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	<title>Commentaires sur : Le Troisième Anniversaire de l&#8217;Anneau : Le mot de Maître George</title>
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	<description>La communauté du Triskel</description>
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		<title>Par : Dragon29</title>
		<link>https://www.anneaudejustine.com/2013/07/le-troisieme-anniversaire-de-lanneau-le-mot-de-maitre-george/#comment-573</link>
		<dc:creator><![CDATA[Dragon29]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 28 Jul 2013 14:20:37 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.anneaudejustine.com/?p=4371#comment-573</guid>
		<description><![CDATA[Je remercie tous ceux qui ont apporté leur témoignage et leur opinion au sujet de mes propositions. Je salue l&#039;intérêt porté au sujet et la grande qualité des textes de chacun..
Je pense néanmoins que je dois préciser quelques points :
Je n&#039;ai aucune intention d&#039;édicter quelque règle que ce soit, ni de restreindre quelque liberté que ce soit, bien au contraire.
Nous sommes une petite collectivité, qui utilise une palette de pratiques très variées.
Cette collectivité n&#039;a pas d&#039;institution représentative, et elle n&#039;a pas construite elle même son nom, ni les noms de ses pratiques.
Disons comme ces pays africains dont le nom avait été donné par ses colonisateurs...
Ce n&#039;est pas vouloir restreindre des libertés que de demander aux citoyens concernés de choisir eux même le nom qui leur convient.
Toutes les collectivités ont un jargon. Le notre est particulièrement pauvre et imprécis.
N&#039;est-il pas temps de constater cet état de faits et de tenter d&#039;y remédier ?
Nous pouvons encore passer quelques années en refusant de nous poser ces questions, mais pourquoi ne pas en parler dès à présent...?
Sans rechercher la moindre polémique, je tiens à répondre à chacun :
Erospower : 
Tu dis : &quot;Les mots que nous utilisons pour nous définir expriment notre pensée&quot;.
Je pense que ce serait préférable, mais je ne crois pas que ce soit le cas aujourd&#039;hui : je crois que nous utilisons ces mots (comme BDSM) par manque de choix... et par facilité, et non pour exprimer réellement notre pensée, et c&#039;est précisément ce que je voudrais modifier...
Je suis tout à fait d&#039;accord avec toi pour insister sur l&#039;union et la réunion, et je fais tout ce que je peux dans ce but, mais l&#039;union pourquoi faire ? : Si nous ne construisons rien de positif ensemble, l&#039;union sera stérile...
Je suis aussi complètement d&#039;accord avec toi pour dire que ce que nous faisons est très perfectible, et que ce ne sera jamais parfait. Mais dans le but de ne pas créer de divisions, et de préserver un maximum de libertés individuelles pour chacun, nous devons &quot;aménager&quot;, nous devons &quot;transiger&quot;, par exemple pour les relations sexuelles... En effet, demander à ceux qui souhaitent avoir des relations sexuelles lors des soirées de le faire discrètement, c&#039;est en effet limiter leur liberté. Ne pas le faire, c&#039;est imposer la vision de relations sexuelles à certains qui ne souhaitent pas les voir, c&#039;est à dire limiter leur liberté...
Vivre ensemble, c&#039;est faire des compromis. Pour vivre en harmonie, il faut sacrifier sur cet autel une partie de nos libertés. Faisons en sorte que ces sacrifices soient équilibrés, et que nous ne soyons pas obligés de sacrifier des parties essentielles de nos libertés.
Paul-Alcy :
Comme nous en avons longuement parlé ensemble, je suis assez d&#039;accord avec toi sur l&#039;abus du terme &quot;jeu&quot;, mais je suis aussi d&#039;accord avec Dom Lupercus qui nous parle du &quot;jeu sérieux&quot; de Ciceron...
Nos moments de partage sont très importants et ont des répercutions importante sur toute notre vie, donc ils sont &quot;sérieux&quot;, mais ils ne sont pas nécessairement tristes... ni ennuyeux... 
Donc, peut être faudrait-il là aussi trouver un mot convenable pour parler de jeu &quot;sérieux&quot;, ou un inventer un.
Bergamote83 :
Je ne cherche pas à donner des définitions de tout, mais au minimum à éviter à des gens sincères de se définir en utilisant des mots qui ne leur correspondent pas la moins du monde. 
En effet, je ne pense pas qu&#039;on puisse indifféremment utiliser n&#039;importe quel mot. 
Il faut un minimum d&#039;accord sur la définition des mots si l&#039;on veut pouvoir se parler de façon constructive.
Vous dites que nous risquons d&#039;être traité de secte, et qu&#039;on se moque de nous dans le milieu BDSM.
Quel milieu BDSM ? 
Celui de quelques barons BDSM qui depuis toujours essaient de préserver leur petit pouvoir en revendiquant la connaissance universelle et en utilisant comme seul et unique instrument de mesure, la satisfaction de leur libido personnelle.
Ils sont déjà morts, et ils ne le savent pas encore...
Nous ne sommes pas une secte. Nous n&#039;avons rien d&#039;une secte. Notre structure est fédérale. Mais chacun ici le sait, et n&#039;importe quel crétin qui prendrait la peine de se renseigner un minimum ne proférerait pas une telle absurdité. Nous ne sommes pas non plus un groupuscule néo Nazi, ni une cellule d&#039;extrémistes islamiques, ni un réseau pédophile. 
Ceux qui lancent ce genre de rumeur le savent bien, et utilisent sciemment la calomnie et la rumeur publique. Je ne veux plus avoir à nous défendre de telles accusations malveillantes. Elles ne discréditent que celui qui les fait circuler. Il faut traiter ces calomnies par le mépris.
Vous me dites qu&#039;affirmer que la relation D/s est d&#039;essence sexuelle, exclurait ceux qui la pratiquent sans sexe : Il n&#039;en est rien : Lupercus, dans sa réponse, précise, à mon avis à juste titre, que dans le cadre d&#039;une relation D/s non amoureuse, la relation sexuelle imposée ne devient alors qu&#039;une pratique comme les autres, et peut être exclue de la relation D/s sans en modifier la nature.
En ce qui concerne le côté chic, glamour et respectueux de nos rencontres, je pense comme vous qu&#039;il faut le préserver soigneusement, mais aussi veiller avec soin que la forme ne prenne pas le pas sur le fond... Nous n&#039;organisons pas la garden party de l&#039;Élysée... Il doit y avoir un temps pour les échanges intellectuels et pour les petits fours, et un temps pour la nudité, les liens et le fouet.
Vous me dites qu&#039;il serait bon de créer un vade mecum des relations D/s, et vous me citez quelques règles de base. Je pense que ce serait en effet très intéressant, mais je pense que ce serait beaucoup plus périlleux que la tâche basique que j&#039;ai évoquée, et qui soulève pourtant déjà beaucoup de débats.... Nombreux sont les Maîtres qui ont établi les 12 règles de ceci ou de cela... pour un résultat vraiment peu probant... Et comment établir des règles sérieuses sans avoir défini de manière satisfaisante la nature même de la relation qu&#039;on a l&#039;ambition de régir ???
Non, définitivement, nous n&#039;en sommes pas là... 
Vous me dites : plutôt que de changer les mots, ou d&#039;en inventer, il suffirait de donner une définition D/s aux noms existants.
En effet, en cuisine un piano n&#039;est pas un instrument de musique...
J&#039;ai deux objections à cet égard :
La première est qu&#039;il convient quand même de ne pas choisir n&#039;importe quel mot. (L&#039;absurdité de « BDSM » devrait rendre ce mot inutilisable)
La seconde est qu&#039;il est important de ne pas choisir des mots trop connotés dans la vie courante ni dont le sens est trop proches du mot d&#039;origine (on n&#039;a pas choisi le mot piano pour désigner un violon...)
Enfin, vous suggérez de multiplier les rencontres dans de beaux endroits, d&#039;ameuter les puristes en une forme de confrérie de façon à conjuguer nos talents, et d&#039;apprendre le parrainage de façon à garantir la qualité des membres... C&#039;est très exactement ce que notre association s&#039;évertue à faire depuis trois ans maintenant...
Maitre Tom :
En effet BDSM vient des États Unis et les initiales utilisées ne désignent pas toutes les mêmes mots en Français et en Anglais : Le mot discipline par exemple n&#039;a pas exactement le même sens dans les deux langues...
Je retiens l&#039;idée du groupe de passionnés de sémantique qui pourrait sans doute arriver à des résultats cohérents...
Et j&#039;aime aussi beaucoup le terme de « féale »...dont le sens passé est suffisamment lointain pour qu&#039;on s&#039;en affranchisse...
Maitresse Ludmila :
Je suis d&#039;accord sur l&#039;idée que chaque relation D/s est unique, et qu&#039;il ne faut chercher à régir ou règlementer ces relations, mais ce n&#039;est pas du tout ce que je tente de faire. 
Je ne suis pas du tout d&#039;accord sur le fait qu&#039;il suffise de donner le nom de D/s à une relation pour en faire une relation D/s. Ce n&#039;est pas le grand  «n&#039;importe quoi »... Et en refusant de prendre certaines positions claires, on se rend complice de tous les abus.
C&#039;est cette position purement individualiste qui nous a amené dans l&#039;impasse où nous nous trouvons actuellement.
Je suis surpris de cette position de ta part, alors que tu penses par exemple qu&#039;il est indispensable de passer par un phase d&#039;apprentissage approfondi pour pratiquer le shibari... 
Pourquoi donc ? Puisque chacun peut pratiquer comme il l&#039;entend ?
Dom Lupercus :
Je suis parfaitement d&#039;accord avec toi sur pratiquement tous les points que tu avances.
Un peu plus optimistes quand à nos chances de succès...
Il ne faut pas perdre de vue le très faible pourcentage de la population concerné...
Les mots se sont installés dans un très petit nombre de têtes aujourd&#039;hui. 
Si les nouveaux mots sont plus cohérents et plus élégants que les anciens, il seront adoptés par une partie des pratiquants et par tous les nouveaux venus, et finiront par marginaliser les anciens...
En ce qui concerne les initiales BDSM, je pense qu&#039;on a volontairement choisi des mots qui signifient a peu près n&#039;importe quoi pour désigner justement à peu près n&#039;importe quoi... En fait pour dissimuler une incompétence à synthétiser notre monde... Alors oui, dans ce cas, oui, BDSM est cohérent...
Dominium :
Nous n&#039;avons pas le goût, ni la vocation d&#039;être des censeurs, ni des moralistes.
Mais dois je te rappeler que toi comme moi avons un jour été les « curieux » dont tu parles et que nous avons dû perdre un temps considérable avant de comprendre le mode d&#039;emploi... Et cela, simplement parce que rien n&#039;est fait pour accueillir ces « curieux »
Doigts de Fée :
Je ne pense pas que la question serait de savoir si les relations D/s vont se développer et se démocratiser ou non. Je pense que la question est : Dans le cadre de se développement et de cette démocratisation, est que notre association a la vocation de parler ? Ou de se taire ?
Je crois que le courage et la dignité impose que nous mettions notre expérience collective au service de ces gens qui ne sont ni plus ni moins que nous même, il y a quelques temps...
Je ne dis pas que ce sera facile. Je ne dis pas que ce sera un succès. Je dis que c&#039;est notre devoir.
Je suis d&#039;accord sur le fait que tout le monde n&#039;est pas adaptable à cette fantasmagorie, mais il faut replacer encore ce phénomène dans de justes proportions : Nous ne serons vraisemblablement jamais dans le cadre d&#039;une sexualité de masse... Si le nombre de pratiquant est doublé dans les années à venir, nous serons moins de 10% de la population... 
Jakita :
Je peux hélas me classer dans la catégorie des vieux briscards, mais je n&#039;ai jamais pondu de texte sur les 12 règles d&#039;or du Maître ou de la soumise. Et j&#039;ai toujours cherché à encourager les échanges  entre tous les pratiquants que je connaissais. J&#039;ai toujours combattu le cloisonnement et toutes les formes d&#039;idées reçues.
On enferme les gens dans des mots quand ces mots ne sont pas appropriés. Et c&#039;est un acte libérateur que d&#039;utiliser le mot juste. Les mots ont leur importance.
Nous ne cherchons pas à imposer quoi que ce soit, et nous aimons la liberté individuelle, mais si nous pouvons parvenir à un consensus collectif, au moins au niveau des mots. Nous commencerons de cette façon à dessiner le contour de notre monde. Et donc par la même occasion à savoir ce qui n&#039;est pas notre monde.
Jamais ce genre de réflexion collective n&#039;a nuit à l&#039;action individuelle.
C&#039;est la mise en commun des visions de chacun, la discussion, les échanges qui permettront de mettre fin à la cacophonie contradictoire des pseudos « experts du BDSM »...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Je remercie tous ceux qui ont apporté leur témoignage et leur opinion au sujet de mes propositions. Je salue l&rsquo;intérêt porté au sujet et la grande qualité des textes de chacun..<br />
Je pense néanmoins que je dois préciser quelques points :<br />
Je n&rsquo;ai aucune intention d&rsquo;édicter quelque règle que ce soit, ni de restreindre quelque liberté que ce soit, bien au contraire.<br />
Nous sommes une petite collectivité, qui utilise une palette de pratiques très variées.<br />
Cette collectivité n&rsquo;a pas d&rsquo;institution représentative, et elle n&rsquo;a pas construite elle même son nom, ni les noms de ses pratiques.<br />
Disons comme ces pays africains dont le nom avait été donné par ses colonisateurs&#8230;<br />
Ce n&rsquo;est pas vouloir restreindre des libertés que de demander aux citoyens concernés de choisir eux même le nom qui leur convient.<br />
Toutes les collectivités ont un jargon. Le notre est particulièrement pauvre et imprécis.<br />
N&rsquo;est-il pas temps de constater cet état de faits et de tenter d&rsquo;y remédier ?<br />
Nous pouvons encore passer quelques années en refusant de nous poser ces questions, mais pourquoi ne pas en parler dès à présent&#8230;?<br />
Sans rechercher la moindre polémique, je tiens à répondre à chacun :<br />
Erospower :<br />
Tu dis : &laquo;&nbsp;Les mots que nous utilisons pour nous définir expriment notre pensée&nbsp;&raquo;.<br />
Je pense que ce serait préférable, mais je ne crois pas que ce soit le cas aujourd&rsquo;hui : je crois que nous utilisons ces mots (comme BDSM) par manque de choix&#8230; et par facilité, et non pour exprimer réellement notre pensée, et c&rsquo;est précisément ce que je voudrais modifier&#8230;<br />
Je suis tout à fait d&rsquo;accord avec toi pour insister sur l&rsquo;union et la réunion, et je fais tout ce que je peux dans ce but, mais l&rsquo;union pourquoi faire ? : Si nous ne construisons rien de positif ensemble, l&rsquo;union sera stérile&#8230;<br />
Je suis aussi complètement d&rsquo;accord avec toi pour dire que ce que nous faisons est très perfectible, et que ce ne sera jamais parfait. Mais dans le but de ne pas créer de divisions, et de préserver un maximum de libertés individuelles pour chacun, nous devons &laquo;&nbsp;aménager&nbsp;&raquo;, nous devons &laquo;&nbsp;transiger&nbsp;&raquo;, par exemple pour les relations sexuelles&#8230; En effet, demander à ceux qui souhaitent avoir des relations sexuelles lors des soirées de le faire discrètement, c&rsquo;est en effet limiter leur liberté. Ne pas le faire, c&rsquo;est imposer la vision de relations sexuelles à certains qui ne souhaitent pas les voir, c&rsquo;est à dire limiter leur liberté&#8230;<br />
Vivre ensemble, c&rsquo;est faire des compromis. Pour vivre en harmonie, il faut sacrifier sur cet autel une partie de nos libertés. Faisons en sorte que ces sacrifices soient équilibrés, et que nous ne soyons pas obligés de sacrifier des parties essentielles de nos libertés.<br />
Paul-Alcy :<br />
Comme nous en avons longuement parlé ensemble, je suis assez d&rsquo;accord avec toi sur l&rsquo;abus du terme &laquo;&nbsp;jeu&nbsp;&raquo;, mais je suis aussi d&rsquo;accord avec Dom Lupercus qui nous parle du &laquo;&nbsp;jeu sérieux&nbsp;&raquo; de Ciceron&#8230;<br />
Nos moments de partage sont très importants et ont des répercutions importante sur toute notre vie, donc ils sont &laquo;&nbsp;sérieux&nbsp;&raquo;, mais ils ne sont pas nécessairement tristes&#8230; ni ennuyeux&#8230;<br />
Donc, peut être faudrait-il là aussi trouver un mot convenable pour parler de jeu &laquo;&nbsp;sérieux&nbsp;&raquo;, ou un inventer un.<br />
Bergamote83 :<br />
Je ne cherche pas à donner des définitions de tout, mais au minimum à éviter à des gens sincères de se définir en utilisant des mots qui ne leur correspondent pas la moins du monde.<br />
En effet, je ne pense pas qu&rsquo;on puisse indifféremment utiliser n&rsquo;importe quel mot.<br />
Il faut un minimum d&rsquo;accord sur la définition des mots si l&rsquo;on veut pouvoir se parler de façon constructive.<br />
Vous dites que nous risquons d&rsquo;être traité de secte, et qu&rsquo;on se moque de nous dans le milieu BDSM.<br />
Quel milieu BDSM ?<br />
Celui de quelques barons BDSM qui depuis toujours essaient de préserver leur petit pouvoir en revendiquant la connaissance universelle et en utilisant comme seul et unique instrument de mesure, la satisfaction de leur libido personnelle.<br />
Ils sont déjà morts, et ils ne le savent pas encore&#8230;<br />
Nous ne sommes pas une secte. Nous n&rsquo;avons rien d&rsquo;une secte. Notre structure est fédérale. Mais chacun ici le sait, et n&rsquo;importe quel crétin qui prendrait la peine de se renseigner un minimum ne proférerait pas une telle absurdité. Nous ne sommes pas non plus un groupuscule néo Nazi, ni une cellule d&rsquo;extrémistes islamiques, ni un réseau pédophile.<br />
Ceux qui lancent ce genre de rumeur le savent bien, et utilisent sciemment la calomnie et la rumeur publique. Je ne veux plus avoir à nous défendre de telles accusations malveillantes. Elles ne discréditent que celui qui les fait circuler. Il faut traiter ces calomnies par le mépris.<br />
Vous me dites qu&rsquo;affirmer que la relation D/s est d&rsquo;essence sexuelle, exclurait ceux qui la pratiquent sans sexe : Il n&rsquo;en est rien : Lupercus, dans sa réponse, précise, à mon avis à juste titre, que dans le cadre d&rsquo;une relation D/s non amoureuse, la relation sexuelle imposée ne devient alors qu&rsquo;une pratique comme les autres, et peut être exclue de la relation D/s sans en modifier la nature.<br />
En ce qui concerne le côté chic, glamour et respectueux de nos rencontres, je pense comme vous qu&rsquo;il faut le préserver soigneusement, mais aussi veiller avec soin que la forme ne prenne pas le pas sur le fond&#8230; Nous n&rsquo;organisons pas la garden party de l&rsquo;Élysée&#8230; Il doit y avoir un temps pour les échanges intellectuels et pour les petits fours, et un temps pour la nudité, les liens et le fouet.<br />
Vous me dites qu&rsquo;il serait bon de créer un vade mecum des relations D/s, et vous me citez quelques règles de base. Je pense que ce serait en effet très intéressant, mais je pense que ce serait beaucoup plus périlleux que la tâche basique que j&rsquo;ai évoquée, et qui soulève pourtant déjà beaucoup de débats&#8230;. Nombreux sont les Maîtres qui ont établi les 12 règles de ceci ou de cela&#8230; pour un résultat vraiment peu probant&#8230; Et comment établir des règles sérieuses sans avoir défini de manière satisfaisante la nature même de la relation qu&rsquo;on a l&rsquo;ambition de régir ???<br />
Non, définitivement, nous n&rsquo;en sommes pas là&#8230;<br />
Vous me dites : plutôt que de changer les mots, ou d&rsquo;en inventer, il suffirait de donner une définition D/s aux noms existants.<br />
En effet, en cuisine un piano n&rsquo;est pas un instrument de musique&#8230;<br />
J&rsquo;ai deux objections à cet égard :<br />
La première est qu&rsquo;il convient quand même de ne pas choisir n&rsquo;importe quel mot. (L&rsquo;absurdité de « BDSM » devrait rendre ce mot inutilisable)<br />
La seconde est qu&rsquo;il est important de ne pas choisir des mots trop connotés dans la vie courante ni dont le sens est trop proches du mot d&rsquo;origine (on n&rsquo;a pas choisi le mot piano pour désigner un violon&#8230;)<br />
Enfin, vous suggérez de multiplier les rencontres dans de beaux endroits, d&rsquo;ameuter les puristes en une forme de confrérie de façon à conjuguer nos talents, et d&rsquo;apprendre le parrainage de façon à garantir la qualité des membres&#8230; C&rsquo;est très exactement ce que notre association s&rsquo;évertue à faire depuis trois ans maintenant&#8230;<br />
Maitre Tom :<br />
En effet BDSM vient des États Unis et les initiales utilisées ne désignent pas toutes les mêmes mots en Français et en Anglais : Le mot discipline par exemple n&rsquo;a pas exactement le même sens dans les deux langues&#8230;<br />
Je retiens l&rsquo;idée du groupe de passionnés de sémantique qui pourrait sans doute arriver à des résultats cohérents&#8230;<br />
Et j&rsquo;aime aussi beaucoup le terme de « féale »&#8230;dont le sens passé est suffisamment lointain pour qu&rsquo;on s&rsquo;en affranchisse&#8230;<br />
Maitresse Ludmila :<br />
Je suis d&rsquo;accord sur l&rsquo;idée que chaque relation D/s est unique, et qu&rsquo;il ne faut chercher à régir ou règlementer ces relations, mais ce n&rsquo;est pas du tout ce que je tente de faire.<br />
Je ne suis pas du tout d&rsquo;accord sur le fait qu&rsquo;il suffise de donner le nom de D/s à une relation pour en faire une relation D/s. Ce n&rsquo;est pas le grand  «n&rsquo;importe quoi »&#8230; Et en refusant de prendre certaines positions claires, on se rend complice de tous les abus.<br />
C&rsquo;est cette position purement individualiste qui nous a amené dans l&rsquo;impasse où nous nous trouvons actuellement.<br />
Je suis surpris de cette position de ta part, alors que tu penses par exemple qu&rsquo;il est indispensable de passer par un phase d&rsquo;apprentissage approfondi pour pratiquer le shibari&#8230;<br />
Pourquoi donc ? Puisque chacun peut pratiquer comme il l&rsquo;entend ?<br />
Dom Lupercus :<br />
Je suis parfaitement d&rsquo;accord avec toi sur pratiquement tous les points que tu avances.<br />
Un peu plus optimistes quand à nos chances de succès&#8230;<br />
Il ne faut pas perdre de vue le très faible pourcentage de la population concerné&#8230;<br />
Les mots se sont installés dans un très petit nombre de têtes aujourd&rsquo;hui.<br />
Si les nouveaux mots sont plus cohérents et plus élégants que les anciens, il seront adoptés par une partie des pratiquants et par tous les nouveaux venus, et finiront par marginaliser les anciens&#8230;<br />
En ce qui concerne les initiales BDSM, je pense qu&rsquo;on a volontairement choisi des mots qui signifient a peu près n&rsquo;importe quoi pour désigner justement à peu près n&rsquo;importe quoi&#8230; En fait pour dissimuler une incompétence à synthétiser notre monde&#8230; Alors oui, dans ce cas, oui, BDSM est cohérent&#8230;<br />
Dominium :<br />
Nous n&rsquo;avons pas le goût, ni la vocation d&rsquo;être des censeurs, ni des moralistes.<br />
Mais dois je te rappeler que toi comme moi avons un jour été les « curieux » dont tu parles et que nous avons dû perdre un temps considérable avant de comprendre le mode d&rsquo;emploi&#8230; Et cela, simplement parce que rien n&rsquo;est fait pour accueillir ces « curieux »<br />
Doigts de Fée :<br />
Je ne pense pas que la question serait de savoir si les relations D/s vont se développer et se démocratiser ou non. Je pense que la question est : Dans le cadre de se développement et de cette démocratisation, est que notre association a la vocation de parler ? Ou de se taire ?<br />
Je crois que le courage et la dignité impose que nous mettions notre expérience collective au service de ces gens qui ne sont ni plus ni moins que nous même, il y a quelques temps&#8230;<br />
Je ne dis pas que ce sera facile. Je ne dis pas que ce sera un succès. Je dis que c&rsquo;est notre devoir.<br />
Je suis d&rsquo;accord sur le fait que tout le monde n&rsquo;est pas adaptable à cette fantasmagorie, mais il faut replacer encore ce phénomène dans de justes proportions : Nous ne serons vraisemblablement jamais dans le cadre d&rsquo;une sexualité de masse&#8230; Si le nombre de pratiquant est doublé dans les années à venir, nous serons moins de 10% de la population&#8230;<br />
Jakita :<br />
Je peux hélas me classer dans la catégorie des vieux briscards, mais je n&rsquo;ai jamais pondu de texte sur les 12 règles d&rsquo;or du Maître ou de la soumise. Et j&rsquo;ai toujours cherché à encourager les échanges  entre tous les pratiquants que je connaissais. J&rsquo;ai toujours combattu le cloisonnement et toutes les formes d&rsquo;idées reçues.<br />
On enferme les gens dans des mots quand ces mots ne sont pas appropriés. Et c&rsquo;est un acte libérateur que d&rsquo;utiliser le mot juste. Les mots ont leur importance.<br />
Nous ne cherchons pas à imposer quoi que ce soit, et nous aimons la liberté individuelle, mais si nous pouvons parvenir à un consensus collectif, au moins au niveau des mots. Nous commencerons de cette façon à dessiner le contour de notre monde. Et donc par la même occasion à savoir ce qui n&rsquo;est pas notre monde.<br />
Jamais ce genre de réflexion collective n&rsquo;a nuit à l&rsquo;action individuelle.<br />
C&rsquo;est la mise en commun des visions de chacun, la discussion, les échanges qui permettront de mettre fin à la cacophonie contradictoire des pseudos « experts du BDSM »&#8230;</p>
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		<title>Par : jakita</title>
		<link>https://www.anneaudejustine.com/2013/07/le-troisieme-anniversaire-de-lanneau-le-mot-de-maitre-george/#comment-572</link>
		<dc:creator><![CDATA[jakita]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 27 Jul 2013 14:06:49 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.anneaudejustine.com/?p=4371#comment-572</guid>
		<description><![CDATA[Soumise surement, stupide pas vraiment…

Si je me permets de répondre ma toute petite réponse et participation c’est que mon regard aussi compte dans ce monde, mon ressentis est fait de plusieurs morceaux de vos réponses à tous.

J’ai fait comme beaucoup me coulant dans un Bdsm pure en pensant qu’il y avait qu’un seul chemin, que l’on jouait pas, que les anciens avaient les clés de ce monde, oui 20 ans ou 30 ans c’est sur des Maitres, ils ont le savoir, toi tu comprend rien jakita. Ils peuvent qu’avoir raison les vieux briscards du Bdsm, ce n’est pas un jeu, c’est un art de vivre, et puis c’est comme cela les 12 règles, le contrat, le respect. Stupidité tout cela ce n’est pas en signant un contrat et appliquant 12 règles stupides, ou un collier  ou ne portant pas de culotte alors que notre Maitre est à des km de nous que l’on sera soumise et une bonne soumise !

Non il faut évoluer, accepter que les autres soient différents aussi et que si la Domination/soumission s’ouvre à tous, il y aura obligatoirement des changements et que c’est là que nous nous situons pour éviter peut être des catastrophes sur des personnes plus fragiles en restant ce que nous sommes et en expliquant notre vision, mais pas en rejetant les autres car les autres nous rejetteront aussi.

Alors Bdsm, D/s, SM, DD, fessée unique ne sont que des mots, des nomenclatures ou l’on voudrait nous fermer, enfermer les pratiquants. Chacun peut aller puiser dans une discipline ou une autre, ce qu’il fera de lui et de son couple son chemin dans une relation qui a pour but que de sublimer l’autre et non de le détruire.

Maitresse Ludmila dit cela : Pour ma part je suis pour la désacralisation du « BDSM » et pour que chacun pratique/joue/vive comme il/elle/eux l’entend(ent).

Et je la rejoints sur cette idée, car si je n’avais pas réagis, je pense que j’étais en tain de m’enfermer dans une relation qui n’étaient pas faite pour moi en écoutant qu’un son de cloche, une vision, mais ma curiosité a fait que j’ai creusé, creusé tellement que je me suis à un moment perdue, pour me relever encore plus forte pour m’accepter et surtout savoir ou je dois me situer dans ce monde et c’est bien des échanges avec tous ici ou ailleurs novices ou anciens qui ont pu m’aider.

Maître Paul parle de *laissez les autres jouer à leurs jeux* et pourquoi pas les laisser jouer si après tout cela leur apporter du plaisir c’est surtout quand il y aura souffrance sur une personne qu’il y aura un problème et problème il y aura car c’est 70 millions de livres vendus de *50 nuances…* qui va faire ce monde et passer une personne de l’état vanille à une soumise acceptant les coups de cravaches si c’est pas son besoin. Je comprends ce que veut dire Maître Paul et on ne peut pas non plus tout fédérer juste aider quand on a la possibilité dans des rencontres, des soirées de le faire ou même ici sur le site.

*D/s est tout sauf un « jeux » c’est du sérieux*, oui Maître Paul c’est du sérieux pour beaucoup mais il faut aussi du temps pour le comprendre, pour moi c’est du sérieux si et seulement si elle est partagé entre deux personnes dans une discipline de bien être de la personne, dans un comportement, dans une offrande, dans une relation de l’autre, Unique l’un pour l’autre, l’un par l’autre, l’un pour l’autre, c’est bien cela que je défends dans ce monde que je découvre, mais j’accepte l’idée que les autres sont autrement et qu’ils ont besoin de vivre autrement que nous, de jouer, de découvrir, comme vous par exemple ce que vous vivez avec votre esclave, alors que pour moi l’esclavage est quelque chose d’insupportable et me renvoie au passé de notre civilisation, mais je l’accepte de vous par ce que vous pouvez nous apporter sur l’anneau de Justine beaucoup et je pense que vous apportez dans les soirées, rencontres ou vous participez déjà tout cela.

Maître George votre site est à ce jour une ouverture sur le Bdsm, ne le fermez à des personnes qui ne font que jouer en Bdsm ou découvrir, ou chercher une réponse, mais par contre rester vigilant ( comme l&#039;autre jour pour les photos postés qui m&#039;ont fait réagir ), proposer un cadre, un règlement, des discussions, écouter les personnes qui ont aussi très peu d’expérience, elles peuvent apporter aussi une autre vision ici.

Respectueusement jakita]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Soumise surement, stupide pas vraiment…</p>
<p>Si je me permets de répondre ma toute petite réponse et participation c’est que mon regard aussi compte dans ce monde, mon ressentis est fait de plusieurs morceaux de vos réponses à tous.</p>
<p>J’ai fait comme beaucoup me coulant dans un Bdsm pure en pensant qu’il y avait qu’un seul chemin, que l’on jouait pas, que les anciens avaient les clés de ce monde, oui 20 ans ou 30 ans c’est sur des Maitres, ils ont le savoir, toi tu comprend rien jakita. Ils peuvent qu’avoir raison les vieux briscards du Bdsm, ce n’est pas un jeu, c’est un art de vivre, et puis c’est comme cela les 12 règles, le contrat, le respect. Stupidité tout cela ce n’est pas en signant un contrat et appliquant 12 règles stupides, ou un collier  ou ne portant pas de culotte alors que notre Maitre est à des km de nous que l’on sera soumise et une bonne soumise !</p>
<p>Non il faut évoluer, accepter que les autres soient différents aussi et que si la Domination/soumission s’ouvre à tous, il y aura obligatoirement des changements et que c’est là que nous nous situons pour éviter peut être des catastrophes sur des personnes plus fragiles en restant ce que nous sommes et en expliquant notre vision, mais pas en rejetant les autres car les autres nous rejetteront aussi.</p>
<p>Alors Bdsm, D/s, SM, DD, fessée unique ne sont que des mots, des nomenclatures ou l’on voudrait nous fermer, enfermer les pratiquants. Chacun peut aller puiser dans une discipline ou une autre, ce qu’il fera de lui et de son couple son chemin dans une relation qui a pour but que de sublimer l’autre et non de le détruire.</p>
<p>Maitresse Ludmila dit cela : Pour ma part je suis pour la désacralisation du « BDSM » et pour que chacun pratique/joue/vive comme il/elle/eux l’entend(ent).</p>
<p>Et je la rejoints sur cette idée, car si je n’avais pas réagis, je pense que j’étais en tain de m’enfermer dans une relation qui n’étaient pas faite pour moi en écoutant qu’un son de cloche, une vision, mais ma curiosité a fait que j’ai creusé, creusé tellement que je me suis à un moment perdue, pour me relever encore plus forte pour m’accepter et surtout savoir ou je dois me situer dans ce monde et c’est bien des échanges avec tous ici ou ailleurs novices ou anciens qui ont pu m’aider.</p>
<p>Maître Paul parle de *laissez les autres jouer à leurs jeux* et pourquoi pas les laisser jouer si après tout cela leur apporter du plaisir c’est surtout quand il y aura souffrance sur une personne qu’il y aura un problème et problème il y aura car c’est 70 millions de livres vendus de *50 nuances…* qui va faire ce monde et passer une personne de l’état vanille à une soumise acceptant les coups de cravaches si c’est pas son besoin. Je comprends ce que veut dire Maître Paul et on ne peut pas non plus tout fédérer juste aider quand on a la possibilité dans des rencontres, des soirées de le faire ou même ici sur le site.</p>
<p>*D/s est tout sauf un « jeux » c’est du sérieux*, oui Maître Paul c’est du sérieux pour beaucoup mais il faut aussi du temps pour le comprendre, pour moi c’est du sérieux si et seulement si elle est partagé entre deux personnes dans une discipline de bien être de la personne, dans un comportement, dans une offrande, dans une relation de l’autre, Unique l’un pour l’autre, l’un par l’autre, l’un pour l’autre, c’est bien cela que je défends dans ce monde que je découvre, mais j’accepte l’idée que les autres sont autrement et qu’ils ont besoin de vivre autrement que nous, de jouer, de découvrir, comme vous par exemple ce que vous vivez avec votre esclave, alors que pour moi l’esclavage est quelque chose d’insupportable et me renvoie au passé de notre civilisation, mais je l’accepte de vous par ce que vous pouvez nous apporter sur l’anneau de Justine beaucoup et je pense que vous apportez dans les soirées, rencontres ou vous participez déjà tout cela.</p>
<p>Maître George votre site est à ce jour une ouverture sur le Bdsm, ne le fermez à des personnes qui ne font que jouer en Bdsm ou découvrir, ou chercher une réponse, mais par contre rester vigilant ( comme l&rsquo;autre jour pour les photos postés qui m&rsquo;ont fait réagir ), proposer un cadre, un règlement, des discussions, écouter les personnes qui ont aussi très peu d’expérience, elles peuvent apporter aussi une autre vision ici.</p>
<p>Respectueusement jakita</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : doigtsdefee</title>
		<link>https://www.anneaudejustine.com/2013/07/le-troisieme-anniversaire-de-lanneau-le-mot-de-maitre-george/#comment-571</link>
		<dc:creator><![CDATA[doigtsdefee]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Jul 2013 15:50:21 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.anneaudejustine.com/?p=4371#comment-571</guid>
		<description><![CDATA[Bonjour à toute la communauté et merci aux participants de ce post de Monsieur Maître George.

Je suis  contrairement à bergamote83 assez novice de cet univers chocolaté qui m&#039;attire comme un papillon est aimanté par la lumière.

Pour autant je la connais bien et nous avons toutes les deux à notre actif la détestable expérience d&#039;un site (dont le contre exemple qu&#039;il constitue n&#039;est pas tabou et illustre même assez concrètement ce dont il conviendrait de se prémunir : bdsm.fr) qui se revendique d&#039;obédience bdsm et qui en adoptant pour philosophie d&#039;hyper vulgariser l&#039;essence même de ce monde peu conventionnel, acceptant à ce titre tout et surtout n&#039;importe quoi sans aucune décence à attendre de la part d&#039;une modération qui soit digne de ce nom,  pour engranger des membres iniques à gogo, a perdu son âme dans les limbes d&#039;un  TAC (Tamis A Crétins) parfaitement imbitable.
Et pourtant la qualité du référencement de ce nid d&#039;âneries virtuelles est remarquable et lui permets de s&#039;enorgueillir à ce jour de plus de 7000 membres qui doivent subir la pluie et le beau temps d&#039;une vingtaine de  paumés ignares connecté en 24/7, déniant au bdsm ses  plus élémentaires lettres de noblesse, mais ayant la prétention d&#039;incarner une liberté d&#039;expression stérile (traitant de tout sauf de ce qui est sensée réunir la communauté de part l&#039;intitulé du site) dans laquelle la foire d&#039;empoigne pour ne rien dire est la règle d&#039;or.

Tour ce qui se démocratise anarchiquement se nivelle automatiquement par le bas et je ne cherche pas là à faire l&#039;apologie d&#039;un élitisme artificiel.
Une simple mise en garde sur les dangers d&#039;une trop grande la &quot;révolution culturelle à la  MaO Tsérien!&quot;
Il y a des fondamentaux qui structurent  ce monde et dont la mise à mal produit l&#039;effet inverse de l&#039;effet recherché laissant penser que la passade bdsm peut indifféremment traverser la queue de cinéma de ceux qui attendent devant la boulangerie du quartier.
Tout le monde n&#039;est pas adaptable à cette fantasmagorie et l&#039;égalitarisme dans ce domaine comme dans d&#039;autres est un fumigène d&#039;intello.

Je rejoins Bergamote83 sur son réalisme de l&#039;emploi des mots qui sont devenus de fait les référents linguistiques et je serais pour ma part  plus enclin à en faciliter la compréhension par l&#039;éclaircissement des contours que par l&#039;inadéquation des concepts qu&#039;ils éveillent dans le sens commun à priori.

Par ailleurs je plussoie à la conclusion de Monsieur Dom Lupercus :
&quot; la Domination/Soumission, se résume, pour le monde extérieur, au sado-masochisme hard, auto-destructeur, mortifère, or qu’il est aussi plaisir, quête, recherche de et travail sur soi, sinon une philosophie de l’érotisme appliquée au vivre pleinement (son corps, ses désirs, ses fantasmes) ; un travail pédagogique de fond est à entreprendre.&quot;

La formation aux adultes est un domaine que je connais bien et il elle ne doit être ni simpliste ni austère; en revanche , la formation ne saurait répondre à tous les maux; la qualité d&#039;écoute, la tolérance comme l&#039;envie de comprendre sont des préalables en l&#039;absence desquels il n&#039;est pas besoin d&#039;entreprendre à expliquer  quoique ce  soit à tout un chacun et à contre courant sauf à s&#039;épuiser pour rien.

Merci à chacun des membres de faire de ce site cet espace dans lequel il fait bon apprendre, partager sur des concepts qui ont un sens sur une échelle de pratiques diverses et inviter des gens qui apprécient pour le moins la qualité des échanges offerts autour d&#039;une complexité érotique tout comme  cet ancrage dans la réalité qui anime les groupes segmentés géographiquement.

Bien à Vous tous et au plaisir de vous lire plus avant ayant plus l&#039;expérience de ce qu&#039;il convient d&#039;éviter que de ce qu&#039;il faudrait faire pour étendre la connaissance  pertinente de cette philosophie du lien D/s.]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour à toute la communauté et merci aux participants de ce post de Monsieur Maître George.</p>
<p>Je suis  contrairement à bergamote83 assez novice de cet univers chocolaté qui m&rsquo;attire comme un papillon est aimanté par la lumière.</p>
<p>Pour autant je la connais bien et nous avons toutes les deux à notre actif la détestable expérience d&rsquo;un site (dont le contre exemple qu&rsquo;il constitue n&rsquo;est pas tabou et illustre même assez concrètement ce dont il conviendrait de se prémunir : bdsm.fr) qui se revendique d&rsquo;obédience bdsm et qui en adoptant pour philosophie d&rsquo;hyper vulgariser l&rsquo;essence même de ce monde peu conventionnel, acceptant à ce titre tout et surtout n&rsquo;importe quoi sans aucune décence à attendre de la part d&rsquo;une modération qui soit digne de ce nom,  pour engranger des membres iniques à gogo, a perdu son âme dans les limbes d&rsquo;un  TAC (Tamis A Crétins) parfaitement imbitable.<br />
Et pourtant la qualité du référencement de ce nid d&rsquo;âneries virtuelles est remarquable et lui permets de s&rsquo;enorgueillir à ce jour de plus de 7000 membres qui doivent subir la pluie et le beau temps d&rsquo;une vingtaine de  paumés ignares connecté en 24/7, déniant au bdsm ses  plus élémentaires lettres de noblesse, mais ayant la prétention d&rsquo;incarner une liberté d&rsquo;expression stérile (traitant de tout sauf de ce qui est sensée réunir la communauté de part l&rsquo;intitulé du site) dans laquelle la foire d&rsquo;empoigne pour ne rien dire est la règle d&rsquo;or.</p>
<p>Tour ce qui se démocratise anarchiquement se nivelle automatiquement par le bas et je ne cherche pas là à faire l&rsquo;apologie d&rsquo;un élitisme artificiel.<br />
Une simple mise en garde sur les dangers d&rsquo;une trop grande la &laquo;&nbsp;révolution culturelle à la  MaO Tsérien!&nbsp;&raquo;<br />
Il y a des fondamentaux qui structurent  ce monde et dont la mise à mal produit l&rsquo;effet inverse de l&rsquo;effet recherché laissant penser que la passade bdsm peut indifféremment traverser la queue de cinéma de ceux qui attendent devant la boulangerie du quartier.<br />
Tout le monde n&rsquo;est pas adaptable à cette fantasmagorie et l&rsquo;égalitarisme dans ce domaine comme dans d&rsquo;autres est un fumigène d&rsquo;intello.</p>
<p>Je rejoins Bergamote83 sur son réalisme de l&rsquo;emploi des mots qui sont devenus de fait les référents linguistiques et je serais pour ma part  plus enclin à en faciliter la compréhension par l&rsquo;éclaircissement des contours que par l&rsquo;inadéquation des concepts qu&rsquo;ils éveillent dans le sens commun à priori.</p>
<p>Par ailleurs je plussoie à la conclusion de Monsieur Dom Lupercus :<br />
&nbsp;&raquo; la Domination/Soumission, se résume, pour le monde extérieur, au sado-masochisme hard, auto-destructeur, mortifère, or qu’il est aussi plaisir, quête, recherche de et travail sur soi, sinon une philosophie de l’érotisme appliquée au vivre pleinement (son corps, ses désirs, ses fantasmes) ; un travail pédagogique de fond est à entreprendre.&nbsp;&raquo;</p>
<p>La formation aux adultes est un domaine que je connais bien et il elle ne doit être ni simpliste ni austère; en revanche , la formation ne saurait répondre à tous les maux; la qualité d&rsquo;écoute, la tolérance comme l&rsquo;envie de comprendre sont des préalables en l&rsquo;absence desquels il n&rsquo;est pas besoin d&rsquo;entreprendre à expliquer  quoique ce  soit à tout un chacun et à contre courant sauf à s&rsquo;épuiser pour rien.</p>
<p>Merci à chacun des membres de faire de ce site cet espace dans lequel il fait bon apprendre, partager sur des concepts qui ont un sens sur une échelle de pratiques diverses et inviter des gens qui apprécient pour le moins la qualité des échanges offerts autour d&rsquo;une complexité érotique tout comme  cet ancrage dans la réalité qui anime les groupes segmentés géographiquement.</p>
<p>Bien à Vous tous et au plaisir de vous lire plus avant ayant plus l&rsquo;expérience de ce qu&rsquo;il convient d&rsquo;éviter que de ce qu&rsquo;il faudrait faire pour étendre la connaissance  pertinente de cette philosophie du lien D/s.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Dominium13</title>
		<link>https://www.anneaudejustine.com/2013/07/le-troisieme-anniversaire-de-lanneau-le-mot-de-maitre-george/#comment-570</link>
		<dc:creator><![CDATA[Dominium13]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Jul 2013 14:13:49 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.anneaudejustine.com/?p=4371#comment-570</guid>
		<description><![CDATA[le BDSM est victime de son succès....
c&#039;est la même chose pour beaucoup de domaine. à partir du moment ou il a une plus large part d&#039;audience, de nombreu(ses)x curieu(ses)x veulent y gouter. Hélas il y a autant de motivations différentes que de personnes et la plupart n&#039;y viennent que par pure curiosité en se disant &quot;tiens v&#039;la un truc que je ne connais pas&quot; et on retrouve de tout dans le BDSM.
 ensuite viennent les senseurs, les moralistes de tout poil qui au non d&#039;une sauvegarde quelconque vont se meler de pourfendre les &quot;déviants&quot;. C&#039;est la vie]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>le BDSM est victime de son succès&#8230;.<br />
c&rsquo;est la même chose pour beaucoup de domaine. à partir du moment ou il a une plus large part d&rsquo;audience, de nombreu(ses)x curieu(ses)x veulent y gouter. Hélas il y a autant de motivations différentes que de personnes et la plupart n&rsquo;y viennent que par pure curiosité en se disant &laquo;&nbsp;tiens v&rsquo;la un truc que je ne connais pas&nbsp;&raquo; et on retrouve de tout dans le BDSM.<br />
 ensuite viennent les senseurs, les moralistes de tout poil qui au non d&rsquo;une sauvegarde quelconque vont se meler de pourfendre les &laquo;&nbsp;déviants&nbsp;&raquo;. C&rsquo;est la vie</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Dom Lupercus</title>
		<link>https://www.anneaudejustine.com/2013/07/le-troisieme-anniversaire-de-lanneau-le-mot-de-maitre-george/#comment-569</link>
		<dc:creator><![CDATA[Dom Lupercus]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Jul 2013 10:16:52 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.anneaudejustine.com/?p=4371#comment-569</guid>
		<description><![CDATA[Cher George,

Quoique je vous aie répondu privément, je le fais publiquement de même, autrement.

Votre volonté de mettre un peu d’ordre, du moins de clarifier le champ d’expression de la Domination/Soumission, est tout à fait louable, et je l’approuve, bien que je craigne d’une part que vous ayez à déplacer des montagnes, ou à combattre des moulins, car on ne réforme point aisément ce qui est ancré dans les esprits depuis un long temps, ni les usages lexicaux bien implantés, encore moins des démarches qui sont autant personnelles qu’uniques, et d’autre part, que vous receviez des avis de toutes sortes et divergents au point d’y perdre un peu votre latin ; à chacun, ai-je pu remarquer, sa conception de la Domination/Soumission, avec cette distinction que j’y apporte : relation D/S, quand il n’y a pas d’amour entre les protagonistes ; union D/S, lorsque amour il y a.

Ce qui vous importe, si je vous lis bien, c’est le regard extérieur, profane, fréquemment et volontiers railleur pour cause d’ignorance, porté sur le choix nôtre de vivre un érotisme teinté de sexualité hors normes, en dehors des lois prétendues naturelles de la procréation, de l’engendrement ou du plaisir immédiat, la jouissance. Et s’il est vrai que le vocabulaire en vigueur dans ce domaine n’est guère attractif (esclave, soumis, torture, sévices, punition, humiliation etc.), dont je suis le premier à pointer le caractère peu engageant, mais, me faisant l’avocat du diable, la sévérité ou la dureté qu’expriment ces mots n’en font-ils point des moteurs d’excitation des sens pour certains ?

Le premier de tous, l’acronyme B.D.S.M., celui supposé recouvrir l’ensemble du champ sémantique des pratiques paraphiliques dans lesquelles nous nous reconnaissons, outre son caractère administratif, froid et dénué de tout érotisme, je suis en accord avec vous, est d’une imprécision dommageable, et à lire les propositions que j’ai pu lire ici ou là, on devrait écrire : B.D.D.S.S.M. : Bondage, Discipline, Domination, Soumissions, Sadisme, Masochisme : ce qui le rendrait ridicule, et notoirement imprononçable. La fin et les moyens, dans cet acronyme, se mêlent ; rhétoriquement : métonymie (le tout pour une partie : domination, soumission), et synecdoque (une partie pour le tout : bondage, discipline, sado-masochise), mélangés, ce qui confirme : un grand flou sémantique. Effectivement, pour plus de clarté, il faudrait retenir le tout pour une partie, le terme D/S (Domination/Soumission), qui est la fin, lequel recouvre toutes les pratiques, assavoir les moyens de parvenir à sa fin (bondage, sado-masochisme, fétichisme…), de plus, il sonne un peu plus élégamment à l’oreille (l’homophonie nous fait entendre « déesse »). Je crois et pense qu’il faille, à travers cette appellation, faire entendre ceci de commun chez tous ceux qui s’y reconnaissent qui est la recherche, la sublimation du désir, le dépassement de soi, de son corps, en quelque sorte être cet autre qui est en soi, et l’assumer pleinement ; une recherche plus ou moins mystique ou ontologique et plus ou moins consciente. 

(En revanche, je ne suis point rétif au mot « jeu », en ce qui concerne cette relation/union, n’entendant point cela comme ludisme ou amusement, mais jeu qui peut être sérieux, (le « joca seria » cicéronien, le jeu sérieux), dans le sens de mise en scène d’un acte érotique ou sexuel, susceptibles de faire monter le désir, car n’oublions que la D/S n’est pas synonyme uniquement de rudoiements sévères sur le corps, de coups autrement dit, elle peut être d’ordre psychologique, théâtralisée, et de ce fait, tout aussi intense, et plus encore quand les deux s’entremêlent d’une même couture ; et certes, attacher quelqu’un pour faire l’amour, comme l’enfant cow-boy ligotant l’enfant indien, ça n’est en rien vivre une relation D/S, qui est la décision prise d’un état d’esprit permanent pour ceux qui le vivent au quotidien, en cela, je considère la D/S plutôt ainsi qu’un art de vivre érotique, et non point une pratique sexuelle exclusivement, la différence est de taille, la seconde pouvant être constitutive de la première.)

 Oui-vrai, les mots ne sont pas innocents, doivent exprimer au plus près notre pensée, et non point vaguer dans le flou au risque de confusion voire d’ambiguïté sinon d’incompréhension, ou pire, sarcasme (cf. l’émission de France Inter à laquelle vous faites référence), de la part du vulgus, toujours enclin à moquer la différence qui le dérange, et je ne sache pas que les mots Conquis(e) et soumis(e) renvoient au même statut, en ce sens où le premier connote un caractère actif, quand le second, un caractère passif ; or, nous en convenons tous, les dominés ne sont point de la gente passive. Il n’est nullement question de pinailler sur les termes, mais de trouver les mots justes pour établir des définitions et des codes de conduite qui fassent honneur à la D/S, qui interrogent notre propre regard sur nos choix, qui montrent une facette plus accueillante aux gens dits « normaux ». J’ajouterais, les mots justes pour chacun, car le lexique peut différer selon les démarches, c’est un peu le cœur de la problématique que vous soulevez, George ; lequel lexique peut relever de l’excitation des sens (exemple extrême est celle éprouvée par ceux humiliés par quelques mots comme « chien, chienne », « toutou », « catin »…) L’élégance des termes peut être caractéristique d’une recherche érotique, mais point systématiquement ; en cela, entre autres, réside la difficulté d’une clarification. Nous entrons par là dans la complexité de chacune et chacun, car il ne faut nier que la D/S relève d’une complexité affirmée et assumée, voire d’une résistance à l’ordre (érotique et sexuel) établi.

Je lis souvent les mots « respect », « confiance », « attention », « courtoisie », « élégance », et quelques autres mots de même farine, sur les posts de l’Anneau, or, dans la réalité, à ce que je peux en savoir, voilà bien des mots quelque peu galvaudés souventes fois. 

J’ai le sentiment que plutôt que légiférer, c’est clarifier, ce à quoi vous aspirez. Cela étant, vouloir légiférer n’est point blâmable, au sens où toute démocratie a ses lois, et un pays sans lois est un pays livré en pâture aux instincts primaires de l’homme. Vous êtes le dirigeant d’une « démocratie », la Communauté du Triskel, et vous éprouvez la nécessité de poser quelques règles en lançant une sorte de référendum à travers votre texte, adressé à ceux qui fréquentent l’Anneau de Justine. Ce sera à vous de faire le tri dans les réponses que vous recevrez, de relever ce qui est commun à la plupart, à partir de quoi, peut-être, créer un groupe de réflexion qui posterait des propositions sur le site de l’Anneau ( en vue d’une charte, à laquelle tout inscrit devra souscrire, ou d’un vade-mecum de l’Anneau de Justine ?) auquel on pourrait se référer, ou non, libre à chacun de choisir ; ainsi par exemple, à l’entrée « Soumis,e », plusieurs propositions peuvent être… soumises : Conquis(e), féal(e), vassal(e), larbin(e) etc.. Si les règles et propositions sont pertinentes, elles s’imposeront d’elles-mêmes, et tout ainsi que des lois, elles peuvent être amendées au fil du temps. Et, voire, établir une arborescence qui aurait le mérite de poser clairement ce dont on parle : D/S amoureuse (union), D/S non amoureuse (relation), physique/psychologique, sexuelle/non sexuelle…, à partir de quoi établir des ramifications, tout ainsi comme un arbre généalogique.

Il me semble, in fine, que c’est une image stéréotypée, qui est à modifier, assavoir que la Domination/Soumission, se résume, pour le monde extérieur, au sado-masochisme hard, auto-destructeur, mortifère, or qu’il est aussi plaisir, quête, recherche de et travail sur soi, sinon une philosophie de l’érotisme appliquée au vivre pleinement (son corps, ses désirs, ses fantasmes) ; un travail pédagogique de fond est à entreprendre.

Le débat s’avère passionnant et ouvert.

Dom Lupercus]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Cher George,</p>
<p>Quoique je vous aie répondu privément, je le fais publiquement de même, autrement.</p>
<p>Votre volonté de mettre un peu d’ordre, du moins de clarifier le champ d’expression de la Domination/Soumission, est tout à fait louable, et je l’approuve, bien que je craigne d’une part que vous ayez à déplacer des montagnes, ou à combattre des moulins, car on ne réforme point aisément ce qui est ancré dans les esprits depuis un long temps, ni les usages lexicaux bien implantés, encore moins des démarches qui sont autant personnelles qu’uniques, et d’autre part, que vous receviez des avis de toutes sortes et divergents au point d’y perdre un peu votre latin ; à chacun, ai-je pu remarquer, sa conception de la Domination/Soumission, avec cette distinction que j’y apporte : relation D/S, quand il n’y a pas d’amour entre les protagonistes ; union D/S, lorsque amour il y a.</p>
<p>Ce qui vous importe, si je vous lis bien, c’est le regard extérieur, profane, fréquemment et volontiers railleur pour cause d’ignorance, porté sur le choix nôtre de vivre un érotisme teinté de sexualité hors normes, en dehors des lois prétendues naturelles de la procréation, de l’engendrement ou du plaisir immédiat, la jouissance. Et s’il est vrai que le vocabulaire en vigueur dans ce domaine n’est guère attractif (esclave, soumis, torture, sévices, punition, humiliation etc.), dont je suis le premier à pointer le caractère peu engageant, mais, me faisant l’avocat du diable, la sévérité ou la dureté qu’expriment ces mots n’en font-ils point des moteurs d’excitation des sens pour certains ?</p>
<p>Le premier de tous, l’acronyme B.D.S.M., celui supposé recouvrir l’ensemble du champ sémantique des pratiques paraphiliques dans lesquelles nous nous reconnaissons, outre son caractère administratif, froid et dénué de tout érotisme, je suis en accord avec vous, est d’une imprécision dommageable, et à lire les propositions que j’ai pu lire ici ou là, on devrait écrire : B.D.D.S.S.M. : Bondage, Discipline, Domination, Soumissions, Sadisme, Masochisme : ce qui le rendrait ridicule, et notoirement imprononçable. La fin et les moyens, dans cet acronyme, se mêlent ; rhétoriquement : métonymie (le tout pour une partie : domination, soumission), et synecdoque (une partie pour le tout : bondage, discipline, sado-masochise), mélangés, ce qui confirme : un grand flou sémantique. Effectivement, pour plus de clarté, il faudrait retenir le tout pour une partie, le terme D/S (Domination/Soumission), qui est la fin, lequel recouvre toutes les pratiques, assavoir les moyens de parvenir à sa fin (bondage, sado-masochisme, fétichisme…), de plus, il sonne un peu plus élégamment à l’oreille (l’homophonie nous fait entendre « déesse »). Je crois et pense qu’il faille, à travers cette appellation, faire entendre ceci de commun chez tous ceux qui s’y reconnaissent qui est la recherche, la sublimation du désir, le dépassement de soi, de son corps, en quelque sorte être cet autre qui est en soi, et l’assumer pleinement ; une recherche plus ou moins mystique ou ontologique et plus ou moins consciente. </p>
<p>(En revanche, je ne suis point rétif au mot « jeu », en ce qui concerne cette relation/union, n’entendant point cela comme ludisme ou amusement, mais jeu qui peut être sérieux, (le « joca seria » cicéronien, le jeu sérieux), dans le sens de mise en scène d’un acte érotique ou sexuel, susceptibles de faire monter le désir, car n’oublions que la D/S n’est pas synonyme uniquement de rudoiements sévères sur le corps, de coups autrement dit, elle peut être d’ordre psychologique, théâtralisée, et de ce fait, tout aussi intense, et plus encore quand les deux s’entremêlent d’une même couture ; et certes, attacher quelqu’un pour faire l’amour, comme l’enfant cow-boy ligotant l’enfant indien, ça n’est en rien vivre une relation D/S, qui est la décision prise d’un état d’esprit permanent pour ceux qui le vivent au quotidien, en cela, je considère la D/S plutôt ainsi qu’un art de vivre érotique, et non point une pratique sexuelle exclusivement, la différence est de taille, la seconde pouvant être constitutive de la première.)</p>
<p> Oui-vrai, les mots ne sont pas innocents, doivent exprimer au plus près notre pensée, et non point vaguer dans le flou au risque de confusion voire d’ambiguïté sinon d’incompréhension, ou pire, sarcasme (cf. l’émission de France Inter à laquelle vous faites référence), de la part du vulgus, toujours enclin à moquer la différence qui le dérange, et je ne sache pas que les mots Conquis(e) et soumis(e) renvoient au même statut, en ce sens où le premier connote un caractère actif, quand le second, un caractère passif ; or, nous en convenons tous, les dominés ne sont point de la gente passive. Il n’est nullement question de pinailler sur les termes, mais de trouver les mots justes pour établir des définitions et des codes de conduite qui fassent honneur à la D/S, qui interrogent notre propre regard sur nos choix, qui montrent une facette plus accueillante aux gens dits « normaux ». J’ajouterais, les mots justes pour chacun, car le lexique peut différer selon les démarches, c’est un peu le cœur de la problématique que vous soulevez, George ; lequel lexique peut relever de l’excitation des sens (exemple extrême est celle éprouvée par ceux humiliés par quelques mots comme « chien, chienne », « toutou », « catin »…) L’élégance des termes peut être caractéristique d’une recherche érotique, mais point systématiquement ; en cela, entre autres, réside la difficulté d’une clarification. Nous entrons par là dans la complexité de chacune et chacun, car il ne faut nier que la D/S relève d’une complexité affirmée et assumée, voire d’une résistance à l’ordre (érotique et sexuel) établi.</p>
<p>Je lis souvent les mots « respect », « confiance », « attention », « courtoisie », « élégance », et quelques autres mots de même farine, sur les posts de l’Anneau, or, dans la réalité, à ce que je peux en savoir, voilà bien des mots quelque peu galvaudés souventes fois. </p>
<p>J’ai le sentiment que plutôt que légiférer, c’est clarifier, ce à quoi vous aspirez. Cela étant, vouloir légiférer n’est point blâmable, au sens où toute démocratie a ses lois, et un pays sans lois est un pays livré en pâture aux instincts primaires de l’homme. Vous êtes le dirigeant d’une « démocratie », la Communauté du Triskel, et vous éprouvez la nécessité de poser quelques règles en lançant une sorte de référendum à travers votre texte, adressé à ceux qui fréquentent l’Anneau de Justine. Ce sera à vous de faire le tri dans les réponses que vous recevrez, de relever ce qui est commun à la plupart, à partir de quoi, peut-être, créer un groupe de réflexion qui posterait des propositions sur le site de l’Anneau ( en vue d’une charte, à laquelle tout inscrit devra souscrire, ou d’un vade-mecum de l’Anneau de Justine ?) auquel on pourrait se référer, ou non, libre à chacun de choisir ; ainsi par exemple, à l’entrée « Soumis,e », plusieurs propositions peuvent être… soumises : Conquis(e), féal(e), vassal(e), larbin(e) etc.. Si les règles et propositions sont pertinentes, elles s’imposeront d’elles-mêmes, et tout ainsi que des lois, elles peuvent être amendées au fil du temps. Et, voire, établir une arborescence qui aurait le mérite de poser clairement ce dont on parle : D/S amoureuse (union), D/S non amoureuse (relation), physique/psychologique, sexuelle/non sexuelle…, à partir de quoi établir des ramifications, tout ainsi comme un arbre généalogique.</p>
<p>Il me semble, in fine, que c’est une image stéréotypée, qui est à modifier, assavoir que la Domination/Soumission, se résume, pour le monde extérieur, au sado-masochisme hard, auto-destructeur, mortifère, or qu’il est aussi plaisir, quête, recherche de et travail sur soi, sinon une philosophie de l’érotisme appliquée au vivre pleinement (son corps, ses désirs, ses fantasmes) ; un travail pédagogique de fond est à entreprendre.</p>
<p>Le débat s’avère passionnant et ouvert.</p>
<p>Dom Lupercus</p>
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