et elle serait autant honorée et fière de voir le collier installé à son cou au réveil que de le sentir venir sur elle et se verrouiller pour une durée indéterminée. C’est alors qu’un autre songe vint lui hanter l’esprit.

Flash Back…

Elle était seule dans la chambre, nue à faire la belle devant le miroir, il y avait quelque chose de plus dans l’image du reflet, un collier rouge avec une plaque, un collier de chien à son cou de chienne qui se donnait pour cacher une idylle homosexuelle réprouvée par sa famille. Elle était devenue la propriété de cette camarade qui dans le souvenir lui avait ordonné de se présenter en cours avec le collier et nue sous sa robe. Elle y était allée ainsi et cette histoire avait fait le tour de la petite ville. « Une fille noire traitée en esclave » faisait la une de la presse locale

Aurélie sortait de sa rêverie grâce au concours d’une gifle sonnante au visage. Abasourdie, Aurélie ne répliquait pas, sa Maitresse avait également ce droit là et n’avait pas à le justifier

V : « Tu rêvais, ma louloute, alors as-tu décidé ? »

A : « Je serai honorée que tu m’en fasses la surprise et au moment qui te plairas ! »

V : « C’est étrange, j’aurais pensé que tu voudrais le porter au plus vite ! »

A : « Je suis à tes ordres. »

V : « Alors d’accord ! Quand je voudrais, je te le passerai durant ton sommeil, maintenant, dis moi à quoi tu rêvais ? »

A : « J’avais une voix lointaine qui m’ordonnait de porter un collier rouge pour chien pour aller en cours et j’étais aussi privée de petite culotte ! »

Vanessa était enfin ravie d’avoir une réponse claire, pourtant cela ressemblait à un vieux souvenir. Elle n’arrivait pas le dater dans le passé et elle décidait de donner le goûter à son esclave. Elle s’installait sur l’estrade, croisait les jambes et prenait l’assiette ou était posée une belle part de fondant aux poires et au chocolat. Aurélie reçut l’ordre de s’agenouiller et de faire la belle, Aurélie comprenait en quoi consistait l’exercice. Elle mettait les mains dans le dos et devait attraper le bout de pâtisserie à l’aide de sa seule bouche et le recul de la chaise rendait incertain l’équilibre. Un exercice des plus difficiles pour Aurélie qui pourtant désirait autant ce gâteau que combler sa maitresse.

Craignant qu’elle ne se brise les dents en tombant, Vanessa lui en tendait un bout et le laissait tomber dans la bouche grande ouverte de la belle soumise. Vanessa s’accroupissait et caressait le ventre et les reins de sa soumise, elle prenait la vulve à pleine main et jouait avec le clitoris. Aurélie savait ce qu’attendait sa femme Maitresse et s’appliquait à ne pas réagir.

V : « C’est très bien, tu es une bonne petite. Tiens, tu as droit à un autre bout de gâteau, montre t’en digne en faisant le tour de la maison en courant et en criant : Je suis contente d’appartenir à ma Maîtresse. »

A : « Je dois faire ça ? »

V : « Oui, ma belle, tu dois faire cela comme tout ce que je t’ordonnerai de faire ! »

Aurélie était subjuguée par la demande, faire le tour de la maison en marchant était une chose, courir en criant son bonheur d’appartenir à sa femme était une autre affaire. Aurélie était tiraillée entre la peur de se lancer dans cette course ridicule et le désir de combler sa maîtresse. Elle se décidait enfin.

A : « Je refuse de faire cela ! Je peux t’appartenir de manière plus digne, je veux que cela soit notre intimité, tu n’as pas tout les droits sur ma personne ! »

V : « Eh bien voilà, enfin tu sais rapidement prendre une décision ! Bon, va marcher autour de la maison et répète à voix basse que tu es contente de m’appartenir ! »

Aurélie trouvait l’ordre raisonnable et allait faire le tour de la propriété en répétant doucement sa fierté d’entrer sous le giron dominateur de sa femme adorée. Elle revenait au garage en marchant. Vanessa n’y étais plus. La chasse d’eau informait Aurélie de l’endroit ou s’était rendue sa femme qui lui ordonnait de recommencer parce qu’elle n’avait pas pu assister à son retour. Aurélie retournait donc marcher autour de la maison et répétait sa fierté de désormais se livrer corps et âme à Vanessa. A son retour, Vanessa était à nouveau absente et Aurélie comprenait qu’elle devait refaire un tour de maison. Se promener nue autour de la maison par trois reprise avait de forte chance d’attirer l’attention du voisinage et à son Retour, Aurélie trouvait Vanessa assise toute nue sur le trône. Aurélie courait à elle et s’enfonçait la tête dans l’entre cuisse légèrement parfumée d’urine. Peu importe, Aurélie ne tenait pas trop à lâcher Vanessa pour l’instant.

V : « Tu as été excellente mon trésor, tu peux monter lire à l’étage. Faire ce que tu veux de ta soirée. »

A : « Vrai ? J’ai donc le droit de rester nue au sous sol et m’asseoir sur le trône, les cuisses ouvertes ? »

V : « J’ai dit à l’étage ! Et tu vas passer une jolie robe pour ta soirée ! »

A : « Pitié ! Maîtresse, ne m’obligez pas à m’emprisonner dans une robe, laissez moi nue ma belle Maitresse, je vous en prie ! »

V : « Pas de supplique inutile, monte passer cette robe et bien entendu, il y a une jolie culotte à mettre sur ton joli cul ! »

Aurélie n’avait plus envie de se vêtir, voilà près d’un mois qu’elle n’avait rien mis sur elle, pourtant les menstrues allaient signer une pause en matière de nudité et Aurélie devrait s’y conformer. Elle montait, elle se douchait et repartait dans un nouvel étrange songe ou enfin un petit indice lui était révélé. A moins que cela ne fut que l’écho de la voix de sa maitresse.

Flash Back…

Elle était dans la cour de récrée du collège et celle qui la dominait depuis le début de l’année scolaire relevait sa robe bien haute et lui ordonnait de baisser sa culotte et de la lui remettre. Elle obéissait pour protéger son idylle et se retrouver les fesses à l’air devant tout le monde. Elle libérait sa culotte de ses chevilles pour la donner à cette camarade pour qui le cœur battait la chamade. Elle avait reconnu Aurélie alors qu’elle n’avait que quatorze ans.

A : « Mince alors, mais pourquoi ces songes, je ne me souviens pas avoir vécu cela moi. Et que fait ma douce maîtresse dans ce songe, que fabrique donc mon ciboulot à m’imposer cela. Je déraille complètement ! »

V : « En effet, chérie, tu parles toute seule, encore un songe, un rêve éveillé ? »

A : « Ce n’est rien de grave, laisse moi t’embrasser, je t’aime tu sais. Je suis triste de devoir me vêtir. J’aimerai tant rester toute nue. J’ai l’impression de perdre ma notion de propriété, j’ai l’impression d’être à ton niveau ! »

V : « Que voudrais tu porter alors ? »

A : « Mais rien du tout, je ne veux rien porter du tout. Je ne veux plus m’habiller, s’il te plait, ne m’y oblige pas ! »

V : « C’est vraiment étonnant, n’importe quelle nana me supplierait de la laisser se vêtir et toi tu veux rester à poil ! »

A : « Parce que je ne suis pas n’importe quelle nana, je suis ta petite chienne soumise, ta douce et docile esclave et voilà pourquoi seule la nudité me revient. »

V : « Fort bien, reste nue… Sous la robe ! Obéis ! Je te prive de culotte, sois en déjà ravie ! »

A : « Oui, Mon amour ! »

Aurélie était un peu triste de se trouver serrée dans cette robe et ce harnais. Elle sentait l’air contre son sexe et ses fesses. La robe était courte et Vanessa pouvait donc voir son intimité quand elle s’asseyait face à elle avec l’obligation de garder ouvertes ses cuisses. Vanessa était une petite vicieuse et cela comblait Aurélie

L’Empire de la passion – Chapitre II – Par Cardassia

22/01/2011 in Art, L'empire de la Passion, Littérature

Chapitre II

Ce lundi s’annonçait cruellement magnifique pour Vanessa qui devait monter sur Toulouse pour gagner son poste. Retrouver ce vieux vicieux qui ne faisait que la mater. Vanessa était pressée d’en finir avec la journée alors qu’elle n’était même pas encore levée. Elle s’imaginait mal au travail en laissant seule et nue celle qu’elle aimait, aussi lui accordait elle de porter une robe légère et presque transparente. Elle la laissait pieds nus et sans culotte. Elle la cravachait pour l’entendre retourner la phrase si docilement apprise ce week-end. Vanessa allait se doucher pendant qu’Aurélie préparait le petit déjeuner.

Vanessa s’était montrée ferme, elle tenait à ce que sa femme attende son départ pour mettre la robe et la retire dès qu’elle entendrait la voiture arriver une fois le soir tombé. Ce, pour préserver l’intimité de sa femme en son absence.

V : « Ce soir, je veux que tu me dises une fois pour toute si tu désires te soumettre en tout. Et si tel est le cas, je vais me faire une joie d’organiser un véritable rituel pour que tu accèdes dignement à ta position de soumise, le cas échéant, je ne voudrais plus jamais entendre parler de la moindre relation de ce genre, réfléchis bien ! ta décision aura un effet irréversible. »

A : « Oui Maitresse, je vais y réfléchir, suis-je obligée de porter cette robe ? »

V : « Non, tu es juste autorisée à la porter et tu es libre de rester nue, ce qui aura pour effet de me rendre fière de toi, A ce soir et n’oublies pas, ta décision aura une conséquence définitive. »

A : « Oui mon amour, on s’embrasse ? »

Les demoiselles s’adonnaient à un long et passionné baiser, Vanessa était en train de se mettre en retard mais la limace chaude qui jouait avec la sienne dans sa bouche la retenait trop pour oser rompre le lien.

V : « Oh zut, je suis vraiment dans le collimateur de cet abruti de Durencourt, Ce vieux porc libidineux. »

A : « Dis lui que ta femme à insisté pour que tu prennes un congé. »

V : « Tu es folle, il ne sait pas que j’aime les femmes ! »

A : « Arrête, ca te sort par les yeux, tes collègues s’en sont sûrement aperçu. »

V : « Il faut que je parte travailler, ca me coûte de te laisser mais je dois vraiment partir. »

Vanessa prenait la route vers Toulouse, prendre son poste chez l’opérateur Franco Japonais DenKom était chaque fois une corvée. Elle concédait qu’Aurélie avait raison. Il fallait se rendre à l’évidence. Le fait de penser à tout cela avait rendu le trajet aussi rapide qu’un aller retour en distorsion maximale. Star trek occupait ses pensées, tant mieux car elle pourrait arriver avec l’esprit dégagé.

Aurélie regardait la robe d’été et la mettait, puis la retirait, elle éprouvait une étrange sensation dans cette robe, être nue dessous rendait inutile le vêtement.

A : « Merde, je ne sais plus quoi penser, je la mets ou pas cette robe, je suis libre de rester à poil et j’ai le droit de porter cette robe. Vanessa, tu as le dont de me faire tourner en bourrique. Zut, je reste à poil ! »

Aurélie se mirait dans la glace de l’armoire et reconnaissait que Vanessa n’avait pas tort de la trouver mignonne. Elle inspectait sa vulve, ce petit bas ventre fendu était une bénédiction. Aurélie se touchait et regardait la robe jetée en bouchon sur le lit. Elle la mettrait sur elle si la mère de Vanessa se pointait pour lui apporter ces foutus canards si mal nettoyés et prétendument prêt à la consommation. Vanessa avait du jeter le précédent au chien du voisin. Un vieux berger allemand complètement idiot. Comme son maitre d’ailleurs.

Aurélie était indécise et le téléphone la sortait de sa réflexion profonde. « Robe ou pas Robe ? » , Vanessa profitait de sa pause pour l’appeler. Le système informatique était en rade et elle en pisserait presque de rire en imaginant la tête du correspondant japonais en constatant la catastrophe, le vieux se prendrait le savon du siècle !

V : « Alors ma belle ? Tu vas bien ? »

A : « Oui, bien sûr, sauf que je n’ai pas encore pris de décision pour ce soir et je suis encore dans le doute avec la robe, tu peux me dire ce que je dois faire ? »

V : « Tu vois que tu ne sais pas prendre une décision toute seule ma nunuche. Je ne veux pas que tu portes cette robe. »

A : « Dis, tu es sûre que personne ne t’écoute ? »

V : « Et alors, je peux très bien t’interdire de porter une robe que je n’aime pas sur toi, qu’est ce que cela susciterait dans l’esprit de mes collègues, tu ne la mets pas je te dis ! »

A : « Très bien, je reste à poil et si ta mère vient porter le canard ? »

V : « Putain de canard ! je l’oubliais celui là, bon tu le prends, on le refilera à l’abruti de clébard. Mais tu ne dis rien à ma mère ! »

A : « T’inquiète. »

V : « Fais attention, ma mère est cardiaque ! »

Vanessa reprenait son travail et Aurélie restait nue, elle se mettait au ménage et mettait un tablier pour faire plus ménagère. Etre nue sous le tablier était confortable. Elle avait encore une délicate décision à prendre. Etre ou non la soumise à vie de sa femme. Si elle refusait, elle craignait de le regretter car au fond d’elle, elle reconnaissait qu’elle avait besoin qu’on la domine. Accepter à vie comportait une grande difficulté, pouvait elle se donner pour toute sa vie à sa femme ? Elle pouvait jouer à se soumettre et à se mettre à ses ordres. Vanessa voyait l’affaire sur un plan autrement plus sérieux. Alors elle s’asseyait sur le banc, elle fermait les yeux et se faisait un film pour s’imaginer nue depuis vingt ans.

A : « Bon ! ca suffit comme ca ! faut que je me décide, j’en ai marre de ne jamais savoir ce qu’il me faut. Je crois que ma douce le sait parfaitement, je suis incapable de me décider, il faut qu’on prenne les rênes à ma place. Pauvre idiote que je suis. Conne à brouter du foin. Je crois que je vais laisser ma belle en décider ! »

Aurélie recevait un autre appel de Vanessa, il était midi.

V : « Coucou ma belle ! »

A : « Tu pourrais me laisser le temps de réfléchir ! »

V : « Réfléchir ? Tu ne sais pas prendre une décision, regarde, une simple décision pour la robe te prend tout le cerveau, alors l’histoire d’une vie excuse moi mais je doute ! »

A : « Alors pourquoi tu me donnes des décisions à prendre hein ? »

V : « Par principe ! Tu ne me reprocheras pas de ne pas t’avoir consultée ! »

A : « Oh comme c’est pratique ça ! »

V : « Et tellement vrai, allez m’amour, je te donne jusqu’à ce soir, après c’est moi qui décide d’accord ? »

Aurélie voulait appartenir à Vanessa, être sa soumise, mais prendre une décision était une autre affaire et elle savait que Vanessa jouait sur son incapacité à décider fermement. Une bourrique celle là. Oui, elle voulait prendre la fessée, lui obéir, rester toute nue, elle voulait même être sa simple chienne avec un collier clouté autour du cou mais le dire ouvertement était au-delà de ses forces.

Aurélie allait nettoyer le miroir et en profiter pour interroger son reflet.

AR (Aurélie en réel) : « Dis moi toi, ce que tu en penses ? idiote ! »

AM (Aurélie en miroir) : « Dis moi toi, ce que tu en penses ? idiote ! »

Aurélie aurait du s’en douter, elle ne pouvait rien tirer de son aussi stupide double.

AR : « Tu es chiante à me tout laisser décider, tu me rends marteau ! »

AM : « Tu es chiante à me tout laisser décider, tu me rends marteau «

Aurélie pensait finalement que le mieux était encore de laisser Vanessa prendre elle-même la décision, elle se servait un café et feuilletait le journal. La mère de Vanessa n’avait pas ramené le « Putain de Canard », C’était bien mieux ainsi. Au pire, Aurélie aurait mis la robe pour l’accueillir et l’aurait retirée dès qu’elle se serait retrouvée à nouveau seule. Aurélie se laissait tomber sur le lit, les membres en croix et s’endormait sans qu’elle l’ait voulu et un rêve prit place à son esprit.

Aurélie était nue sur la table, les poignets et les chevilles pris par des bracelets qui la maintenaient écartelée et à la vue d’un groupe de personnes. Une femme qu’elle ne connaissait pas montait sur la table et lui torturait les seins. Une autre l’embrassait sur la bouche. Un autre la fouettait et pour finir, sa femme venait se délecter de son sexe humide à souhait. Le rêve prit fin quand une violente douleur au clitoris l’arrachait du sommeil.

V : « Coucou ma beauté, je n’ai pas résisté à l’envie de croquer ce petit bonbon, ne bouge pas je m’occupe de tout ma cocotte et tu vas voir que malgré ta nudité forcée, tu seras comblée. »

Vanessa venait entre les cuisses ouvertes d’Aurélie et entamait un long et interminable baiser pubien. Aspirant clitoris et cyprine, enfonçant des doigts dans son puits d’amour et parfois titillant du bout de la langue son petit cratère, Vanessa faisait grimper Aurélie au huitième ciel, celui de la probable déraison. Aurélie était mentalement transportée par un tsunami d’orgasme, à peine un s’était estompé, l’autre arrivait derrière. La mâchoire épuisée, Vanessa se laissait tomber sur sa belle un moment, le petit con fendu de couleur framboise et chocolat dissipait le parfum épicé de son miel intime.

V : « Il est temps pour toi de te plier au rituel, suis moi ma belle, j’ai de jolies choses pour toi. J’ai envie de toi. »

A : « Encore ? »

V : « Ne discute pas, je voulais te demander aussi si tu avais pris ta décision ? »

A : « D’après ce que j’entends, il semble qu’elle soit prise à ma place, tu me diras, je ne sais jamais me décider alors fais de moi tout ce que tu veux. »

V : « Attends bébé, ce n’est pas ainsi que je vois les choses, te donner sans consentement, par solution de facilité, je ne suis pas d’accord. Je veux que ce soit ton cœur qui te le dicte et non ton mental. »

A : « Montre-moi ce que tu as à m’offrir ! »

Ce soir là, Aurélie était au pied du mur, sa femme l’obligeait à prendre une décision sincère et réfléchie. Toute jeune, Aurélie n’avait jamais voix au chapitre, jamais son avis n’avait été sollicité. Elle ouvrait les cadeaux que sa femme lui avait apportés. Le premier cadeau déballé lui révélait un bâillon boule. Voilà qui allait l’empêcher de parler. De quoi la maintenir silencieuse. Le second emballage déchiré révélait un magnifique collier noir et rouge avec de jolis clous nacrés et une jolie boucle en inox. La laisse l’accompagnait, voilà déjà qui la retenait prisonnière volontaire. Le suivant une fois ouvert et éventré révélait des bracelets assortis au collier, il y en avait une paire pour les chevilles et une paire pour les poignets. Le dernier présent avait de quoi susciter l’étonnement d’Aurélie. Un manteau noir et court avec des bordures en fourrure brune et synthétique. Un manteau si court qu’il laissait apparaitre la base des fesses. Un dernier plus rectangulaire révélait une paire de botte à talon.

Aurélie sautait au cou de Vanessa et l’embrassait fougueusement, Vanessa n’osait pas repousse l’étreinte offerte avec autant d’énergie.

A : « Tu sais qu’il ne me sera peut être pas si difficile de me décider finalement, tu viens de me donner envie de t’appartenir ! »

V : « Donne toi une semaine, à présent je vais ranger tout cela et tu ne les auras que dans une semaine si tu décides d’être mon absolue propriété, bien sûr tu restes toute nue. C’est ainsi que je t’aime ma douce. Agenouille toi à mes pieds et embrasse mon bonbon, ma chérie. »

A : « Oui mon amour. »

Aux pieds de sa maitresse et femme, Aurélie enfonçait son visage dans le sexe de sa femme, petite vulve toute douce et parfaitement glabre. Aurélie était une véritable gourmande et s’adonnait à cœur joie pour embrasser ce sexe. Ce désir de sexe fendu lui avait valu d’être bannie de sa famille et de lui offrir une vie proche de celle qui allait devenir sa maitresse.

Le couple était allongé sur le tapis du salon et faisait l’amour. Il n’était plus question de soumise et de dominatrice, c’était un couple profondément amoureux qui s’adonnaient aux milles plaisirs. Epuisées, les jeunes femmes s’endormaient nues dans le salon, l’une sur l’autre. Aurélie avait la joue contre le duvet pubien de sa belle et cette dernière avait le parfum épicé comme atmosphère pour rêver à elle.

V : « Eh ! mais qu’est ce qu’on fiche là ? »

A : « On a fait l’amour toute la nuit ma chérie, je pense que tu vas aimer ce que j’ai à te dire ma belle ! »

V : « J’écoute, ma chérie »

A : « Pourquoi me faire attendre toute une semaine alors que je suis décidée ? »

V : « Parce que c’est moi qui commande ici, pas toi ! Toi tu as jusqu’à la fin de la semaine pour réfléchir et même si tu es déjà certaine, tu devras attendre car je te connais, l’engouement te faire prendre à la hâte des décisions que tu finis par regretter ensuite. Alors prends une semaine, deux, ou trois ou quatre car ta décision sera irréversible. »

A : « Tu sais, ça ne me coûte plus de ne plus me vêtir maintenant, j’adore être toute nue en fait, c’est confortable, tu devrais être nue plus souvent. »

V : « Vas nous faire le petit déjeuner chérie, ouste ! »

A : « Oui Maitresse ! »

Vanessa regardait sa belle marcher. Bon dieu que son petit derrière galbé l’excitait. Toute jeune elle aimait les filles noires. Elle repensait à sa toute première nana, une black qu’elle avait mise toute nue dans son lit pour la câliner. Elle ne l’a jamais plus revue d’ailleurs. Elle soupirait, Aurélie était sa femme bien aimée et soumise. Assise dans le fauteuil, Vanessa réfléchissait, elle pensait à Natacha, sa première petite copine. Une jolie fille avec ses lunettes, elle l’avait obligée à venir faire ses devoirs à la maison et lui imposait déjà d’avoir les fesses à l’air sous ses jupes. Déjà elle était dominatrice dans l’âme.

A : « C’est prêt Maitresse ! »

V : « Bien, ramène le plateau ici à présent ! »

A : « Oui Maitresse, voici la cravache et une rose pour vous Maitresse, une rose du bouquet synthétique ! »

V : « Merci mon amour ! »

A : « Tu n’as pas l’air bien tout à coup ? »

V : « Oui, je ne peux rien te cacher ! »

A : « C’est ton premier amour que tu vois en moi, je sais, cette nuit tu n’as pas arrêté de répéter ce prénom. Je ne t’en veux pas tu sais, ca me fait plaisir que tu me prennes pour Natacha, elle devait être très mignonne aussi, elle était blanche ? »

V : « Non, noire, et magnifique ! »

A : « Alors appelle moi Natacha si ca te fait plaisir ! Je suis à toi, je t’aime et tout ce qui peut faire ton bien être, je l’accepte. Je suis flattée tu sais, n’importe quelle autre idiote de Nana te prendrais la tête mais je suis trop amoureuse de toi pour t’en vouloir ! »

Vanessa regrettait d’avoir pensé à Natacha et pourtant Aurélie lui offrait sa compassion. Elle était sûre de pouvoir lui offrir sa propre personne. C’était une fille extraordinaire. Vanessa pleurait sur l’épaule d’Aurélie et ne se sentait plus d’attaque pour aller travailler. Depuis qu’elle était dans cette société, elle ne s’était jamais arrêtée de travailler. Ce jour là pourtant, le correspondant Japonais arrivait sur site pour saluer son groupe et Vanessa se forçait à aller se doucher et se préparer. Sous la douche elle fondit en larme.

Aurélie appelait le Patron de sa femme et le médecin pour justifier l’absence impromptue. Tant pis si le correspondant venait, il reviendrait l’année prochaine. Alitée, Vanessa s’endormait dans les draps de satin, Aurélie l’y avait conduite et l’avait laissée nue. Si le médecin la trouvait ainsi, il n’avait aucun droit sur elle. Nul ne toucherait à la femme d’Aurélie sans en payer le prix.

La décision d’Aurélie était prise. Elle voulait se donner à sa femme bien aimée et décidait de prendre le temps d’y réfléchir, pourtant c’était loin de ressembler aux engouements que lui connaissait sa femme. C’était devenue une passion, un besoin, ca pouvait même entrer dans le cadre de l’addiction. Aurélie faisait le ménage, elle flattait son corps, de déhanchait avec plaisir et accueillait le médecin dans le plus simple appareil. Peu importe qu’il apprécie ou non sa nudité. C’était un petit gros à lunette, pas méchant pour un sou et probablement gay ou coincé car il regardait le sol pour marcher.

A : « Ma femme dort, je vais la réveiller. On n’a pas tant dormi mais elle fait une sorte de déprime, il lui faut juste un remontant. »

D  (Docteur) : « Vous ne vous habillez jamais, vous ? »

A : « Ca ne sert à rien, on est en pleine cambrousse et on est très à l’aise ainsi et occupez vous de ma femme. »

Aurélie posait un baiser sur la bouche, un baiser susceptible de la priver un peu d’air pour la forcer à réagir. Gagné ! Vanessa se réveillait et sursautait.

Le médecin était parti et Vanessa s’était attablée pour le petit déjeuner qu’elle n’avait pas pu prendre comme elle l’aurait voulu.

V : « Tu aurais pu éviter de nous exhiber  tout de même ! »

A : « Mais t’inquiète, il n’avait pas intérêt à te toucher impoliment crois moi et on est chez nous, on peut se balader à poil comme on veut chez nous ! »

V : « On va dire au village de Montricoult que deux gouinasses se baladent à poil et ca va susciter la curiosité. »

A : « Et alors, tu sais ce qu’elle te dit ta gouinasse ? Elle dit que des gens, elle s’en fout ! Tu pourrais même me conduire nue en laisse en plein village que cela m’amuserait de les narguer ces vieux croutons libidineux. »

V : « Fais gaffe, je suis capable de le faire tu sais. Mais tu n’es pas prête, au fait, je vais passer la journée avec toi, alors tu vas faire tout ce que je te dis d’accord ? »

A : « Oui ma bonne maitresse que j’aime, tu es mignonne tu sais et comme je le disais, tu as le droit de penser à Natacha autant que tu veux, si tu le souhaite je peux camper son rôle ! »

V : « Tu n’es donc pas jalouse ? »

Si Aurélie était maladivement jalouse, elle savait cependant que tout faire pour empêcher sa femme d’y penser lui offrirait l’effet inverse et cela elle ne saurait le supporter. Pendant la semaine qui finissait de s’écouler alors que Vanessa était en arrêt de travail, Aurélie attendait impatiemment le jour ou elle s’offrirait à sa maitresse. Vanessa lui offrait sa fessée rituelle, lui mordait les fesses comme une petite cannibale. Aurélie avait les marques des dents sur sa peau. La douleur de la morsure était douce et piquante.

L’engouement de la jeune femme noire se transformait en désir et en passion. Vanessa avait eu raison de lui faire attendre le temps qu’il fallait pour qu’elle soit certaine de ne pas revenir en arrière et Aurélie l’en remerciait.

V : « Natacha, au pied ! »

A : « Oui, ma Maitresse adorée ! »

V : « Pourquoi tu me fais cela ? Pourquoi tu me laisses t’appeler Natacha ? »

A : « Parce que tu es ma maitresse et que tu as ce droit sur moi et si je t’en empêchais, tu serais encore plus troublée car je sais ce qu’il te faut. Il te faut une femme qui sait ce que tu aimes et tu aimes encore cette Natacha et je veux bien l’être pour toi. Je suis passionnée par notre vie à toute les deux et si pour sauver notre couple on doit passer par là, alors pourquoi pas. Je me foutrais en l’air si tu me quittais. Je suis barge de toi Vanessa. »

V : « D’accord, merci tu es un ange, tu es ma petite gouine à moi, mon trésor, mon bébé, mon esclave et surtout ma propriété si tu y consens de plein cœur. Tu me diras cela dimanche après ta fessée rituelle spéciale. »

A : « Oui ma Maitresse. Rends-moi dingue de toi. »

Les filles s’adonnaient à nouveau à un langoureux et long baiser et Aurélie acceptait de vivre nue à présent, elle était même fière d’offrir son corps dénudé à sa femme. Elle le lui confirmait de bon cœur, lui disait que sincèrement elle n’éprouvait plus l’envie de se vêtir. Que c’était pour elle une digne et noble manière de s’offrir. Vanessa avait rangé les bracelets de poignets et de chevilles avec le collier dans la vitrine qu’elle avait fermé à clé et Aurélie les regardait avec envie et crainte à la fois. Elle s’agenouillait devant Vanessa et la suppliait d’au moins lui passer le collier au cou.

A : « Je vous en prie Maitresse, je me sens si nue et fragile, je vous demande de me passer ce collier, je vous en supplie, je suis prête à m’offrir. Je suis prête à me donner à vous. »

V : « Pas avant dimanche soir 20 H, mais si tu veux déjà te montrer digne de m’appartenir, tu vas rester jusqu’à Dimanche soir à quatre pattes. Tu mangeras assise par terre et tu devras dormir sur une simple couette et à même le sol. »

A : « Oh oui Maitresse, Oui ! »

Le samedi passait lentement, très lentement, Aurélie, reléguée à vivre au sol comme une petite chienne se donnait à la fessée quotidienne. Vanessa posait un baiser sur son front quand elle était satisfaite et la punissait quand elle manquait à son devoir. C’était le soir et Aurélie était couchée sur les pieds de sa maitresse qui regardait un bon film. Aurélie ne se contentait que du son et devait se concentrer sur le corps de sa Maitresse. Elle devait penser à ce que sa vie serait avant de ce lancer dans ce rituel destiné à la faire entrer dans un cadre de propriété à l’égard de sa maîtresse car elle ne pourrait plus s’en défaire. Jamais Vanessa ne lui permettrai pas la moindre échappatoire.

Aurélie était folle amoureuse de sa femme, elle voulait tout lui offrir, jusqu’à sa captivité et sa soumission intégrale, elle se renierait personnellement pour n’être plus que l’objet du plaisir de sa femme.

Vanessa congédiait Aurélie sur la couette posée dans un coin du salon. Elle lui désignait sa nouvelle couche. Elle posait un baiser sur son front et après lui avoir demandé de la dévêtir et de ranger soigneusement ses affaires, elle allait se coucher, la lumière s’éteignait dès qu’elle frappait deux fois dans ses mains. La femelle était allongée en chien de fusil sur la couette, sans couverture, à l’air libre, elle goûtait là ce qui allait être une partie de sa future existence. Etait-elle prête à s’offrir ainsi. Etait-elle prête à vivre cela pour sa femme. Pouvait-elle passer la porte pour entrer dans l’empire de cette passion dont l’impératrice serait sans équivoque sa Maitresse

La décision d’Aurélie devait être prononcée ce dimanche à venir et elle n’arrivait pas à dire ce qu’elle voulait. Ou bien sa volonté d’être la propriété de sa femme était trop évidente ou bien la peur de ne plus avoir à décider de quoi que ce soit était dans cette même proportion.

« L’Empire de la Passion » Chapitre I – Cardassia

05/01/2011 in Art, L'empire de la Passion, Littérature

Voici un nouveau feuilleton : L’Empire de la Passion Par Miss Cardassia.

Un nouveau chapitre vous sera proposé tous les quinze jours.

BONNE LECTURE !

Chapitre 1 : Un simple prétexte

C’était un samedi pluvieux et ennuyeux, il faisait particulièrement sombre dans la maison de campagne qu’occupaient Vanessa et sa compagne Aurélie. Elles ne s’étaient pas levées et trainaient au lit. C’était souvent sous la couette que ces demoiselles restaient crapuleusement quand il faisait sale temps. Que pouvaient-elles faire d’autre qu’un bon cocooning. Elles s’amusaient à se chatouiller, se moquer de leurs imperfections et à s’insulter gentiment, les « Grognasse » et les « Pétasses » fusaient et suscitaient des rires aux éclats.

Aurélie : -« Oh dis, tu as vu tes fesses ? »

Vanessa : -« Idiote, comme si j’avais des yeux derrière la tête ! »

A : -« Tu as raison, laisse-moi te dire que tu as une belle peau d’orange ! »

V : -« Oh ! Par exemple, c’est plus que je ne puis en accepter ! » répondait Vanessa en ricanant et en assenant une bonne tape sur le derrière culotté de sa femme.

Vanessa avait donné le ton à cette journée de pluie et de tempête, elle mettait des tapes aux fesses de sa « Black de nénette », comme elle l’appelait souvent. Aurélie n’avait pas l’air outré par cette fessée improvisée et semblait même apprécier. Peut être l’avait elle provoquée inconsciemment. Vanessa avait massé les fesses d’Aurélie. Elle était venue les mordiller, savourant la peau douce lisse et noire, mordant à pleine dents pour faire assez mal afin de susciter chez sa belle certaine réaction.

A : - « Cannibale va ! Vas-y, mange-moi toute entière ! »

V : - « Il ne faut pas me le dire deux fois ma vilaine ! »

A : - « Oh alors attends ! tu ne vas pas être déçue ! »

V : - « Tu vas voir un peu toi ! »

Vanessa se couchait de tout son long sur Aurélie et l’embrassait fougueusement sur la bouche. Un long et savoureux baiser. Puis elle déculottait Aurélie et lui arrachait son tee-shirt. Elle avait là un petit déjeuner servi. Une bonne petite Black au petit déjeuner. C’était un magnifique présent susceptible d’égayer ce samedi ! Vanessa mordait les fesses de sa compagne, celle-ci poussait des cris aigus chaque fois qu’une canine taquinait plus fermement son derme.

V : - « Tu es délicieuse, autant à mordiller qu’à regarder ! Je vais te dire un truc ma grosse ! »

A : - « Ma grosse ? Dis donc toi ? Tu ne t’es pas vue ? Bon vas-y, dis-moi un peu ! »

V : - « Tu vas rester à poil aujourd’hui. Je ne veux pas que tu t’habilles ! »

A : - « He mais ! j’n’ai pas envie de rester nue moi ! il fait froid ! »

V : - « Pauvre chochotte va ! m’en vais te réchauffer moi ! »

Pour réchauffer Aurélie, Vanessa la forçait à se coucher en travers sur ses jambes et lui mettait une série de claques et il semblait que la jeune femme noire pouvait en redemander. Vanessa, voyant que sa belle ne bronchait pas et ne se débattait pas, continuait à taper le derrière charnu et joliment galbé.

V : -« Alors ? Qu’en dis-tu ? »

A : - « Tu es trop douce, je n’ai rien senti ! »

V : - « Oh toi alors, tu vas me le payer ! Oh déjà midi ! si nous mangions un morceau, j’ai un creux à l’estomac ! »

Les filles allaient dans la cuisine, c’était un mas de Provence qui constituait le cadre de vie de ces demoiselles, une grande table en chêne trônait au centre de la cuisine, un vase rempli de jolies fleurs et un panier en osier avec des fruits de saisons, des abricots en l’occurrence. Vanessa en prenait deux et en lançait un à Aurélie.

V :- «  J’aime ces abricots mais c’est le tien le plus rentable, il tient toute une vie ! »

A :- « Ah ! quelle capitaliste, celle là alors ! Dis moi, il faut vraiment que j’écrive à des employeurs ! »

V :- « Pourquoi tu te prendrais la tête à bosser, tu pourrais tenir la maison, tu pourrais élever des poules pour avoir de bons œufs ! »

A :- «  Ouais mais bon ! le travail de la ferme c’est pas mon truc tu sais ! »

Les filles prenaient un savoureux petit déjeuner et papotaient, nues dans la cuisine, elles se faisaient du pied et Vanessa campait son gros orteil dans la vulve béante de sa compagne.

V :- « Ecoute moi, à présent, tu restes nue. Je ne veux plus te voir avec des vêtements, en échange, tu auras tout mon respect et ma bonté, tu connaitras aussi le rituel de la fessée quotidienne, histoire de te montrer qui commande, je te veux nue, tu es craquante et mignonne ainsi, ne me prive jamais plus de tes jolies formes. Ne discute pas ! c’est moi qui commande ! »

Aurélie ne savait plus quoi dire, elle voulait bien offrir à sa compagne ce qu’elle désirait, cependant, elle n’était pas du tout préparée à cette éventualité. Elle décidait de rester nue par amour pour sa compagne, elle tenait à lui offrir son corps si gentiment flatté, elle se mettait en tête que ca ne durerait que le week-end. Aurélie avait eu l’idée de parasiter Vanessa, vivre au frais de la princesse. Vanessa lui accordait l’hospitalité depuis six mois sans observer la moindre motivation. Elle décidait donc de priver sa compagne de cette besogne ingrate qui consistait parfois à se rendre à une agence en vue d’obtenir un emploi.

Vanessa avait son plan, elle aimait profondément Aurélie et tenait à le lui faire savoir. Tout comme elle tenait à clarifier une bonne fois pour toute cette situation devenue pénible et insupportable. L’annonce faite à Aurélie était sérieuse, elle ne la laisserait plus se vêtir. Elle la laisserait toute nue en permanence. Aurélie était un peu inquiète, ce qui était un jeu devenait sérieux.

Le soir tombait, les filles préparaient le dîner comme de coutume. Complices et joueuses. L’une nue l’autre en pyjama. Elles s’installaient à la table en chêne, Les fesses en contact direct avec le bois frais du banc en chêne, Aurélie était finalement assez contente. Elle souhaitait néanmoins que cela ne dure pas trop longtemps.

V :- «  Je vais chercher quelque chose que voudrais te montrer, je reviens, mange tant que c’est chaud ! »

A :- «  Oui m’amour ! »

Vanessa revenait avec une enveloppe kraft pleine de lettres qu’Aurélie n’avait pas envoyées. Elle vidait l’enveloppe sous le nez de sa compagne et s’appuyait sur les coudes, presque nez à nez face à la jeune femme noire.

V :- «  Plutôt que faire semblant de faire du courrier, il aurait été préférable de me dire que tu voulais rester au chaud à la maison, je n’aime pas les menteuses, aussi comme je suis bien incapable de me passer de toi, tu vas mériter ta pitance et c’est pour cela que tu vas rester à poil, comme cela, tu ne seras pas tentée de dilapider mon compte en sortant faire du shopping. Tu vas faire tout le ménage et la cuisine.

A :- «  C’est du chantage, ça ! »

V :- «  Certes, mais ca ne m’empêche pas de t’aimer, aussi, pour mériter ta place dans cette maison, tu vas faire tout ce que je te dis : s’il te vient une fois l’envie de désobéir, je te fous à poil toute une nuit dehors ! »

A : - « Tu ne pourras pas, tu auras trop de scrupules ! »

V : - « Tu veux prendre le risque de vérifier ? »

Aurélie voyait que Vanessa ne plaisantait pas, elle voyait aussi une larme couler sur sa joue, démontrant les sentiments éprouvés à son égard. Elle avait passé son samedi sans vêtement et commençait un peu à s’y faire. Elle pensait que d’ici un mois, Vanessa la laisserait à nouveau se vêtir. Elle acceptait donc les conditions.

A : - « Ok, je te promets de ne pas tenter de me vêtir pendant un mois ! »

V : - « C’est vrai ça, chérie ? »

A : - «  Promis ! »

V : - « Aussi promis que les courriers ? »

A : - « Arrête, tu savais bien que tu avais l’intention de me faire ce coup, c’était prémédité hein ? »

Oui, Vanessa l’avait prémédité et pourtant elle ignorait quand l’envie de lui faire le coup arriverait. C’était désormais d’actualité. Vanessa s’asseyait près de sa compagne à califourchon sur le banc, elle invitait sa chérie à imiter sa position et glissait une main sur son bonbon suintant de plaisir. Vanessa tenait Aurélie contre elle et lui torturait les tétons. Lui mordillait les oreilles.

V : - « Tu es tellement belle toute nue que je me demande si je te supporterais avec des vêtements, j’aimerais vérifier que tu es capable de tenir ta promesse pendant un mois. Si c’est une promesse aussi bien tenue que pour le courrier, je doute que tu tiennes le coup, aussi je vais m’occuper de la garde robe. Je vais mettre toutes nos fringues sous clé, moi seule pourrait me changer et me vêtir. Toi tu vas vivre nue pour moi, ma jolie, et je crois qu’une bonne fessée s’impose, mon amour. »

Aurélie ne disait pas un mot, au fond d’elle, elle se maudissait de ne pas avoir su faire preuve de franchise. Maintenant, elle n’avait plus qu’à assumer. Elle ne pouvait pas reprocher à Vanessa d’être mauvaise, son ton ne respirait pas la haine ni la colère, plutôt le désir de contempler son corps, le désir de se l’offrir et d’avoir pris pour prétexte ce courrier qu’elle n’avait jamais envoyé. Les doigts de Vanessa visitaient la vulve trempée d’Aurélie qui ondulait de plaisir. La fessée ? Prendre une fessée comme une vilaine gamine désobéissante et menteuse.

Vanessa avait une cravache qu’elle n’avait jamais eu l’occasion d’utiliser. C’était le moment idéal pour la mettre en scène, elle allait la chercher après avoir posé un baiser sur le front d’Aurélie. Le temps que la cravache fasse son entrée, Aurélie se moquant désormais d’être nue préparait un café bien chaud et un gâteau fondant. Vanessa avait mis un temps à trouver l’ustensile et put apprécier la collation du soir.

V : - « Hum, ca sent bon ma chérie, mais regarde cette jolie cravache qui va flatter ton joli petit cul ! N’est-elle pas jolie ? Allez, installe-toi à quatre pattes sur la table. Je vais te faire goûter , tu vas bien aimer, tu vas voir ! »

Avant d’asséner le premier coup, Vanessa expliquait ses exigences à Aurélie, elle voulait l’entendre dire à chaque coup qu’elle recevrait une phrase de son cru.

V :- « Tu vas me dire cette phrase à chaque coup reçu, écoute bien je ne répéterai pas : « Je suis votre esclave et ne souhaite que pouvoir rester dignement près de vous ». C’est bien compris ? »

A : - « N’importe quoi toi, tu plaisantes ! »

Vanessa assénait un coup cinglant sur le derrière exposé. Elle insistait et Aurélie se résignait, le visage impassible de Vanessa ne laissait aucun choix à la jeune femme nue. Vanessa commençait la série de coup et attendait la phrase pour recommencer.

A : - « Je suis votre esclave et ne souhaite que pouvoir rester près de vous. »

V : - « Eh bien voilà ! on y est, encore cinq coups comme ca pour vérifier car je ne ressens aucune sincérité, juste un simple désir d’en finir avec la correction ! »

Aurélie poussait un cri avant de donner cette phrase si sincèrement attendue. Elle répétait encore et encore cette phrase pour que Vanessa en finisse. La blondinette n’avait pas l’intention de se laisser mener par le bout du nez. Cela faisait une bonne heure que Vanessa s’en prenait aux fesses d’Aurélie. Elle avalait une gorgée du fond de café qu’il restait et venait lécher le cul endolori de sa belle. La peau sentait bon, le goût en était sucré. Vanessa ordonnait à Aurélie de rester dans cette position et décidait de manger un morceau de gâteau sous son nez

V :- «  Si tu souhaites un morceau de ce gâteau, viens le chercher en rampant sur la table ma chatte chérie ! Viens à moi en me suppliant. Si tu penses pouvoir t’en passer parce que tu refuses de te soumettre, libre à toi ! »

A :- «  Tu es méchante, je ne te reconnais plus, là ! »

V :- «  Arrête un peu ! je t’offre de m’appartenir, c’est ce que tu voulais il y a deux semaines. Ou tu rampes à mes pieds pour un bout de gâteau ou tu restes où tu es, en quoi est ce méchant ? »

A :- «  Tu sais que je veux de ce gâteau et que je ne peux pas venir à toi en rampant ! »

V :- «  Tu m’aimes ? »

A :- «  Mais oui idiote, je t’aime ! je ne te comprends plus ! »

V :- «  Tu voulais m’appartenir, tu voulais être ma propriété il y a deux semaines, tu m’as rabattu les oreilles tous les soirs, et là alors que je t’offre simplement cette occasion de te faire plaisir, tu me le reproches. Avoue que je peux ne pas te comprendre non plus. Bien, viens ici en rampant, ne discute plus, ma jolie ! »

Aurélie adoptait l’attitude d’une chatte en quête de proie et avançait en glissant lentement sur la table. Imaginer son sexe et son petit trou bien mis en évidence la troublait un peu, le cul relevé, elle éprouvait une sensation d’avilissement. Vanessa la narguait avec le morceau de gâteau qu’elle tenait entre deux doigts. Aurélie arrivait à elle et ouvrait la bouche comme un chat qui attend sa gamelle.

Aurélie prenait délicatement entre ses dents le bout de gâteau et le mâchait avec délicatesse. Elle voulait finalement se faire à l’idée que sa compagne avait le pouvoir. Aurélie ne s’occupait presque plus de sa nudité, elle était trop affairée à faire plaisir à Vanessa et décidait que pour la journée de ce samedi pourri par le climat désastreux, elle pouvait bien s’offrir à sa douce petite femme.

V :- «  A genoux à présent ! Mains dans le dos et baisse les yeux ! »

A : - « Oui, ma chérie ! »

Aurélie reconnaissait que cette demande venait d’elle et décidait de s’y adonner, elle obéissait et recevait dans sa bouche un nouveau morceau de gâteau au chocolat. Les yeux baissés, elle tenait ses mains dans le dos et attendait les ordres. Que pouvait-elle faire. Bien plus tard en soirée, Une horloge égrenait les douze coups de minuit et pourtant les filles n’avaient pas sommeil.

A :- «  Tu vas vraiment m’empêcher de m’habiller ? »

V :- «  Oui, je te désire nue, tu es magnifique ainsi, j’aime ton corps dénudé. Allons au lit, ma belle, nous y seront mieux pour nous câliner. »

A :- « Oui, ma chérie ! »

V :- « Demain nous allons procéder à ton éducation. Au fait, le courrier, finalement , ça n’a plus d’importance, j’ai eu besoin d’un prétexte pour t’imposer ce délicieux moment, je t’aime tellement tu sais, tu es ma femme ! »

A :- « Tu es la mienne aussi tu sais, et je t’aime ! »

Les demoiselles s’étaient endormies nues et lovées l’une contre l’autre sous la couette. Vanessa tenait la vulve de sa femme dans la main, comme pour la préserver du froid et pour en sentir la douceur au bout des doigts. Vanessa avait connu Aurélie alors qu’elle était seule à déprimer dans un bar glauque. Le coup de foudre fut immédiat. Les filles allèrent à l’appartement de Vanessa et passèrent la première semaine sans s’habiller, câlins sur câlins, tendres baisers et caresses à volontés. Cette semaine là resterait gravée à vie dans la mémoire de chacune d’elles.

Vers midi, Aurélie se levait la première et constatait que ce dimanche ne s’annonçait guère mieux que le jour de la veille. Vent et pluie étaient encore au rendez vous, Vanessa dormait encore à poings fermés et Aurélie revenait se blottir tout contre elle. Allongée contre le corps de sa femme, Aurélie était en pleine réflexion, elle se demandait comment elle devait appréhender le désir de Vanessa. Nue, vivre nue et voir sa femme vêtue, vivre nue et être privée de sorties. Vivre nue et devoir sans doute un jour être totalement exhibée à une inconnue. Pourquoi pas, si Vanessa la trouvait très belle. Mais pouvait elle accepter de ne plus se vêtir. Si encore elle s’était promenée à poil de son propre chef durant tout l’été, mais vivre ainsi sous la contrainte suscitait bien une grande difficulté ! Elle ne pouvait pas vivre aussi aisément une nudité imposée qu’une nudité choisie.

Aurélie s’était assoupie et Vanessa se levait pour mettre sous clés tous les vêtements présents dans la maison. Il n’était plus question que sa femme s’habille. Elle la désirait nue car elle la trouvait belle ainsi. Une fois l’armoire fermée à clé, une fois habillée et douchée, Vanessa cachait la clé dans un sachet et enfonçait le tout dans son vagin. Elle sentirait l’objet en elle et accentuerait d’autant plus son pouvoir sur Aurélie. Elle s’installait sur le lit puis secouait doucement sa compagne pour la réveiller. C’était en râlant comme à son habitude qu’Aurélie émergeait, elle voulait traîner au lit.

V :- «  Va préparer le petit déjeuner ! allez, presse ! »

A :- «  Tu ne peux pas le faire, toi ? J’ai envie de dormir ! »

V :- «  J’ai dit d’aller faire le petit déjeuner ! j’arrive ! »

A : - « Ou sont nos affaires ? Je ne vais pas aller toute nue à la cuisine ! »

V : - « Vas y comme ça puisque tu ne vas plus t’habiller du tout maintenant ! »

Aurélie avait une mine déconfite car elle n’imaginait pas que sa chérie lui imposerait cela dès ce deuxième jour de week-end. Elle se résignait à obéir, Sa petite femme l’aimait-elle encore ou la considérait-elle comme son jouet ? Aurélie s’activait pour préparer le petit déjeuner et Vanessa arrivait pour mettre les pieds sous la table, elle caressait les fesses qui passaient à sa portée et admirait la vulve lisse qui bâillait un peu. Le ventre légèrement rond donnait envie d’y poser un baiser.

V :- «  Tu es belle, tu sais ! Je te veux nue encore aujourd’hui, mais on va profiter de ce sale temps pour faire ton éducation. Tu vas aimer j’en suis certaine, tu aimes les sensations fortes. Je le sais, je le sens, tes refus sont de véritables oui que tu n’oses pas m’avouer. Tu es mignonne ma petite femme ! »

Aurélie en convenait, sa femme était douce et câline, correcte et ferme, mais que signifiait cette éduction, qu’est ce que Vanessa voulait faire d’elle ?

A :- « Ok, je vais encore rester à poil aujourd’hui, mais si quelqu’un vient et voit par la fenêtre ? »

V :- «  Oh si c’est un homme, au pire il se branle, si c’est une femme elle ne t’aura pas et ne te touchera pas, je suis la seule à pouvoir te toucher sauf si j’en décide autrement. Allez, prends ton petit déjeuner en silence que je te regarde, ma mignonne ! »

Aurélie ne pouvait pas reprocher à sa compagne d’être désagréable, elle se sentait flattée mais pourquoi d’un coup la voulait elle totalement dévêtue et privée de ses affaires. En quoi rester à poil pouvait elle la combler. Elle avalait une gorgée de son café au lait et tentait de parler, mais son désir de faire plaisir à l’amour de sa vie lui dictait de se taire. Vanessa avait raison, elle ne pouvait pas avouer ouvertement son désir de lui appartenir et mentait pour finalement reconnaitre qu’elle n’arrivait pas à passer, de son propre chef, outre sa conscience. Aurélie se regardait dans ce si simple appareil. Elle se trouvait bien mignonne aussi.

V :- «  Bien, débarrasse la table et rejoins moi au salon, mon amour ! »

A :- «  Oui, ma chérie ! »

V :- «  Ramène la cuillère en bois en même temps ! »

A :- «  Oui, Ma chérie ! »

V :- «  Et appelle moi Maitresse à présent ! Tu as droit de penser : « Ma chérie », mais j’entends recevoir « Maitresse » ! »

A : - « Pourquoi tu me fais cela ? »

Vanessa arrachait la cuillère des mains d’Aurélie et lui en donnait un coup sec sur les fesses. Puis un autre, encore un autre et elle caressait la joue ou coulait une larme, elle l’embrassait sur la joue

V :- «  C’est comme ça que tu veux que je te traite, tu n’oses pas le dire mais toutes tes frasques ont parlé à ta place, ma chérie, tu cherchais à me provoquer, allez, tu vas voir, si tu es sage, tu seras une femme comblée. Je t’aime très fort, tu sais. Je me fiche de tes frasques, de tes erreurs, je sais juste qu’elles sont l’expression d’un désir inavoué d’être dominée. Tu es si mignonne, si belle, je vais te mettre la fessée, tu vas voir comme tu vas aimer, ce n’est pas une punition, juste un mode d’éducation. »

La peur au ventre, Aurélie était pétrifiée, oui Vanessa avait raison, elle aimait qu’on la domine, qu’on en fasse ce qu’on veut. Aurélie se maudissait de ne savoir clairement exprimer ses désirs. Elle n’osait pas, elle avait peur du qu’en dira-t-on. Pourtant ce n’était pas la honte quant à aller se promener toute nue en rase campagne sur un vélo, qui l’étouffait.

Aurélie en convenait, c’était grisant et excitant, elle venait donc s’installer sur les genoux de Vanessa qui ne trainait pas une seconde pour lui coller une trempe à raison d’une vingtaine de claques sur chaque lobe. C’était cuisant et Aurélie gémissait sans pourtant se débattre. Ce qui la froissait, c’était la privation de vêtement. Elle pouvait être fessée sans être toute nue. Vanessa pourrait se faire un vrai plaisir à la déculotter, oui, cette humiliation était préférable. Elle comprenait maintenant que Vanessa tenait à lui faire désirer cela et à faire en sorte qu’elle le mérite.

La matinée passait ainsi, Aurélie évoluait dans le plus simple appareil

V :- «  Je vais t’apprendre la toute première règle, mon amour : Règle 1 : Ne jamais être plus haute que moi, si je marche, tu dois légèrement te pencher, si je m’arrête, tu t’agenouilles, si je m’assieds, tu t’assieds au sol, si je me couche, tu te couches au sol, tu viendras sur le lit une fois que je serai bien installée. Tu dormiras à l’air et non sous la couette, as-tu bien retenu cette règle, mon amour ? »

A :- «  Oui, Mon amour ! euh ! Oui, Maitresse ! »

V : - « Bien, tu vas faire une sieste, ces tourments t’on épuisée. Je vais regarder la télévision, tu attends que je t’appelle pour quitter la chambre et si tu veux faire pipi, tu as les toilettes, je ne veux pas te voir dans le salon avant que je ne le décide, fais dodo, ma puce ! »

Vanessa zappait et zappait, il n’y avait rien d’intéressant à la télé, rien de passionnant, toujours les mêmes sujets désolants, voilà pourquoi elle s’était constituée une vaste collection de DVD. C’était le programme qu’elle se faisait seule, à l’heure qu’elle le voulait, selon son gré. Pas de retard ni de risque de manquer une émission. Elle se passait la série des lesbiennes de Los Angeles. Elle raffolait des épisodes de L-Word et en pinçait secrètement pour Shane, la plus dévergondée et libertine de la petite troupe.

Après le film, Vanessa appelait Aurélie, aucune réponse. Elle allait dans la chambre ou sa belle dormait profondément et fut attendrie de la voir si paisible. Le feu aux fesses ne l’avait pas empêché de trouver le sommeil. Elle la trouvait belle. Elle s’allongeait près d’elle et posait un baiser dans son cou. Vanessa se déshabillait et couvrait sa compagne d’une simple couette. Si Aurélie osait la rejoindre sous les draps, elle n’en dirait rien. Elle trouvait le sommeil en serrant sa belle toute contre elle et versait quelques larmes de bonheur. Ainsi se terminait ce dimanche affreux par le climat et cependant si doux, par l’activité qui combla le jour.